Six heures - Neuf heures, le samedi

L'émission du 21 novembre 2015

L'art numérique à la conquête du monde

L'art numérique se répand partout à mesure que notre rapport aux outils du XXIe siècle se développe. Les imprimantes 3D, le web, Photoshop remplacent les couleurs du peintre et le burin du sculpteur. Point commun de ces nouvelles formes dʹart: le code, les algorithmes créés par les artistes. Du 4 au 6 décembre 2015, le thème est abordé en parallèle au festival "Les Urbaines" à Lausanne. Un musée - bien réel - consacré à l'art numérique ouvre d'ailleurs ses portes au début de l'année 2016 à Zurich.

Mais comment collectionner l'immatériel? Qui achète? Où sont les galeries? Où sont les œuvres?
Avec nos deux chroniqueurs, Stéphane Laurenceau et Didier Bonvin en compagnie de Nicolas Nova, professeur à la Haute Ecole d'Art et de Design à Genève.

Les médias

Empathie éditoriale avec les tueries survenues à Paris le vendredi 13 novembre 2015.

Avec Serge Gumy, rédacteur en chef du quotidien "La Liberté".

La revue de presse

Par Virginie Matter. Avec le kiosque de Laurent Caspary.

6h-9h, les chroniqueurs

Les sujets abordés: 68, une utopie révolue en France? Les Français: en guerre? Non, en Résistance; James Bond: l'espion d'un temps révolu et des services de renseignements non moins démunis dans notre réalité.

Avec Anne-Laure Gannac, Geneviève Bridel et Pascal Bernheim.

La France en Résistance

Alors que du côté des politiques et intellectuels, le débat persiste pour savoir si oui ou non on peut parler d'une guerre en France, la population, elle, semble avoir tranché dès les heures qui ont suivi les attentats en se retrouvant sous un mot: La Résistance. Dit, répété, décliné dans des formes aussi diverses que le slogan "Je suis en Terrasse" ou le choix de sortir et d'envahir les rues, le terme est évidemment lourd de signification dans ce pays. Pourquoi ce mot? Et que peut-il vraiment contre la peur et contre le terrorisme?

Par Anne-Laure Gannac.

À lire

"L'esprit de Résistance. Textes Inédits (1943-1983)" de Vladimir Jankélévitch, Editions Albin Michel

Utopies désenchantées

L'ouverture et la tolérance qui ont suivi 68 ont-elles perdu leur sens aujourd'hui dans la société française? C'est une des questions indirectes qui émerge du livre d'Olivier Sillig "Jiminy Cricket", aux éditions L'Âge d'Homme. Un récit qui met en scène une communauté installée dans l'Aveyron, au milieu des années 70. Evocation de ces hommes et ces femmes qui vivent une utopie selon le mot d'ordre "il est interdit d'interdire"..., jusqu'à l'arrivée d'un agent immobilier.

Par Geneviève Bridel.

Livre évoqué

" Jiminy Cricket " de Olivier Sillig, Editions LʹÂge dʹHomme.

My name is #Bond, @jamesbond

Quelle place aujourdʹhui pour un espion de fiction qui fait tout péter, alors que les meilleurs sont censés être ceux qui maîtrisent les technologies de lʹinformation et de la communication, assis devant leurs écrans? Dans notre tragique réalité, on se rend compte que les uns comme les autres sont très démunis face à la menace.

Par Pascal Bernheim.

La sélection

Les temps forts des antennes radios et TV de la RTS sélectionnés par l'équipe de rts.ch.

Le témoignage d'un chauffeur Uber lors des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, recueilli par Ariane Hasler sur La 1ère.

Après l'effroi, Michel Beuret relate la minute de silence observée lundi, dans le 19h30 sur RTS Un.

Parmi les nombreuses analyses, Philippe Gonzalez, sociologue des religions, s'exprime sur l'instrumentalisation de la violence, dans le "Journal du matin" sur La 1ère.

Dans "C'était mieux avant?" diffusé sur RTS Un, le journaliste Massimo Lorenzi, d'origine italienne, se souvient de ses premières années en Suisse.

Une chronique préparée cette semaine par Jérôme Genet de lʹéquipe dʹédition du multimédia RTS

Des extraits à retrouver en tout temps sur le site RTS.ch/laselection et sur les réseaux sociaux #RTSLASELECTION

Le journal des sports

Par Patrick Délétroz.

L'édito - Nous ne sommes pas en guerre

Par Jean-Marc Béguin.

Chaque semaine, le regard pertinent ou impertinent de Romaine Jean et Jean-Marc Béguin sur notre société et son actualité.

Quelle guerre? Bien sûr il y a eu le choc, lʹémotion qui nous submerge, la belle affirmation de la vie aussi. Bien sûr, cette émergence de la violence inouïe, dans une société libre qui a perdu depuis longtemps ce rapport à la mort aveugle, est inimaginable au sens premier du terme. Une génération a été frappée de plein fouet par des terroristes qui ont le même âge que beaucoup de victimes et qui ont été élevés dans notre société.

Ce constat nous terrifie et nous obsède. Il y a un temps pour pleurer, il y un temps pour réagir, il y a un temps pour comprendre. François Hollande, digne dans le deuil, sʹest vite transformé en commandant en chef. Avec des accents bushiens, il proclame que la France est en guerre. Comme si lʹEtat islamique en était un.

Ces bandes de terroristes illuminés et manipulés sont en guerre contre le reste du monde. Il faut les combattre là où ils se trouvent, mais la France nʹest pas en guerre. François Hollande, comme son prédécesseur, a tourné sa veste et enfin abandonné cette posture absurde du "ni Bachar, ni Daech".

On ne fait pas de politique étrangère avec des bons sentiments. Surtout quand on a navigué depuis des années avec autant dʹerrements politiques et diplomatiques. Car pour comprendre, il faut aussi dire quelques responsabilités.

Daech, et toutes les autres factions islamiques, ont prospéré sur le vide et le chaos. Le chaos créé par lʹeffondrement des Etats de la région, lʹIrak, la Syrie, la Libye. Sous le coup de boutoir des puissances occidentales. Etats-Unis et France en tête, bien davantage que par les peuples en révolte.

Dire aussi les responsabilités des puissances régionales qui tirent les ficelles, arment et financent le terrorisme: lʹArabie saoudite et le Qatar, "amis" des Etats-Unis, soignés aux petites oignons par Sarkozy et son successeur. Dire aussi le jeu trouble de la Turquie.

Pour éradiquer Daech, il faut dépasser le discours musclé qui cache cette réalité. Agir sur le plan militaire, en sʹappuyant sur toutes les puissances, soutenir et sauver lʹEtat syrien qui existe encore au-delà du sort futur de son président. Agir dans tous les domaines: militaire, politique et économique.

Dʹautres attentats surviendront, dʹautres morts. Les fous de Daech croient quʹils vont gagner, car proclament-ils: ils aiment la mort davantage que nous aimons la vie. Nous savons quʹils se trompent. Nous menons un combat contre le terrorisme, mais nous ne sommes pas en guerre.

Les moustaches fleurissent en novembre

Yves-Alain Cornu s'intéresse aux adeptes de la moustache, qui se multiplient en ce mois de novembre. Derrière cette tendance, autant d'adeptes du mouvement "Movember", qui militent pour la promotion de la santé masculine et la prévention notamment du cancer de la prostate.

Une façon originale de sensibiliser son entourage, comme en témoigne Paul Gilliéron, étudiant en médecine au CHUV à Lausanne. Par Yves-Alain Cornu.

Les Autres - Les Romanches au parlement national

Avec "Les autres", nous prenons le pouls des trois autres régions linguistiques suisses. Tour à tour, nos correspondants alémaniques, tessinois et romanches nous parlent de leurs coins de pays.

Après les récentes élections fédérales, les Romanches sont à la fête: quatre parlementaires sur les sept que compte la délégation grisonne parlent le romanche! Si la chose politique importe pour les Romanches, la représentation de parlementaires parlant la quatrième, petite et isolée, langue nationale l'est tout autant! Avec David Spinnler, notre correspondant de la RTR, la Radio Télévision Romanche.

Parution d'un dictionnaire de la photographie

Le dictionnaire de la photographie piloté par Nathalie Herschdorfer est paru le 12 novembre 2015 à Paris Photo aux éditions de La Martinière. En cette ère numérique, pourquoi se lancer dans un dictionnaire papier? C'est un défi que la directrice du projet explique à Florence Grivel.

Un sujet diffusé le mardi 17 novembre2015 dans "Vertigo".

La chouette effraie porteuse de paix

Dans le cadre de la Geneva Peace Week, qui se tenait du 16 au 20 novembre 2015, parmi des dizaines d'événements et autres conférences qui visaient à évoquer et à promouvoir la paix, il a aussi été question de la chouette effraie, oui, ce petit rapace qui visiblement ne connaît pas de frontières. Jordaniens, Palestiniens et Israéliens ont besoin d'elle pour lutter contre des rongeurs dévastateurs. Un programme qui met en lumière "la diplomatie scientifique" de la Suisse, détaillé par Alexandre Roulin, professeur au Département dʹécologie et évolution à lʹUniversité de Lausanne.

Un sujet dʹAdrien Zerbini diffusé le mercredi 18 novembre 2015 dans "CQFD".

La revue des unes

Par Antoine Droux.