Six heures - Neuf heures, le samedi

L'émission du 31 octobre 2015

Gérer l'immortalité numérique

Alors que l'on rend hommage aux disparus en ce week-end de la Toussaint, on se questionne sur ce que le monde numérique change dans notre rapport à la mort. Car au-delà de la gestion de nos données électroniques, se posent des questions plus humaines. Un mémorial sur une page Facebook peut-il remplacer une tombe? Les souvenirs virtuels qui parsèment le web nous empêchent-ils de faire notre deuil… ou nous permettent-ils au contraire de chérir plus longtemps la mémoire des êtres chers disparus?

Avec nos deux chroniqueurs, Huma Khamis et Yves-Alain Cornu en compagnie de Martin Julier-Costes, socio-anthropologue, chercheur et formateur pour travailleurs sociaux.

A lire

"La mort à l'école. Annoncer, accueillir, accompagner", Editions De Boeck, 2015

"Adolescence, deuil et numérique", Revue Prisme (HEP, 2015)

Les médias - Pas si mauvaise la qualité de la presse

"La qualité de l'information est en baisse en Suisse". Telle est l'une des conclusions d'une étude zurichoise publiée en début de semaine.

"Nuance!" répond Philippe Amez-Droz - collaborateur scientifique de Medi@lab de l'Université de Genève - spécialiste de l'économie des médias qui souligne certaines spécificités de l'étude alémanique.

 

La revue de presse

Par Lorence Milasevic. Avec le kiosque de Thierry Fischer.

 

6h-9h, les chroniqueurs

Les sujets abordés: La viande rouge tue. Décryptage de ce raz de marée médiatique et de l'impact potentiel de cette information sur nos comportements alimentaires; détour par Detroit, incarnation du modèle américain en crise; fiction interactive avec "WEI or DIE", un film qui offre une vision prismatique de l'univers du bizutage dans les grandes écoles.

Avec Anne-Laure Gannac, Lisbeth Koutchoumoff et Pascal Bernheim.

"La viande rouge probablement cancérogène"

Anne-Laure Gannac propose de prendre un peu de recul sur cette annonce qui a envahi les médias cette semaine, suite à sa publication en ligne et dans la revue médicale britannique "The Lancet Oncology".

Pourquoi cette synthèse d'études a-t-elle trouvé un écho aussi immédiat et bruyant? Qu'est-ce que cet engouement et cette panique disent de nous? Et quel véritable impact peut-elle avoir sur nos comportements alimentaires?

 

Detroit questionne notre modèle de vie

Lisbeth Koutchoumoff nous propose un séjour à Detroit, la ville américaine glorieuse, siège de General Motors, devenue une ville fantôme effrayante où végète une population (noire principalement) totalement à l'abandon depuis la crise de 2008.

Une ville au centre de deux livres: le reportage "Fordetroit", du Lausannois Alexandre Friederich et le roman "Il était une ville" de Thomas Reverdy, en piste pour le prix Goncourt qui est décerné le 3 novembre 2015.

Aller à Detroit aujourd'hui, c'est questionner le modèle américain qui est aussi notre modèle...

Livres évoqués

"Fordetroit", de Alexandre Friedrich, Editions Allia, 2015

"Il était une ville", de Thomas B. Reverdy, Editions Flammarion, 2015

 

Bizutage ingrat

Dans leur fiction interactive "WEI or DIE", Simon Bouisson et son scénariste Olivier Demangel racontent un week-end d'intégration d'une grande école de commerce. Le corps d'un jeune homme est retrouvé noyé au bord d'un étang. Saisies par la police, toutes les images filmées par les étudiants, les caméras de surveillance et un drone au cours de ce week-end sont resynchronisées et agencées sur une timeline globale, dans laquelle le spectateur choisit ce qu'il souhaite regarder.

Pascal Bernheim a TOUT regardé! Mais il va mieux maintenant…

La sélection

Les temps forts des antennes radios et TV de la RTS sélectionnés par l'équipe de rts.ch.

La voie mythique de la comédienne Chantal Landesou sur RTS Un.

Les petites mains de l'affinage du Mont-dʹOr parlent dʹamour toujours sur RTS Un.

Le dessinateur du "Chat" Philippe Geluck raconte ses premiers pas chaotiques dans la presse sur La Première.

Il faut avoir un coup dans le nez pour adhérer aux thèses de l'UDC selon le philosophe Charles Lewinsky sur La Première.

Enfin, on termine sur RTS Un avec une déclaration bien sentie du subversif docteur Charles Bugnon cité par l'ancienne institutrice Mary Anna Barbey.

Une chronique préparée cette semaine par Céline Schumacher de l'équipe d'édition du multimédia RTS

Des extraits à retrouver en tout temps sur le site RTS.ch/laselection et sur les réseaux sociaux #RTSLASELECTION.

 

Le journal des sports

Par Patrick Délétroz.

 

L'édito - Ce sont toujours les femmes qui s’en vont !

Par Romaine Jean.

Chaque semaine, le regard pertinent ou impertinent de Romaine Jean et Jean-Marc Béguin sur notre société et son actualité.

Dans l’histoire récente de la Suisse, ce sont des femmes, avant tout, qui ont dû quitter le gouvernement, contraintes et forcées.

Il y a eu Elisabeth Kopp, victime des affaires de son époux. Il y a Ruth Metzler, moins habile aux réseaux que son collègue Deiss. Il y a désormais Eveline Widmer-Schlumpf, qui a annoncé cette semaine son retrait pour la fin de l’année. A chaque fois la même dignité, le même regard brave, "vous ne m’avez pas épargnée, mais je m’en vais la tête haute".

Eveline Widmer-Schlumpf a annoncé  son départ et pourtant, la Conseillère fédérale aime encore et toujours la politique, les dossiers, les combats, cela se voit, cela s’est vu en conférence de presse.

Rien n’a été facile pour elle. Les UDC en ont fait une cible permanente. Les humoristes ont mâchouillé son nom pour s’en moquer. Elle a géré la crise du secret bancaire. Elle a dû céder aux pressions américaines. Volontaire, ambitieuse, sans doute sensible aux honneurs, impassible aux pressions, elle a fait son travail, en femme forte, mais qui connaît aussi la dureté du monde politique. La décision de son retrait a sans doute été dure à prendre.

Eveline Widmer-Schlumpf part aujourd’hui parce que l’UDC a gagné et qu’elle a perdu, tout simplement, qu’elle ne représente plus qu’un parti fantôme qui va probablement disparaître avec elle. La Conseillère fédérale a pris le risque de tomber un jour, en acceptant un poste qui ne lui revenait pas. Ce jour est arrivé.

Que cela plaise ou non, le système suisse est une fine mécanique, qui a ses lois, ni mathématiques, ni magiques, mais logiques. Les principales sensibilités politiques se retrouvent au gouvernement.  Elles peuvent diverger sur tout, sur tous les dossiers, elles sont au final, un collège.

Il y a en Suisse, 30 % d’électeurs qui veulent limiter la population étrangère, quitte à fâcher Bruxelles. Les choses sont claires. Elles ont été dites le 9 février 2014, elles ont été répétées le 18 octobre. Cette sensibilité-là est sous-représentée aujourd’hui au gouvernement et il faut y remédier.

Eveline Widmer-Schlumpf était un grain de sable dans la mécanique du système politique suisse, qui suppose aussi un grand sens civique. Eveline Widmer-Schlumpf l’a, assurément !

Je travaille six mois par année

Travailler six mois par an, pas un jour de plus, c'est un choix de vie, le choix de Thierry Balthazar et de sa famille. Et quand il ne travaille pas, que fait-il de ses journées?

Réponse dans la chronique tendances. Par Xavier Bloch.

 

Les Autres - Le lac pourvoyeur d'or blanc

Avec "Les autres", nous prenons le pouls des trois autres régions linguistiques suisses. Tour à tour, nos correspondants alémaniques, tessinois et romanches nous parlent de leurs coins de pays.

En Haute-Engadine, les domaines skiables sont gourmands en neige artificielle. De cette gourmandise un lac est né afin de pourvoir à la quantité nécessaire et conséquente d'eau pour parer les pistes. A 2600 mètres d'altitude, Le "Lej Alv" - faux-jumeau de son voisin naturel et homonyme le "Lej Alv" - est aujourd'hui le plus grand lac artificiel de Suisse destiné à la production de la neige artificielle. Malgré l'apparence très naturelle de ce lac, les organisations de la nature y sont tout de même allées de leur petite critique alors que les exploitants des domaines skiable se réjouissent de la perspective d'ouvrir leurs pistes quels que soient les caprices de la météo.

Avec David Spinnler, notre correspondant de la RTR, la Radio Télévision Romanche.

 

La course à pied révèle la personnalité

"Dis-moi pourquoi tu cours", c'est le titre d'un petit ouvrage facile à lire aux éditions Médecine et Hygiène écrit par Nicolas Duruz, psychologue et professeur honoraire à l'Université de Lausanne. Il a commencé de courir sur le tard, à 60 ans. Aujourd'hui âgé de 72 ans, il court Morat-Fribourg (course populaire) par amour de la foulée sans se préoccuper du chrono. Portrait de ce coureur réflexif et décryptage de ses quatre typologies de courses.

Un sujet de Pauline Vrolixs diffusé le lundi 26 octobre dans "On en parle".

 

Jouer au docteur

La sexualité n'apparaît pas à la puberté, mais existe dès la naissance. Comment est-elle présente chez l'enfant? Comment se manifeste-t-elle à travers les jeux ou des questions? A partir de quand peut-elle être problématique? Avec Patrizia Anex, sexologue à Orbe.

Un sujet de Philippe Girard diffusé le jeudi 29 octobre 2015 dans "On en parle".

 

La revue des unes

Par Théo Chavaillaz.