Prise de terre

L'émission du 28 mars 2015

Allo la Terre !

L’actualité vue et commentée par des rédacteurs en chefs de revues environnementales en Suisse et en Europe francophone.

Cette semaine, Julien Perrot, fondateur et rédacteur en chef de la revue "La Salamandre", nous parle de l’étonnante salamandre géante.

Leetso, la poussière jaune qui pollue l’eau des Navajos

Leetso, c’est le nom que les indiens navajos donnent à l’uranium. En 40 ans, et souvent dans le plus grand secret, quatre millions de tonnes ont été extraites de la réserve.

Aujourd’hui, les compagnies sont parties, la pollution est restée. Dans le sud-ouest des Etats-Unis, un reportage de Marion Urban dans la réserve navajo, un territoire qui s’étend sur quatre Etats, Nouveau Mexique, Colorado, Utah et Arizona.

Les Navajos vivent sur un territoire qui contient l’une des plus grands nappes aquifères du sud-ouest américain. Mais 38% d’entre eux n’ont pas d’eau courante et 31% ont recours à l’eau des puits, des rivières et des sources naturelles. Une grande partie de ces ressources en eau ont été contaminées par l’uranium, "leetso", la poussière jaune en langue navajo.

Entre 1944 et 1986, quatre millions de tonnes d’uranium ont été extraites de la réserve. Lorsque les compagnies se sont retirées, elles ont laissé les sites en l’état, à ciel ouvert et non sécurisés. Les équipes de nettoyage ne sont arrivées que des décennies après, se contentant d’un enfouissement sommaire des déchets. Les sols et l’eau de la région sont restés contaminés dans plusieurs endroits de la réserve, contraignant les habitants à chercher l’eau pour leur consommation personnelle.

Sur 521 sites identifiés, seuls trois ont été décontaminés faute de moyens financiers et de volonté politique car les sociétés minières sont prêtes à revenir à la première hausse des prix de l’uranium et lorgnent toujours sur la nappe aquifère qui dort sous les pieds des Navajos.

Marion Urban a rencontré Bob et Shawna Robbins, habitants de la réserve dans la région de Cameron en Arizona. Tommy Rock, agent de la commission régionale de protection de l’environnement (EPA) et spécialiste de la question de la contamination des ressources alimentaires traditionnelles. Edith et Berta, habitantes de la réserve navajo dans la région de Church Rock au Nouveau-Mexique, qui ont participé aux enquêtes sur la contamination par l’uranium. Leona Morgan, membre-fondatrice de l’organisation anti-nucléaire Diné No Nukes, qui essaie de rassembler les jeunes Navajos contre le retour des sociétés minières.

Un reportage réalisé avec l'aide de Robert Tohe, organisateur-animateur des groupes de base du Sierra Club, l’une des plus anciennes organisations de protection de l’environnement des Etats-Unis.

Une course contre la montre pour préserver les océans

Le 15 mars 2015, l’expédition suisse "Race for Water Odyssey" s’est élancée de Bordeaux vers le "7e continent".

Objectif: faire le premier état des lieux global de la pollution des mers aux déchets plastiques.

Déversés dans les mers, les déchets plastiques flottent et se déplacent au gré des courants marins. Les plastiques, qui se dégradent lentement dans l’eau, peuvent voyager pendant des années en haute mer avant de se conglomérer dans des zones nommées vortex ou gyre océanique.

On en dénombre actuellement cinq sur le globe: dans l’Atlantique Nord et Sud, dans le Pacifique Nord et Sud, ainsi que dans le sud de l’Océan Indien.

Initiée par la fondation "Race for Water" basée à Lausanne, l’expédition "Race for Water Odyssey" pour objectif de se rendre sur les plages des îles situées dans les 5 vortex de déchets afin de faire le premier état des lieux global de la pollution des océans par les plastiques et d’en mettre en exergue les conséquences sur les populations.

Durant près de 300 jours, des chercheurs se rendront successivement sur une douzaine d’îles soigneusement sélectionnées et y déploieront un protocole scientifique.

"Prise de Terre" a décidé de suivre régulièrement l’expédition, qui est aussi l’occasion d’un récit contemporain sur l’état environnemental des océans.

Aujourd’hui, première étape: l’expédition a quitté les Açores et navigue cap sur l’Océan Atlantique Nord. Le récit du navigateur Stève Ravussin, qui fait partie de l’équipage, au micro de Lucile Solari.

Ils ré-enchantent le monde

Une fois par mois, "Prise de Terre" donne la parole à des citoyennes et citoyens qui se mobilisent pour un monde plus écologique et plus juste.

Aujourd'hui, Tu Wüst, fondatrice du blog un peu écolo, un peu écono et résolument bio, "Famille21".

C’est à la naissance de son premier enfant que Tu Wüst a eu l’idée de créer "Famille21".

Désireuse de lui offrir dès son premier âge une alimentation biologique et un contexte sain, le tout dans une perspective de commerce local et équitable, la jeune maman a eu l’idée de partager ses "bons plans" avec d’autres parents engagés dans la même démarche.

Aujourd’hui, "Famille21" est un blog très actif auquel toute la famille participe. Son crédo: "vivre bien sans s’intoxiquer ni devenir fanatique de l'écologiquement correct".