Présenté par Simon Matthey-Doret

L'émission du 1 juin 2015

Les meilleurs moments de l'information

Au sommaire: le président de la FIFA qui commence, à peine réélu, à régler ses comptes avec ceux qui ont tenté de le priver d'un 5e mandat; Nicolas Sarkozy qui organisait le congrès-fondateur des Républicains, ex-UMP, à Paris, ce week-end et les enfants népalais qui ont pu reprendre le chemin de l'école après les tremblements de terre 8'000 fois meurtrier d'avril et mai.

Présenté par Didier Duployer

Le Journal de 6h [RTS]

Monter sa montre soi-même, l'offre touristique connectée avec son temps

Intercités s’intéresse ce lundi à une nouvelle tendance dans l’Arc jurassien et en particulier dans le canton du Jura, un des berceaux de l’horlogerie. On y propose de monter soi-même sa prochaine montre mécanique. Cette prestation encore confidentielle il y a quelques années commence véritablement à se développer sous l’œil très intéressé de Jura Tourisme, l’organisme chargé de l’organisation et de la promotion du tourisme.

Burundi: l'Eglise catholique s'oppose au président

Au Burundi, le climat politique continue de se dégrader. Le président Pierre Nkurunziza s'accroche au pouvoir. Et, à quelques jours des élections législatives, l'Eglise catholique, une importante autorité morale dans le pays, a annoncé qu'elle se retirait du processus électoral.

Les raisons du succès tardif de Timea Bacsinszky

Timea Bacsinszky va disputer son premier huitième de finale de Grand Chelem ce lundi face à la Tchèque Petra Kvitova. L'occasion de comprendre ce qui rend la Vaudoise si impressionnante actuellement. Par l'envoyé spécial de RTSsport à Paris, Bernardin Allemann.

L'effet des réseaux sociaux sur notre capacité de concentration

La généralisation des smartphones et des tablettes, l'émergence des réseaux sociaux feraient perdre à l'Homme sa capacité de se concentrer, selon une étude conduite par Microsoft au Canada. Les personnes testées se laissent distraire encore plus vite qu'un poisson rouge, conclut même l'étude.

Par Sandra Viscardi et Patrick Chaboudez

Alain Franco: bye-bye, Tony. Et sans regrets

Tony Blair a démissionné de son poste d’émissaire du Quartette pour le Proche-Orient. Il a démissionné de quoi? Si, si, vous avez bien entendu! Seulement, avouez, à moins d’être un accro du conflit israélo-palestinien, vous ne saviez pas qu’il existait un Quartette pour le Proche-Orient.

Une structure conçue par des diplomates amateurs de "Machins", composée des Etats-Unis, de la Russie, de l’Union Européenne et de l’ONU, pour servir de médiateur dans le processus de paix israélo-palestinien. Vous ne saviez pas non plus bien sûr, que l’ancien Premier ministre britannique en était l’envoyé spécial.

Il faut dire à votre décharge, qu’en 8 ans à ce poste, Tony Blair n’a engrangé aucun progrès tangible dans sa mission: organiser l’aide internationale aux Palestiniens et des initiatives pour soutenir leur économie. Il faut dire, à sa décharge, que ce job lui avait été confié sous la pression de Georges W. Bush en remerciement de son soutien inébranlable dans sa guerre en Irak. "Il a sacrifié sa carrière pour moi", aurait dit l’ancien président américain pour justifier cette récompense. Oh bien sûr, Blair n’est pas le seul fautif de l’inexistence du Quartette. Mais son action – ou plutôt son inaction – n’a rien arrangé. "Il est inutile", disaient de lui les Palestiniens, en pointant du doigt son absence quasi-chronique de  son bureau à Jérusalem. "Virez-le", réclamait l’an dernier un groupe de diplomates et d’activistes pour la paix. Seul Benyamin Netanyahu lui trouvait des qualités. C’est dire.

Tony Blair est aussi soupçonné d’avoir utilisé dans son propre intérêt sa casquette diplomatique pour développer ses activités de conseil très bien rémunérées pour la banque JP Morgan et les gouvernements du Koweït ou des Emirats Arabes Unis. Voilà pourquoi sa démission a été accueillie par le silence poli de la plupart des Chancelleries. "Enfin, une bonne nouvelle pour le Moyen-Orient", a perfidement twitté, de son côté, l’ex-diplomate britannique Carne Ross. Si seulement c’était vrai…

Alain Franco

Les références musicales du jour de Jean-Luc Moner-Banet

"Oublier" (album Poèmes rock), Charlélie Couture
"Vertige de l’amour", Alain Bashung

Présenté par Valérie Droux

Le Journal de 7h [RTS]

Vous nous surveillez, nous vous bloquons internet!

Depuis vendredi, les membres du Congrès américain, les employés du Capitole et ses visiteurs ne peuvent plus accéder à près de 15'000 sites Internet. L'opération #BlackOutCongress, menée par une organisation de défense des libertés civiles, vise à les sensibiliser aux dérives de la surveillance de masse exercée à travers des dispositions du controversé "Patriot act". Dispositions arrivées à échéance le 30 mai à minuit et dont les sénateurs US doivent débattre pour savoir s’ils vont les prolonger ou non.

Vers l'abandon de la peine capitale aux Etats-Unis?

Le parlement de l'Etat du Nebraska, largement républicain, a voté l’abandon de la peine de mort, la semaine dernière. Cette décision pourrait marquer un tournant dans le destin de la peine capitale aux Etats-Unis. Le correspondant de RTSinfo à Washington, Philippe Revaz, est parti à la rencontre de ces élus républicains qui ont voté contre la peine de mort. Son reportage à Lincoln, Nebraska.

Le bras de fer entre la Chine et les Etats-Unis se durcit en Mer de Chine

Les accrochages entre la Chine et les Etats-Unis ont pris ces derniers jours une tournure alarmante, faisant craindre une escalade. Au cœur du conflit: l'archipel des Spratleys. Une sorte de muraille de Chine en sable que Pékin aimerait ériger pour empêcher quiconque de pénétrer dans ces eaux méridionales. Mais l'offensive agace ses voisins, et particulièrement les Etats-Unis, puissance maritime dominante dans la région. L'interview de Francois Godement, politologue et directeur d'Asia Centre à Paris.

10% des Suisses vivent à l’étranger?

Ce lundi matin, Factuel s’intéresse à une déclaration de Fernand Melgar, cinéaste et réalisateur:

"Nous sommes un pays qui nous émigrons. L’an dernier, 26'000 Suisses sont allés s’établir à l’étranger, c’est un va-et-vient. Près de 700'000 Suisses vivent à l’étranger, 10% de la population suisse vit à l’étranger."

Vrai ou Faux?

Vrai!

Dans l’émission Forum, cette déclaration faisait écho à l’application de l’initiative du 9 février 2014 dite de "l’immigration de masse". Pour Fernand Melgar, l’ouverture des frontières est une force pour la Suisse, car les citoyens en profitent aussi pour s’expatrier.

Dans les chiffres, c’est correct. En 2013, 28'000 Suisses et Suissesse ont quitté le pays pour s'installer à l'étranger. Au total, le nombre de Suisses établis à l'étranger correspond au 9% de la population résidente permanente en Suisse. Si l'on change un peu la méthode, le compte est même précis. La proportion de Suisses à l'étranger est légèrement plus élevée si l'on raisonne non pas avec la population résidente permanente, qui comprend des étrangers, mais en se focalisant sur les citoyens suisses.

Sept millions de Suisses

Selon les données du Département fédéral des Affaires étrangères, le pays compte 7 millions de citoyens sur toute la planète. Parmi eux, 10% vivent au-delà des frontières nationales, dont un Suisse répertorié en Micronésie, 7 au Turkménistan et 4 en Corée du Nord. A titre de comparaison, d’un point de vue général, c'est beaucoup plus que les Français, qui, eux, sont environ 2 à 3% seulement à vivre à l'étranger, selon les données de l’INSEE.

Double nationalité

La grande majorité des Suisses de l'étranger sont doubles nationaux. Quant aux destinations privilégiées, l'Europe arrive en tête, et, cela peut paraître étonnant, mais il y a deux fois plus de Suisses vivant en France qu'en Allemagne. L'autre continent qui attire le plus d'expatriés est l'Amérique, avec les Etats-Unis en tête. 

Références

Statistiques suisses sur la migration

Les Suisses à l'étranger

Document du Forum suisse pour l'étude des migrations et de la population (SFM) 

Olivier Feller, conseiller national PLR vaudois

Peuple et cantons sont appelés à se prononcer le 14 juin sur l'initiative "imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS". Le texte propose d’introduire un impôt fédéral sur les successions et les donations supérieures à deux millions de francs. Le conseiller national PLR vaudois défend la position du gouvernement et de la majorité bourgeoise du Parlement, opposés au texte.

Présenté par Yann Amedro

Le Journal de 8h [RTS]

L'invité de la rédaction - Olivier Feller

Olivier Feller, conseiller national (PLR/VD) s'exprime sur l'initiative "imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS".