Le Journal du matin du 19.05.2015

L'émission du 19 mai 2015

Les meilleurs moments de l'information

Au sommaire: la demande de révision de son procès de l'ex-courtier de la Société générale Jérôme Kerviel, la reprise des raids aériens de la coalition conduite par l'Arabie saoudite contre les miliciens houthis, au Yémen, après expiration de la trêve humanitaire, et le ministre iranien de la Défense qui est à Bagdad pour des discussions avec son homologue irakien, après la conquête de Ramadi par le groupe Etat islamique.

Présenté par Sandra Viscardi

Le Journal de 6h [RTS]

Le "bar des langues" pour rafraîchir ses connaissances linguistiques autour d'un verre

Vous allez devoir participer à un congrès professionnel à l’automne. On y parlera anglais, une langue que vous avez apprise, il y a quelques années, durant vos études, mais que vous n’avez plus guère pratiquée hormis durant vos vacances en Floride. Ou alors votre allemand est devenu hésitant au fil des ans. Et hésitant est un faible mot. Ou bien vous avez quitté votre Italie natale il y a des lustres et vous avez peur d’être ridicule en parlant la langue de votre famille lors du mariage de votre cousin Marcello, à Turin, cet été. Alors le "bar des langues" peut voler à votre secours.

Protestantisme: progression de la cause homosexuelle

Ça bouge dans les Eglises protestantes en matière d’accueil des personnes homosexuelles. En France par exemple, l’Eglise protestante unie de France a décidé ce week-end que les couples homosexuels pourront recevoir une bénédiction de leur pasteur.

Tennis: les tournois 250, les mal-aimés du circuit mondial

En tennis, le Geneva Open va vivre ce mardi sa troisième journée. Le tournoi fait son retour dans le calendrier mondial de l’ATP dans la catégorie 250, une catégorie qui connait des difficultés à attirer le public et à être viable financièrement.

The Island ou la fascination pour l’instinct de survie

Treize hommes se filment pendant un mois sur une île déserte. Ils n’ont rien pour survivre à part trois couteaux, trois machettes et leur instinct. C’est le concept de la nouvelle émission The Island diffusée sur la chaîne française M6. Une énième émission de téléréalité axée sur l’instinct de survie.

Invité: Friedrich Stiefel, chef du Service de psychiatrie de liaison du CHUV.

Par Georges Pop et Patrick Chaboudez

Laetitia Guinand: les villes luttent à la culotte

Serions-nous revenus au temps des foires et des princes italiens? On le dirait à voir nos villes suisses se comporter comme les cités de la Renaissance et dépenser moult argent pour faire reluire leurs oripeaux. Chacune veut sa tour la plus haute, son salon international le mieux coté et ses musées les plus prestigieux et les mieux dessinés. Aujourd’hui, c’est Genève justement qui s’apprête à investir près de 250 millions entre l’agrandissement de son Musée d’Art et d’Histoire et la création de sa Nouvelle Comédie.

Des infrastructures de prestige qui seront distantes de quelques dizaines de kilomètres à peine de la belle scène du théâtre de Vidy. Ainsi que du futur pôle muséal lausannois qui devrait coûter, quant à lui, 180 millions de francs d’investissement. La compétition est donc tangible. Mais est-ce bien raisonnable de poursuivre dans une pareille logique à l’heure où les caisses publiques couinent et où l’on se met plutôt à réfléchir en termes de région et de pôle d’excellence?

Apparemment oui, car c’est la guerre. Une bataille économique autour du label, dans laquelle chaque point marqué sur l’adversaire se mesure en retombées économiques, plutôt qu’en fierté locale. Car fiscalement, la frontière compte et sur la photo, le drapeau genevois se distingue clairement de la bannière vaudoise, n’en déplaise aux pacificateurs.

Entre Genève ou Lausanne, où donc iront s’installer les multinationales et les gros contribuables? Et laquelle des deux localités sera apte à retenir le touriste pour combler ses nuitées? Dans ce choix crucial, chaque paramètre compte et souvent aussi les attributs les plus ostensibles. Un Grand-Théâtre, une foire, la visite d’un secrétaire d’Etat américain.  

A ce titre, chaque sou investi dans les gigas projets culturels devrait donc rapporter beaucoup plus qu’il n’a coûté. Du moins, c’est ce calculent les autorités locales, qui se prennent en l’occurrence bien davantage pour Machiavel que pour son prince.

Laetitia Guinand

Les références musicales du jour de Laetitia Guarino

"Thinking Out Loud", Ed Sheeran
"Fourfiveseconds", Rihanna, Kanye West, Paul McCartney
"Another Love", Tom Odell

Présenté par Didier Duployer

Le Journal de 7h [RTS]

Hacker un avion depuis son siège de passager?

C'est un tweet publié dans la soirée du 15 avril dernier qui a alerté les internautes ainsi que le FBI. Chris Roberts, un expert américain réputé en matière de sécurité informatique y affirmait qu'il était à même, depuis le système de divertissement de l'avion dans lequel il se trouvait, de s'emparer d'une partie des commandes de celui-ci. Pour lui, il s'agit d'alerter sur la vulnérabilité de certains appareils. Un rapport du FBI, dévoilé vendredi, indique qu'il aurait accédé au système informatique de plus de 15 avions entre 4 ans.

Selon un rapport de l'OIT, les conditions du marché du travail ont empiré

Les conditions sur le marché du travail se sont dégradées ces dernières années, selon un rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT). Il y a de plus en plus d'emplois temporaires, à durée déterminée, sur appel, de plus en plus souvent également des emplois informels sans aucun contrat de travail. Seul un quart des travailleurs dans le monde bénéficient encore d'une relation de travail stable qui leur confère aussi une véritable protection sociale. La multiplication de ces emplois atypiques creuse les inégalités, dans les économies développées également et met au défi les politiques publiques comme le relève Raymond Torres. Il est le directeur du Département de la recherche de l'OIT et principal auteur de ce rapport. Son interview.

Vague de répression en Chine contre plusieurs féministes

Des féministes chinoises font face à une vague de répression de la part des autorités. Cinq d’entre elles ont été arrêtées en début d’année, lors de la Journée mondiale de la femme. Elles prévoyaient de manifester dans la rue. Elles ont passé un mois en prison et sont désormais surveillées par la police, avec l’interdiction de s’exprimer dans les médias étrangers.

Lausanne est-elle "quasi la seule ville de Suisse" à autoriser la mendicité?

Factuel revient ce mardi matin sur une déclaration du journaliste et éditorialiste Peter Rothenbühler sur La Télé Vaud-Fribourg. Peter Rothenbühler était invité à revenir sur sa récente prise de position polémique dans la presse dominicale au sujet de l'exposition lausannoise du photographe Yves Leresche, consacrée aux communautés Roms. Le journaliste avait reproché à l'exposition de faire de la publicité pour la mendicité.

"Les mendiants de Lausanne sont maintenant connus dans le monde entier parce que c’est la seule ville qui accepte la mendicité. (…) Oui, en Suisse, c’est pratiquement la seule ville."

Vrai ou faux?

Lausanne est la seule ville de Suisse à autoriser la mendicité, ou pratiquement la seule?

La seule, pas d'accord. Pratiquement la seule, c'est en tout cas que c'est l'une des seules villes qui n'interdit pas complètement la mendicité.

L'une des seules?

Il n'y a pas de données sur cette question pour l'ensemble des 167 villes et communes urbaines du pays, selon la définition de l'Union des villes suisses. Nous sommes donc penchés sur les grandes villes et quelques villes moyennes romandes et il apparaît que la tendance à l'interdiction est nettement majoritaire. C'est le cas à Zurich, Winterthour, Bâle, Lucerne, Lugano, St Gall ou Genève, mais aussi Neuchâtel, Fribourg ou encore Sion. Sauf Lausanne donc, mais aussi Bienne, Berne et Yverdon. Ces villes n'interdisent pas la mendicité, du moins pas stricto sensu.

Autorisation sous conditions

Il faut savoir que les règlements varient beaucoup d'un canton ou d'une commune à l'autre et que - outre les dispositions cantonales et fédérales contre la traite des êtres humains ou la contrainte - si on y regarde de plus près, on voit que les villes citées n'autorisent pas pleinement la mendicité. A Bienne, par exemple, elle est acceptée, mais soumise à autorisation et seulement lorsqu'elle n'est pas "agressive". A Lausanne, la mendicité ne doit pas être "insistante" et elle est interdite dans toute une série de lieux de la ville, à proximité des commerces par exemple. Plutôt que d'"acceptation", il serait dès lors plus approprié de parler de tolérance encadrée ou de tolérance sous condition.

Références

Règlement général de police de la commune de Lausanne

Legge sull'ordine pubblico (TI)

Systematische Rechtssammlung (LU)

Arrêté relatif à la poursuite des contraventions par les services de l'administration cantonale (NE)

Loi pénale genevoise

Règlement de police locale de la Ville de Bienne

Konzept AGORA (BE)

Yannick Buttet, membre du comité "Non au diagnostic préimplantatoire"

Les Suisses devront se prononcer le 14 juin sur une modification de la Constitution permettant l'autorisation du diagnostic préimplantatoire, une technique d'analyse des embryons conçus in vitro avant leur implantation dans l'utérus pour y dépister de possibles anomalies. Le DPI évite la question de l'avortement mais pose celles de l'eugénisme et de la place du handicap dans notre société. Le conseiller national Yannick Buttet (PS/VS) défend l'avis des opposants au DPI.

Présenté par Yann Amedro

Le Journal de 8h [RTS]