Le Journal du matin du 04.03.2015

L'émission du 4 mars 2015

Les meilleurs moments de l'information

Au sommaire: le discours très controversé du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, devant le Congrès américain, le ministre de l'Économie Johann Schneider-Ammann qui va tenter de jouer les médiateurs pour la potentielle reprise de la raffinerie Tamoil à Collombey, et le livre "Jihad Academy" dont l'auteur estime qu'il n' y a que deux options pour se débarrasser des terroristes du groupe Etat islamique.

Présenté par Didier Duployer

Le Journal de 6h [RTS]

Comment inciter les étrangers à exercer leur droit de vote?

Huit cantons offrent aux étrangers le droit de voter pour élire les candidats de leur commune ou de leur canton. Le taux de participation de cette tranche de la population est souvent faible. Genève tente une expérience en vue des élections communales du 19 avril sous la forme d'une campagne de sensibilisation et d’information.

Invité: Pierre Maudet, conseiller d'Etat en charge du Département de la sécurité et de l'économie.

Un film réhabilite Pie XII durant l’Holocauste

Un film a été présenté lundi en avant-première mondiale à Rome. Il vise à réhabiliter la figure du pape Pie XII, en revenant sur les silences de ce pape durant l’Holocauste.

Les tablettes débarquent dans le monde du sport

Nous vivons dans un monde connecté dans lequel la technologie prend une importance toujours plus forte. Le sport n'échappe pas à cette évolution. Les avancées les plus marquantes naissent sur le continent nord-américain. Le football américain notamment est en train de révolutionner le sport professionnel.

Greffe de corps: qui est le receveur qui est le donneur?

Un chercheur italien promet de pouvoir greffer une tête sur un corps d’ici deux ans. Ce projet qui relève de la science-fiction interroge ce qui, dans le corps et dans la tête, fait un être humain.

Invités: François-Xavier Putallaz, maître d'enseignement et de recherche en philosophie à la Faculté de théologie de l'Université de Fribourg, membre de la Commission nationale d'éthique dans le domaine de la médecine humaine, et Bernard Baertschi, ancien chargé de recherche en éthique biomédicale à l’Université de Genève.

Par Maurice Doucas et Simon Corthay

Pietro Bugnon: L'UDC est un parti d'opposition

L’appel au dialogue sur le franc fort, la main tendue sur la Lex Weber. L'UDC flatte les partis de droite avec son beau discours. Mais derrière cette tenue d'apparat se cache une autre réalité, plus crue: une posture jusqu’au-boutiste et antigouvernementale. Christoph Blocher, une fois de plus, en a fait la démonstration samedi: le vice-président du parti a dénoncé un coup d'Etat de la Berne fédérale, critiquant une mise en œuvre laxiste de l’initiative contre l'immigration de masse. Quelle hypocrisie!

Comme si le parti se devait de critiquer le travail du gouvernement coûte que coûte. Comme s’il ne pouvait pas montrer une once de satisfaction. Quitte à faire preuve d'une mauvaise foi à la limite de l'absurde.

Car le Conseil fédéral, avec l'UDC Ueli Maurer en son sein, propose une mise en œuvre à la lettre de l'initiative du 9 février. Il prend la peine d'aller négocier avec Bruxelles. Il ne laisse pas pourrir la situation. Respecte la volonté populaire. Et que répond l'UDC? Elle en demande encore plus. Toujours plus. Le Conseil fédéral tend la main, l’UDC lui prend le bras. Ce parti n'est jamais satisfait. Même quand ses propres revendications sont suivies mot pour mot.

L'UDC ne sait quasiment que dénoncer. Au consensus, ce parti préfère la critique à tout va. Et surtout brandir la menace de l'initiative. L'asile, la suprématie du droit suisse et aujourd'hui encore un projet pour contraindre le Conseil fédéral de renoncer à la libre circulation. Une attitude tout sauf constructive, une pure tactique électorale, qui tranche avec le patriotisme démocratique si cher au parti.

Aujourd'hui, l'UDC doit changer. Aider à construire des solutions crédibles. C'est ainsi qu'elle retrouvera sa place légitime au gouvernement. Ou alors, que ce parti assume enfin pleinement son rôle d’opposition.

Pietro Bugnon

Yannick Buttet, les références musicales du jour

"Pulp Fiction", intro du film
"Fondu au Noir", Coeur de Pirate

Présenté par Valérie Droux

Le Journal de 7h [RTS]

Se payer le château d'Harry Potter grâce au crowdfunding

Des fans de Harry Potter souhaitent lever des fonds sur internet pour réaliser un de leurs rêves les plus chers, s'offrir une copie du célèbre château de Poudlard. Ils ambitionnent de récolter un million de dollars, via une plateforme de crowdfunding, pour s'offrir ce bâtiment historique situé en Pologne et y organiser des jeux de rôles et des événements. Un projet un peu fou qui n'est pourtant pas parmi les plus abracadabrantesques qui existe sur ces plateformes de financement participatif.

Les problèmes de gestion de La Chaux-de-Fonds sont-ils isolés?

Le Conseil général de La Chaux-de-Fonds débattait mardi des comptes calamiteux de la Ville, plombés par un déficit de 12 millions en lieu et place des 2 millions inscrits au budget. Au-delà du rôle joué par Pierre-André Monnard, le PLR en charge des Finances, que penser de l'ampleur de ce déficit? L'analyse de Nils Soguel, professeur de finances publiques à l'IDHEAP, l'Institut des Hautes études en administration publique.

Le Festival International du Film sur les Droits Humains reçoit Leila Shahid

Leila Shahid, l'ambassadrice de Palestine auprès de l'Union européenne était mardi à Genève. Elle participait à un débat organisé dans le cadre du Festival International du Film sur les Droits Humains (FIFDH). Deux semaines avant les élections générales israéliennes du 17 mars prochain, Leila Shahid ne cache pas son inquiétude et son scepticisme. Son interview.

80% de “faux requérants” en Suisse?

Factuel s’intéresse ce matin à une déclaration de Ruedi Vonlanthen, député PLR au Grand Conseil fribourgeois, ancien syndic de la commune de Chevrilles (FR):

"Nous sommes pas contre ce centre, pas du tout. Mais contre les vrais requérants d’asile on a rien. Mais malheureusement 80% des gens qui vient ici en Suisse sont pas des « récurrents » d’asiles mais sont des émigrants. Pour ces émigrants, on a malheureusement pas de place."

Vrai ou Faux ?

C’est faux. Le taux d’octroi d’asile était l’an dernier supérieur à 25% et le taux de protection – un record sur ces dix dernières années – s’est presque établi à 60%. Toutefois, la notion de « vrais » ou « faux » requérants n’existe pas dans les statuts officiels. Il s’agit, dans ce cas, d’une interprétation politique.

Taux d’octroi

Un requérant d’asile peut rester en Suisse, en fin de procédure, si l’asile lui est octroyé. On parle alors, pour une année en cours et pour les décisions en première instance de « taux d’octroi ». Pour l’année 2014, selon les données du Secrétariat d’Etat aux Migrations (SEM), il a été l’un des plus élevés de la décennie. Ce taux varie, notamment, en fonction du pays d’origine des requérants. En 2003 et 2004, ce taux d’octroi était par exemple inférieur à 10%.

Taux de protection

Un requérant peut également rester sur le territoire suisse si sa demande est rejetée ou si la Confédération refuse d’entrer en matière, mais joint à cette décision une "admission provisoire". En additionnant le "taux d’octroi" et les personnes au bénéfice d’une admission provisoire on obtient le taux de protection. Il s’est élevé à 58,3% en 2014 – le plus élevé de la décennie.

Menaces

Le processus de décision est complexe et varie en fonction des cas et du pays d’origine. Mais pour simplifier, si un requérant n’est pas menacé à titre individuel, mais que sa vie est en danger en cas de renvoi, à cause d’un contexte plus général, il peut obtenir une admission provisoire. C’est le cas, par exemple, des pays en guerre. Le requérant au bénéfice d’une autorisation provisoire est censé retourner dans son pays lorsque le conflit est terminé, lorsque sa vie n’est potentiellement plus menacée. Le taux de protection élevé l’an dernier s’explique notamment par l’origine des requérants : Syrie, Erythrée, Afghanistan, Irak. Les autorités ont jugé, pour bon nombre de ces cas, que renvoyer un requérant le mettrait en danger, une admission provisoire leur a donc été accordée.

Référence

Statistiques annuelles du Secrétariat d'Etat aux migrations 

Marc Atallah, directeur de la Maison d'Ailleurs à Yverdon

La mobilité du futur est au centre de l'actualité cette semaine. Il y a d'abord l'ouverture au public ce jeudi du Salon de l'Auto de Genève. Avec les promesses de la voiture propre et de la voiture de plus en plus connectée, voire même autonome. Et puis il y aura en fin de semaine cet autre événement du côté d'Abu Dhabi l'avion solaire Solar Impulse, piloté par Bertrand Piccard et André Borschberg, devrait décoller samedi matin pour la première étape de son tour du monde. Du verte et du connecté, est-ce vraiment cela la révolution de notre mobilité? Pas forcément pour Marc Atallah, directeur de la Maison d'Ailleurs à Yverdon, maître d'enseignement et de recherche à l'Université de Lausanne et physicien de formation.

Présenté par Yann Amedro

Le Journal de 8h [RTS]

L'invité de la rédaction - Marc Atallah

Marc Atallah, directeur de la Maison d'Ailleurs à Yverdon, maître d'enseignement et de recherche à l'Université de Lausanne et physicien de formation: "la révolution écologique dans le domaine des véhicules est loin d'être atteinte".

L'invité de la rédaction dans le journal du matin sur la 1ère. Une émission de la Radio Télévision Suisse.

Le site de l’émission : http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/l-invite-du-journal/

Retrouvez la Radio Télévision Suisse sur :
Site: http://rts.ch
Portail vidéo: http://rts.ch/video
Facebook: https://facebook.com/rts.ch
Twitter: https://twitter.com/radiotelesuisse
Instagram: http://instagram.com/radiotelevisionsuisse
Google+: https://plus.google.com/+RadioTelevisionSuisse