Le Journal du matin du 26.06.2013

L'émission du 26 juin 2013

Emission spéciale "Arrêt sur Europe", première partie

Emission présentée par Simon Matthey-Doret. Invités: Gianni d’Amato, directeur du Forum suisse pour l’étude des migrations et professeur à l’Université de Neuchâtel, et Pervenche Berès, députée européenne, présidente de la Commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen.

Helmut Schmidt et l'immigration intra et extra-européenne

A bientôt 95 ans, l'ancien chancelier allemand Helmut Schmidt est toujours co-directeur de "Die Zeit", le grand hebdomadaire de Hambourg. C'est à la rédaction, dans son bureau enfumé du 6e étage, enchaînant cigarette sur cigarette, qu'il a reçu Pierre-Han Choffat. Artisan de la construction européenne, chancelier de 1974 à 1982, Helmut Schmidt développe avec son ami Valéry Giscard d'Estaing le système monétaire européen. Les deux hommes ont formé un couple franco-allemand particulièrement harmonieux. Il se dit aujourd'hui écrivain politique.

Le décalage économique croissant entre des pays comme l'Allemagne et la Grèce ou l'Espagne provoque au sein même de l'Union européenne des flux migratoires importants - du Sud vers le Nord, pour schématiser. C'est une situation parfaitement gérable, selon Helmut Schmidt, alors que les choses sont plus compliquées avec les migrants provenant de cultures plus lointaines. Son interview.

Portrait d'un Portugais sur le chemin de l'exil en Suisse

Le Portugal est en récession, la plus grave depuis les années septante, et une cure d’austérité a été imposée par le FMI et l’Europe. Pour de nombreux Portugais, la seule solution, c'est l'exil - au Brésil en Angola et au Mozambique, les anciennes colonies, mais aussi en Suisse. C'est elle qui est choisie par toute une nouvelle génération aujourd'hui sans travail. Les Portugais sont actuellement 200'000 en Suisse, et ils seront de plus en plus nombreux ces prochaines années. Jacques Allaman a rencontré l'un d'entre eux, Ilidio, à la veille de son départ pour notre pays.

La Pologne, nouvel eldorado pour les travailleurs du sud

Avec un taux de chômage proche des 50% dans leur tranche d’âge, les jeunes diplômés du sud de l’Europe peinent à entrer dans le monde du travail après leurs études. Sans emploi, sans argent et sans perspectives, ils n’hésitent plus aujourd’hui à s’expatrier dans d’autres pays européens pour trouver un emploi. On pense immédiatement - comme destination - à l’Allemagne, la Belgique ou l’Angleterre, mais il ne faut pas oublier la Pologne. Un reportage à Varsovie de Frédéric Pfyffer.

La Suisse, eldorado des médecins grecs

Le cas des médecins grecs illustre particulièrement la problématique de la migration des "cerveaux", ces travailleurs qualifiés qui quittent leur pays - souvent pour des raisons économiques. En Suisse, leur nombre est en constante augmentation. La plupart sont de jeunes médecins qui viennent faire une formation post-grade. Ainsi, fin 2012, 5% des postes d’assistants et de chefs de clinique du CHUV, à Lausanne, étaient occupés par des Grecs.

Quelle est l'expérience de ces médecins grecs en Suisse? Comment perçoivent-ils cette réalité? Pensent-ils retourner en Grèce? Portrait de deux d'entre eux, Georgios Sgourdos et Dyna Kyroudi, par Céline Tzaud.

Jean-Pierre Grandjean, photographe

Jean-Pierre Grandjean se définit comme un créateur d'images et un nomade. Après ses études de graphisme, il est formé comme directeur artistique puis devient rapidement directeur de création en communication publicitaire et en dessin d'emballage. Ce Franco-suisse est né à Lausanne en 1950 et vit à Genève. C'est pendant ses études de graphiste qu’il rencontre véritablement et définitivement l’expression photographique. Jean-Pierre Grandjean a visité d’innombrables pays, du Sud-est asiatique à l’Amérique latine en passant par l’Afrique. Il présente actuellement à la galerie Nest pop up de Genève (Rue Etienne-Dumont 14) un travail photographique réalisé entre 1998 et 2008 à Cuba.

Les fédérations sportives vont-elles vers plus de transparence?

Les Fédérations sportives établies au bord du Léman, et plus généralement en Suisse, sont généralement appréciées car elles participent au rayonnement de notre pays et crée des emplois. Cependant, leur image est parfois ternie par les scandales liés à l'argent, aux luttes intestines pour le pouvoir et à la corruption. Par Bernardin Allemann.

Démission du Premier ministre tchèque

En République tchèque, à la suite des perquisitions musclées de la police anti-corruption au siège du gouvernement et dans divers ministères, le pays vit depuis deux semaines une crise politique qui a contraint le Premier Ministre Petr Necas à la démission. Par la correspondante de RTSinfo à Prague, Christine Dupré.

Journal de 06h00

Présenté par David Racana.

Le Journal de 6h [RTS]

Revue de presse

Par Jean-François Moulin.

Dans les nouveaux pays de l'UE, comme en Bulgarie, plus d'une personne sur cinq ne peut pas manger un repas complet au moins un jour sur deux. [Valentina Petrova]

Mesures d'exclusion: la porte ouverte à l'arbitraire?

Le Grand Conseil vaudois acceptait tout récemment le principe des mesures d'éloignement. En clair: la police pourra bientôt exclure de l'espace public certaines personnes jugées indésirables. Des dealers, mais aussi des prostituées, des marginaux ou des fêtards trop agités. Une mesure policière qui s'inspire de modèles déjà existants, et notamment du modèle zurichois. Par Rouven Gueissaz.

Invité: Mathieu Blanc, député PLR au Grand Conseil vaudois.

L’Arabie Saoudite change ses jours de week-end

La décision est tombée lundi: l’Arabie Saoudite va changer ses jours de week-end, passant du jeudi et vendredi au vendredi et samedi, pour s’adapter aux marchés financiers. Par Michel Kocher.

Le corps humain, prochaine cible des cyber-pirates

L’autorité de surveillance américaine des médicaments (FDA) demande aux fabricants d’appareils médicaux de renforcer la sécurité informatique de leurs dispositifs. Objectif: éviter que les données médicales soient piratées ou les appareils perturbés par des virus.

Invité: professeur Christian Lovis, chef du Service des sciences de l'information médicale des HUG.

Presse alémanique

Par Maurice Doucas

Nexthink surveille et visualise le réseau des entreprises. [kubais - Fotolia]

Aide au suicide: arrêtons l’hypocrisie

La Suisse doit se doter d'une loi exemplaire et moderne sur l'aide au suicide. Aujourd'hui, le code pénal ne permet qu’indirectement, par la dépénalisation, d’aider les personnes à mourir. Ce flou légal relève de l'hypocrisie.

En l’absence de loi claire, ce sont les directives étroites de l’Académie suisse des Sciences médicales qui régissent la pratique. Et selon ces recommandations, une personne ne peut obtenir l’assistance au suicide que lorsqu’elle est atteinte d’une maladie incurable. Décider sur la base de cet unique critère est inacceptable si l’on veut vraiment protéger la dignité des personnes à l’hiver de leur vie.

Car la dégénérescence liée à l’âge doit aussi entrer en ligne de compte. L’arthrose accablante, la surdité et la cécité qui coupent du monde, les lourds problèmes d’incontinence… voilà des raisons qui devraient être suffisantes pour décider de mettre fin à ses jours… et obtenir le droit de le faire. C’est une question de dignité. Obliger une personne à survivre dans ces conditions jusqu’à un stade avancé de la maladie, avant de l'aider à s’en aller constitue une forme de maltraitance.

Récemment, la Cour européenne des droits de l’homme a désavoué la Suisse, précisément pour ce manque de base légale. Une décision que la Confédération n’accepte pas - elle vient de décider de faire recours. Mais ce flou dans lequel semblent se complaire ou se réfugier les autorités n’est pas satisfaisant. Il faut que le Conseil fédéral et le Parlement aient le courage d’empoigner cette question délicate de l’aide au suicide. Et du même coup se dote d’une législation qui tienne compte de la dignité des personnes en fin de vie. Qui pourront faire leur choix légitimement, sereinement, et s’épargner un inutile purgatoire de souffrance.

Thibaut Schaller

Journal de 07h

Présenté par Didier Duployer.

Le Journal de 7h [RTS]

Emission spéciale "Arrêt sur Europe", deuxième partie

Emission présentée par Simon Matthey-Doret. Invités: Gianni d’Amato, directeur du Forum suisse pour l’étude des migrations et professeur à l’Université de Neuchâtel, et Pervenche Berès, députée européenne, présidente de la Commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen.

Droit des consommateurs: faut-il permettre les actions collectives?

Le scandale des lasagnes à la viande de cheval. L'annulation controversée du concert de Prince à Genève en 2010. L'affaire des prothèses mammaires défectueuses de la marque PIP. Dans ces trois cas, les entreprises incriminées ont eu de la chance de ne pas être américaines: aux Etats-Unis, elles auraient sans doute été condamnées à verser des milliards en dommages et intérêts. Pourquoi? Parce que l'Amérique a inventé un système connu sous le nom de "class action" ou action collective. Avec ce système, des dizaines de milliers de personnes peuvent recourir ensemble devant un tribunal si elles s'estiment lésées par une entreprise.

La Suisse gagnerait-elle à s'inspirer du modèle de l'action collective? Est-ce qu'on ne risque pas ainsi d'aller vers une judiciarisation de la société?

Le grand avantage de ce modèle, c'est que le consommateur n'a plus à se battre seul face aux grandes firmes, il peut faire valoir ses droits avec beaucoup plus de force. Alors, forcément, on comprend que cela fasse rêver certains en Europe... En France les députés débattent cette semaine d'un projet de loi visant à introduire la possibilité d'actions collectives. Et en Suisse les associations de défense des consommateurs se battent pour que les justiciables puissent avoir le droit de recourir collectivement en justice.  Un projet qui ne séduit pas tout le monde. Il fait peur, très peur même aux entreprises. Elles craignent que l'Europe ne se rapproche d'un modèle américain où la puissance colossale des consommateurs a contribué à affaiblir l'économie.

Journal de 08h00

Présenté par Valérie Droux.

Le Journal de 8h [RTS]