Hautes fréquences

L'émission du 11 mai 2014

Plus d’empathie, moins de violence

Etre conscient de ses propres émotions permet de découvrir celles des autres et de mieux les comprendre. Cela s’appelle l’empathie.

Depuis les années 2000, différents programmes destinés aux enfants ont été mis sur pied pour développer leur capacité d’empathie. Ces expériences menées en classe ou dans des clubs de foot démontrent que la violence diminue au profit d’un esprit d’entraide. 

Enseigner les maths, le français ou l’histoire, cela va de soi. Pourquoi pas la gestion des émotions et l’empathie? Depuis quelques années, dans les pays anglo-saxons, des programmes ont été mis sur pied pour développer les compétences relationnelles des enfants. Ces différentes approches s’appuient, entre autres, sur la communication non-violente de Marshall B. Rosenberg et la méditation pleine conscience de Jon Kabat Zinn.

"Hautes Fréquences" vous emmène d’abord dans une école canadienne qui met en œuvre le programme "Les racines de l’empathie" fondé par Mary Gordon. Durant un an, des enfants de 9 à 11 ans suivent le développement d’un bébé qui vient leur rendre visite tous les mois avec l'un de ses parents. Au travers de cette expérience, les enfants découvrent leurs propres émotions. Ils apprennent également à découvrir les émotions des autres, à comprendre ce qu’un autre peut ressentir.

Une approche du même type a été développée en Angleterre, dans une école de la banlieue de Londres, proche du stade du club de foot Arsenal. Cette classe teste un projet pilote basé sur l’approche "Maître de tes émotions. Attitude: la 5e compétence". Le programme, soutenu par l’UEFA, vise à travailler avec les enfants sur la connaissance et la maîtrise des émotions par le sport. Ce projet a été créé par Mark Milton, le fondateur et l’actuel directeur de la fondation "Education 4 peace".

En Suisse, l’exposition "Ni hérisson, ni paillasson" circule dans les écoles romandes et permet aux élèves de mieux comprendre leur réactions, leurs émotions et de réfléchir à la manière de gérer les conflits.

Si l'école publique n'a pas encore intégré cette "discipline", le Plan d’études romand (PER) dans son intention, prévoit l’enseignement de valeurs telles que la solidarité, la tolérance et l'esprit de coopération.

Catherine Erard a rencontré Delia Mamon, présidente de l’association graines de paix, Olivier Maradan, secrétaire général de la CIIP ( Conférence Intercantonale de l’Instruction publique de la Suisse Romande et du Tessin), et Mark Milton, directeur de la fondation "Education 4 peace".

A noter

L'émission "A vue d'esprit", sur Espace 2, consacre une série d'émissions du 12 au 16 mai 2014 à ce sujet.

Une vague antichrétienne et islamophobe déferle en Israël

Depuis plusieurs semaines, des actes de vandalisme et d'intimidation se multiplient à l'encontre des communautés chrétiennes et musulmanes.

Graffitis appelant à la haine, menaces de mort à l'encontre de l'évêque de Nazareth, actes hostiles à l'armée israélienne, des colons extrémistes et des activistes d'extrême-droite sèment le trouble dans le pays.

Dalia Rabin, la fille du premier ministre Yitzhak Rabin, compare le climat actuel à l'ambiance de haine qui prévalait en 1995 avant l'assassinat de son père. A deux semaines de la venue du Pape François, les évêques catholiques de Terre sainte ont exhorté les autorités à agir avec fermeté.

Mercredi 7 mai 2014, le ministre de la Sécurité intérieure Yitzhak Aharonovitch et sa collègue de la justice, Tzipi Livni, ont tenu une réunion d'urgence pour évoquer des mesures répressives.

Les enjeux et les motivations sont-ils avant tout politiques ou religieux? De quelle marge de manoeuvre dispose le gouvernement? Peut-on trouver des solutions religieuses ou seules les issues politiques sont-elles plausibles?

Autant de questions qui sont posées à Simon Epstein, Professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem et directeur du Centre international de recherche sur l'antisémitisme. Un sujet préparé par Jean-Christophe Emery.

Il y a 50 ans, la Minute Œcuménique (2/8)

La chronique radiophonique la "Minute Œcuménique" a accompagné le réveil des Romands durant de longues années.

Née de l’Exposition Nationale de 64, elle a rendu populaire le terme "œcuménique" en Suisse Romande.

Durant toute l’Exposition nationale de 64 à Lausanne, les visiteurs comme les auditeurs de la radio romande, peuvent entendre prêtres et pasteurs se relayer, à midi pile, pour une courte réflexion existentielle et spirituelle en dehors du carcan confessionnel. C’est le début de la "Minute Œcuménique".

 Réclamée par les auditeurs à la fin de l’Expo, elle va perdurer sur les ondes dans le "Journal du matin". Une minute pour dire une parole qui ne fâche ni les catholiques, ni les protestants, mais qui donne une touche d’espérance aux Romands pour toute leur journée. Ella va accompagner et favoriser le rapprochement entre protestants et catholiques qui se connaissaient fort peu jusqu’ici.

Au fil du temps et de l’évolution du paysage religieux, cette chronique a beaucoup évolué.  Aujourd’hui encore, elle peut se vanter, même si c’est dans un tout autre genre, d’avoir une petite fille, la chronique "Juste Ciel", qui donne un éclairage de l’actualité religieuse à 6h27 sur la Première.

"Hautes Fréquences" vous propose d’ici fin juin de réentendre quelques chroniques de la "Minute Œcuménique" avec le souvenir et l’expertise d’André Kolly, Michel Kocher, journalistes pour RTS religion, et Francis Python, historien.

Une série de chroniques proposées par Evelyne Oberson