Hautes fréquences

L'émission du 30 juin 2013

Padre Pio, la petite main de Dieu

Il est un des saints les plus vénérés de la péninsule italienne et l’objet d’une dévotion mondiale. Padre Pio est considéré par la ferveur populaire comme un thaumaturge, un "sorcier", capable d’accomplir des miracles.

Saint populaire ou charlatan? "Hautes Fréquences" décrypte l’histoire de ce moine capucin.

Né en 1887 à Pietrelcina, en Italie, Francesco Forgione, plus connu sous le nom de Padre Pio est le premier prêtre et l’un des rares hommes à qui l’on attribue des stigmates, blessures analogues à celles infligés au Christ lors de la crucifixion. Doué de bilocation, faiseur de miracles, Padre Pio a été et est toujours l’objet d’un fervent culte.

Depuis le 1er juin 2013, son corps est exposé en permanence dans l’église de San Giovanni Rotondo, dans les Pouilles. Ce sanctuaire accueille des pèlerins du monde entier et est source de revenus pour l’Ordre des capucins.

Avec

Martine Nouaille, journaliste et auteur de "Benedetto, roi d’Italie" (Editions Stock 2011)

Silvia Mancini, anthropologue et professeur associé d’histoire comparée des religions à l’Université de Lausanne. Auteur, pour la Revue de l’histoire des religions, d'un article intitulé: "Mimétisme et rite – de la lamentation à la phénoménologie de Padre Pio".

Le groupe de prière Padre Pio de Sion.


Un sujet proposé par Marie-Claude Cudry.

L’Eglise catholique de Genève coupe dans le sud

L’Eglise catholique de Genève met fin au mandat de la COTMEC, sa Comission Tiers-Monde, et souhaite attribuer ses ressources ailleurs.

"Hautes Fréquences" interroge ce que cela révèle des engagements de l’Église sur les questions de justice sociale et les relations Nord/Sud en compagnie d’un invité.

C’est un couperet qui vient de tomber sur la COTMEC, la Commission Tiers-Monde de l’Eglise catholique de Genève. Cette semaine, elle apprenait la décision de mettre fin à son mandat pour le 31 décembre 2013.

Du côté de la COTMEC, c’est le choc. On dénonce un manque de dialogue préalable. La protestation s’organise. Du côté de l’Eglise catholique, on avance que "la COTMEC n’a plus lieu d’être sous sa forme actuelle", car "les soucis portés par cette commission le sont par d’autres services et organisations comme l’Action de Carême". Les ressources dégagées par cette cession d’activités devraient être attribuées ailleurs.

Depuis 45 ans, la COTMEC interpelle l’Eglise et la société sur les injustices marquant les relations Nord/Sud, les dérives financières ou, plus récemment, les périls écologiques. Elle le fait à travers son bulletin mensuel, des publications et des actions et interventions, notamment auprès des jeunes. Son équipe se compose de deux personnes permanentes à temps partiel (pour un équivalent plein-temps de 90 %) et d’une quinzaine de bénévoles.

Cette décision interroge quant à l’engagement de l’Eglise sur les questions ayant trait au Sud et ses relations avec le Nord, les questions de justice sociale, d’économie et d’écologie. Elle pose aussi la question du repli des Églises cantonales sur des enjeux avant tout locaux, alors que la situation financière de ces institutions se fait de plus en plus douloureuse.

Pour aborder ces questions, "Hautes Fréquences" reçoit Dominique Froidevaux, directeur de Caritas Genève et membre de la COTMEC.

 

Un objet pour dire sa foi (12/12)

Une coupe, une channe, un chapelet, une kippa... autant d'objets qui parlent de la foi des croyants des trois grandes religions monothéistes. Quelle est leur origine? Leur objectif? Leur utilité?

Le pasteur Jean Chollet et le jésuite Albert Longchamp parlent de la sébile, cette sorte de coupe ou de bol en bois qui peut servir à collecter l’argent à l’occasion des célébrations chrétiennes. Regards croisés.

Une chronique proposée par Gabrielle Desarzens.