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L'émission du 7 avril 2013

Voyage dans l'Israël des juifs "ultra"

On les appelle haredim, "ceux qui craignent Dieu": en Israël, les juifs ultra-orthodoxes font beaucoup parler d'eux.

Pour leur refus de servir dans l'armée, d'adhérer à l'idéal sioniste mais aussi pour leur observance stricte des commandements divins et leur style de vie centré sur la Torah.

Chapeaux noirs, barbes et papillotes, les ultra-orthodoxes se distinguent du reste des juifs religieux d'Israël sur de nombreux points, à commencer par leur vision de l'Etat hébreu. Certains estiment que son existence même est un péché, puisqu'il a été créé par l'homme et non par le messie envoyé de Dieu.

Leurs convictions et leur manière de vivre sont un défi pour l'Etat d'Israël. Alors que l'armée est obligatoire, et que la sécurité de l'Etat hébreu repose grandement sur ses capacités militaires, la majorité des ultra-orthodoxes refuse de faire son service militaire, explique Yaïr Sheleg, chercheur à l'Institut pour l'étude de la démocratie en Israël.

Et les familles haredi, très nombreuses, dépendent souvent des aides sociales, la coutume voulant que l'homme étudie tandis que la femme travaille et élève les enfants, comme le raconte Simon Epstein, professeur à l'université hébraïque de Jérusalem.

Si certaines femmes sont fières de ce mode de vie, d'autres comme Hanna Kehat, directrice de l'association "Kolech", décident de quitter la communauté. Une communauté dont l'existence et les aspirations ne sont tournées que vers un but, rappelle le rabbin haredi Mendel Deren: "rendre Dieu heureux".

Curieuse de comprendre ces ultra-religieux qui pourraient bien devenir majoritaires en Israël grâce à leur taux de natalité, Aline Jaccottet est partie à leur rencontre dans les villes israéliennes de Jérusalem et Bnei Brak.

Référence bibliographique

"Au nom de la Torah. Une histoire de l'opposition juive au sionisme", Yakov Rabkin, Presses de l’Université Laval, 2004.

Des ultra-orthodoxes boycottent Yom Hashoah, le jour de commémoration nationale de l’Holocauste en Israël

 

Dimanche, entre église et supermarché

Le dépôt, le 3 avril 2013 à Berne, d’une initiative de "L’Alliance pour le dimanche" relance le débat sur le caractère férié du septième jour.

Des organisations chrétiennes et les syndicats s’activent pour freiner les velléités de libéraliser les horaires du travail dominical.

"Hautes Fréquences" ouvre
le débat: le jour du Seigneur est-il réellement menacé? N’existe-t-il pas
d’autres solutions pour le préserver? Le comité référendaire ne mène-t-il pas
un combat d’arrière-garde?

Les invités de Bernard
Litzler débattent autour de cette question qui dépasse les clivages politiques
et idéologiques.

Mythomane (3/6): Narcisse et Echo

Paul Schubert enseigne le grec l’Université de Genève. Passionné des nombreux mythes charriés par cette culture, persuadé que leur contenu reste éternellement actuel, il nous propose d’en découvrir quelques-uns dans cette chronique intitulée "Mythomane".