Valérie Dentan en compagnie de Gaston Da yanand. [valérie dentan]

Saint Gaston de Calcutta

Coup de projecteur sur un Suisse qui a consacré 40 ans de sa vie aux Indiens. Alors que « Slumdog Millionnaire » triomphe aux Oscars, Gaston Grandjean vit au quotidien la pauvreté indienne.


Slumdog Millionnaire, l'histoire d'un jeune Indien qui
remporte la version indienne de « Qui veut gagner des
millions? », a raflé 8 Oscars dimanche dernier à
Hollywood.


Une récompense qui met en lumière la pauvreté,
mais aussi l'espoir, que vivent de nombreux Indiens
aujourd'hui.

Genevois d'origine, indien d'adoption, Gaston Grandjean - alias
Gaston Dayanand - connaît de très près cette
réalité puisqu'il a passé plus de 40 ans en Inde,
dans la région du Bengale notamment, où il a partagé
la vie quotidienne des bidonvilles et pris de nombreuses
initiatives pour améliorer la vie des autochtones.

Au point que l'écrivain Dominique Lapierre, dans les
années 80 déjà, avait fait de ce créateur de
dispensaires médicaux, de cet inventeur d'œuvres
d'entraide, de cet initiateur de dialogue interreligieux, un des
personnages cardinaux de son best-seller
La cité de la joie, qui a même fait l'objet d'une
adaptation au cinéma par Roland Joffé.

Valérie Dentan a rencontré cet homme de 73 ans,
infirmier et prêtre, pour évoquer sa quête du
bonheur parmi les plus pauvres et revenir sur les étapes
marquantes d'une vie dédiée aux autres avec humilité
et dévouement.


Un entretien complété par l'interview de Fabian
Meylan, un Vaudois qui anime l'association Asha Bengal et qui a
travaillé plusieurs mois avec Gaston Dayanand.