Versus

L'émission du 20 janvier 2017

Flower Power 5/5

La pédagogie au jardin
Depuis quelques années, les écoles romandes installent des bacs de terre et des jardins dans leur parc, leur cour ou sur leur toit, pour y cultiver des fleurs et des légumes avec les élèves. Loin dʹêtre un simple divertissement, le jardinage permet en effet de développer chez lʹenfant de très nombreuses compétences qui ont été mises en évidence dès le dix-huitième siècle par Rousseau et Pestallozi puis au tournant du vingtième siècle par des pédagogues comme Maria Montessori, John Dewey ou Rudolf Steiner.
Pour cultiver le sol, lʹenfant jardinier va devoir mettre sur pied un projet, faire des hypothèses, accepter les imprévus, gérer les risques, expérimenter, accepter les rythmes saisonniers et accepter les échecs. Il va surtout devoir prendre soin de son jardin, jour après jour.
Reportage dans les jardins de lʹécole de la Sallaz avec la classe dʹaccueil de Madame Shabany Zumberi et la classe de 2ème Harmos de Catherine Le Bourhis, ainsi que lʹenseignante et jardinière Claude Zryd.
Et en direct la philosophe Joëlle Zask, auteure de l'ouvrage La démocratie aux champs.
La démocratie aux champs, Joëlle Zask, éditions La découverte 2016
Par Laurence Difélix

Khöömii : les maîtres du chant diphonique

Il nʹy a encore pas si longtemps, le fait de pouvoir seul, sans autre instrument que sa propre voix, émettre plusieurs sons à la fois et articuler une véritable mélodie par dessus un bourdon distinct, relevait presque de la magie. C'est pourtant une des caractéristiques culturelles des peuples qui vivent autour la chaîne montagneuse de l'Altaï, au coeur de l'Asie centrale, dans l'ex-république de Touva et en Mongolie.
Johanni Curtet est musicien et ethnomusicologue, spécialiste du chant diphonique dont il poursuit depuis des années l'apprentissage sur le terrain, en Mongolie, auprès de plusieurs maîtres particulièrement respectés. Il est le co-auteur dʹune Anthologie du khöömii mongol publiée à la fin 2016 chez Buda Musique.

Mazarine Pingeot: "Théa"

Dans ce 10e roman, Mazarine Pingeot se projette dans la peau dʹune jeune femme de 22 ans confrontée au lourd passé de ses proches. Un amant argentin qui a fui la dictature et ne cesse de disparaître et de resurgir et des parents pieds noirs brisés par un deuil et par lʹodieux secret du père. La romancière parvient avec maîtrise à tisser une toile convaincante entre la mémoire argentine et les stigmates de la guerre dʹAlgérie tout en en faisant le portrait troublant dʹune jeune femme amoureuse qui cherche son propre chemin de liberté dans le Paris du président Mitterrand.
Par Anik Schuin
A lire: Mazarine Pingeaot: "Théa", Editions Julliard