Les matinales d'Espace 2

L'émission du 10 décembre 2014

Traduire le rire

Le rire, l'humour, le jeu de mots figurent parmi les choses les plus difficiles à traduire. Du 4 au 7 décembre 2014, le Centre de traduction littéraire de l'Université de Lausanne organisait, à L'Arc à Romainmôtier, un atelier thématique pour les professionnels intitulé "Traduire le rire".

Mireille Descombes s'est invitée parmi ces écrivains passeurs.

Les artistes de la contrefaçon au Théâtre du Loup

Un groupe d'acteurs et d'actrices regardent (en vidéo) des scènes célèbres (Bergman, Caubère, Warlikowski...). Et puis ils essayent de faire la même chose. Ils imitent et essayent de comprendre comment cela marche, comment jouer, danser pour arriver au même résultat: vaste question.

Rencontre avec Christian Geffroy Schlittler, metteur en scène. Un spectacle à voir du 10 au 14 décembre 2014 au Théâtre du Loup à Genève.

On n’est pas des poupées et On n’est pas des super-héros, par Delphine Beauvois et Claire Cantais

Deux livres pour enfants parus aux éditions La ville brûle, deux livres engagés pour lutter contre les stéréotypes avec force et humour. Non, les filles ne jouent pas forcément aux poupées. Oui, elles peuvent se sauver toutes seules et zigouiller les dragons. Non, les garçons n’ont pas forcément envie d’avoir de gros biscotos. Oui, ils peuvent pleurer devant un film émouvant et jouer au papa.

Le texte efficace de Delphine Beauvois est porté par les images extravagantes de Claire Cantais, qui mêle photos et découpages. Une chronique de Céline Cerny.

Natacha Atlas, diva des sables

Certains l'appellent la rose raï du Caire, Natacha Atlas compte parmi les figures marquantes de la world music de ces vingt dernières années.

La chanteuse anglo-égyptienne est en concert ce jeudi 11 décembre 2014 au Forum Meyrin. Elle répond aux questions de Michel Masserey.

Dürrenmatt, l'imaginaire à l'assaut du conformisme (3/5)

Décédé à Neuchâtel, sa ville d'adoption, le 14 décembre 1990, l'écrivain et peintre bernois a élaboré une œuvre marquée par les grandes préoccupations morales de notre dernière modernité.

Ni absurde, ni expressionniste, ni brechtien, son théâtre tente de penser par le grotesque un monde dénué de perspective où l'ordre est désormais en butte au chaos.

L'arme de la comédie

Dürrenmatt jugeait la tragédie, propre au destin des héros jusqu'au romantisme, inadaptée à notre monde collectif. Aussi, a-t-il, dès ses premières pièces, en 1943 choisi la satire et l'écriture grotesque pour dénoncer les situations qui lui paraissaient illusoires, notamment celle de la Suisse, prison au milieu du chaos européen, mais prison où la liberté avait encore quelques mots à dire.

Dürrenmatt à propos de sa pièce "Der Mitmacher" par Patrick Ferla ("Magazine Info", RSR II, 31 mars 1973). Dürrenmatt à l'étranger avec le critique polonais Wojciech Natanason par Catherine Michel et Jo Excoffier ("Sur les scènes du monde", Radio-Genève, 12 décembre 1960).

Par Christian Ciocca et Alexandre Davoine

La réponse du concours

Cornemuse