Les matinales d'Espace 2

L'émission du 10 octobre 2013

Gianni Motti est partout, sauf dans l’expo

Vous ferez comme vous voudrez. Vous pouvez aller à la Salle Crosnier, au Palais de l’Athénée de Genève. Vous tenterez d’y voir une exposition de l’artiste italien Gianni Motti. Il vient de remporter le Prix de la Société des arts de Genève. 50'000 francs, ce n’est pas rien. Pourtant, il n’y a rien à voir, ou presque. Quelques épouvantails dans des bottes de foin. Des cartons d’invitation vous incitant à aller admirer des éclipses, en 1985 déjà, et 2081 si vous êtes encore des nôtres. L’essentiel est ailleurs. En dehors de l’expo. Ou dans le catalogue qui recense toutes ces œuvres qui n’en sont pas, et qui font essaimer l’esprit de Gianni sur l’entier du globe et jusque dans les étoiles. Immodeste et immatériel.

Gianni Motti, salle Crosnier du Palais de l’Athénée, à Genève jusqu’au 27 octobre 2013. Par Martine Béguin.

"Tarab", par la Compagnie 7273

Dix ans déjà que la Compagnie genevoise 7273 arpente les scènes du monde entier. Au fil des années, les chorégraphes Laurence Yadi et Nicolas Cantillon ont offert au public fidèle plus d’une quinzaine de créations. Pour célébrer cette décennie, Laurence Yadi, Nicolas Cantillon et la Compagnie 7273 produisent une nouvelle pièce, "Tarab", avec 10 danseurs et un musicien américain, Sir Richard Bishop.

La première sera présentée à Genève dans la programmation de l'ADC à partir du 9 octobre 2013 puis à Zurich, Lausanne et Lucerne. Rencontre avec Laurence Yadi et Nicolas Cantillon.

Lakmé, Opéra exotique?

L’Inde d’avant Gandhi, l’Inde, son charme et ses mystères, dépeinte par Pierre Loti, incarnée par Lakmé, jeune prêtresse… une partition de Léo Delibes, donnée du 4 au 13 octobre 2013 à l’Opéra de Lausanne.

Retour critique d’Isabelle Carceles.

Jeunesse survoltée au Théâtre du Grütli

Une auteure bien vivante à découvrir d’urgence au Théâtre du Grütli de Genève: deux pièces de Marion Aubert – "Les aventures de Nathalie Nicole Nicole" et "Les Troublions" - y sont présentées jusqu’au 27 octobre 2013 par deux troupes de comédiens survoltés. L’une dirigée avec entrain par Camille Giacobino, l’autre qui signe une mise en scène collective désopilante.

Rire jaune et énergie juvénile décoiffante pour un double spectacle à avaler sans modération. La critique de Pierre Lepori.

Jean Cocteau, des liens étroits avec la Suisse (4/5)

Le soir du 11 octobre 1963, une heure après qu’il eut appris le décès de son amie Édith Piaf, le poète s’éteignait usé par la maladie et le labeur.

Franc-tireur dans plusieurs domaines, Cocteau a joui de son vivant d’une notoriété mondiale dont une réelle estime en Suisse où il séjourna à plusieurs reprises, notamment pour y rencontrer les étudiants lausannois de Belles-Lettres et son ami Ramuz.

Omniprésence d’un mondain

Sacré "Prince des poètes", titre tout de même un peu ronflant, Cocteau, pris d’essoufflement et de maladie, n’en multiplia pas moins ses interventions mondaines dans l’après-guerre au point d’en devenir omniprésent. Président du jury au Festival de Cannes en 1953 puis 54, il en changea les règles. Mais sa notoriété n’assombrit en rien sa réelle gentillesse à l’égard de tous.

Grand entretien avec Cocteau par Antoine Livio (Radio-Lausanne, décembre 1958). Claude Arnaud sur sa biographie de Cocteau par Olivier Barrot ("1 livre 1 jour", France 3, 30 septembre 2003)

Par Bruno Séribat et Christian Ciocca.