Les matinales d'Espace 2

L'émission du 20 mars 2013

La semaine des nominés

La semaine des nominés est une vaste opération de mise en valeur du cinéma suisse, consistant en une série de projections des films nominés, souvent avec leurs réalisateurs, aux Cinémas du Grütli, Genève, du 19 au 24 mars 2013.

Entretien téléphonique avec Joëlle Comé, directrice du service de la culture.

Marcel Vidoudez au Musée historique de Lausanne

Rencontre avec Laurent Golay, directeur du Musée historique de Lausanne à l’occasion de l’exposition "Mon premier fruit: Marcel Vidoudez, illustrateur (1900-1968)".

Focus sur un illustrateur lausannois qui a enchanté des milliers d'enfants avec "Mon premier livre", tout en cultivant un jardin secret. A découvrir jusqu’au 14 avril 2013.

"Wadjda", de Haifaa Al Mansour

En compétition au 27e Festival International du Film de Fribourg, qui se déroule jusqu’au samedi 23 mars 2013, "Wadjda" fait figure d’événement: il s’agit du premier long métrage tourné entièrement en Arabie saoudite - et du premier film de ce pays réalisé par une femme, Haifaa Al Mansour. "Wadjda" raconte l’obstination d’une jeune adolescente qui fera tout pour s’acheter un vélo, un objet strictement interdit aux filles.

Par Raphaële Bouchet.Le film sera dans les salles romandes à partir du 3 avril 2013.

"Cinq jours en Mars"

Que se passe-t-il au printemps 2003 dans le quartier de Shibuya ? Minobe, Azuma, Miffy et Yuki vont au cinéma, écoutent du rock, dansent, se saoulent, manifestent et forniquent au "love hotel". Et pendant ce temps, les Etats-Unis déclenchent leur offensive contre Saddam Hussein.

C’est la première fois qu’est jouée en français cette pièce japonaise de Toshiki Okada. Thierry Sartoretti a goûté cette longue (2h30), mais très malicieuse plongée dans le monde de la jeunesse tokyoïte, où les comédiens-musiciens dirigés par Yvan Rihs content un récit tout en flashback, répétitions et péripéties. A découvrir à Genève, Théâtre du Grütli jusqu’au 7 avril 2013.

Jérôme Meizoz, une mémoire valaisanne (3/5)

A la fois écrivain et sociologue, l’auteur, né en 1967 dans la région de Martigny vient de sortir "Séismes", vingt-quatre récits autour de son enfance et adolescence, évocation sensible du Valais de la fin du siècle dernier.

Depuis une douzaine d’années, Meizoz recompose de livre en livre, dans une langue ramenée à l’essentiel, une mémoire communautaire autour de son village natal au bord du Rhône, entre drame familial et éveil à la vie. Il nous en parle dans la Vieille Ville de Sion, un vendredi, jour de marché.

Mutisme paternel et soupçons d’enfant

Rue de Lombardie à Sion, l’auteur du tout nouveau
"Séismes" plonge dans la sensualité italienne, un baume qu’il a
appliqué lors de nombreux séjours dans la Péninsule. Par contraste, son papa
taiseux, ravivé dans "Père et passe" (En-bas, Le Temps qu’il fait,
2008) légitime une autre manière d’être au monde et entrouvre, chez l’enfant, la
fascination des tabous, des explications mensongères des adultes,  formidable levier de l’écriture dans
"Fantômes" (En-bas, 2010), notamment.

Avec Jérôme Meizoz dans la Vieille-Ville (Sion, 8 mars
2013) avec une touche du film "Amarcord" de Fellini (1973) 

Par Christian Ciocca et
Marc Frochaux