- Touche pas à mon flic - Syrie, dans l'enfer de la répression

L'émission du 17 novembre 2011

Touche pas à mon flic!

Insultes, coups, parfois même, tentatives d’homicide. A la sortie des boîtes ou des stades, ou même parfois lorsqu’ils interviennent dans les disputes conjugales, les policiers sont de plus en plus victimes de menaces et de violences. Que reste-t-il de la peur du gendarme ? Que s’est-il passé pour qu’en moins de 50 ans, l’étoile du policier s’éteigne ? Reportage dans les nuits romandes, où travailler comme policier tient presque de l'héroïsme.

Véhicule en intervention [CHRISTIN Philippe - RTS]

Appelé pour une dispute conjugale à Vevey, le Caporal P. ne s’attendait pas à recevoir 13 coups de couteau d’un mari boucher. Il ne doit sa survie qu’au gilet de protection qu’il avait décidé de porter ce matin-là. Derrière des interventions d’apparence banale, se cache donc parfois le danger.

Mais ces violences extrêmes témoignent d’un malaise plus profond : le citoyen du 21e siècle est devenu plus revendicateur, tandis que le policier doit constamment se justifier. Pour certains, le mouvement de pendule est allé trop loin, nos policiers seraient affaiblis par la menace constante de commettre un abus d’autorité. Exemple avec les protagonistes de l’affaire Bel-Air à Lausanne.

A Zurich, la police a tenté de restaurer par la force le respect de l’uniforme. On voit un cycliste se faire arrêter manu militari pour avoir frôlé le fourgon policier. Mais l’action « tolérance-zéro » a fait long feu. En démocratie, le respect ne s’impose probablement pas, il doit se gagner.

Rediffusion le vendredi 18 novembre 2011 à 0h55 et le lundi 21 novembre 2011 à 14h55 sur TSR2.

  • Générique

    Un reportage de Raphaël Engel
    Image : Jeanne Gerster Son : Emilie Spierer Montage : Patrick Guignet
Bonus de l'émission

Syrie, dans l'enfer de la répression (Disponible 7 jours depuis la Suisse)

Alors que l’on compte déjà plus de 3000 morts en Syrie et que le régime autoritaire semble vaciller, une journaliste libanaise est parvenue à filmer clandestinement la répression au jour le jour. Tortures, exécutions sommaires, tirs dans la foule, enfants kidnappés et démembrés, la Syrie de Bachir el-Assad ressemble à l’enfer, sans qu’il soit possible d’en connaître toute l’ampleur. Ce reportage à couper le souffle lève un coin du voile.

Syrie, dans l'enfer de la répression

Elle s’appelle Sofia Amara. Cette journaliste intrépide est parvenue à pénétrer au cœur d’un des pays les plus fermés au monde, et où se joue le drame quotidien d’une répression sanguinaire, implacable. Damas, Rastan, Homs et Hama, ces noms de ville résonnent comme des lieux de martyr. Les récits effroyables qui en sortent, à l’écart de tous médias, donc de toute vérification, ne donnent qu’une vague idée de ce qui se passe vraiment sous la botte de Bachar Al Assad. C’est dire si le carnet de route de cette journaliste est précieux.

Après d’autres télévisions occidentales, Temps Présent a choisi de montrer ce document rare et courageux, afin de témoigner du drame et du courage des Syriens. Ce film révèle également comment les gardiens de la Révolution iranienne et le Hezbollah libanais participent à la répression.

Rediffusion le vendredi 18 novembre 2011 à 0h55 et le lundi 21 novembre 2011 à 14h55 sur TSR2.

  • Générique

    Un reportage de Sofia Amara