- AVS, racket à l'italienne - Les militantes aux seins nus

L'émission du 26 mai 2011

AVS, racket à l’italienne

Carmine, Ciriaco, Giovanni, Achille. Ils sont venus chez nous travailler dur et se charger des tâches que les Suisses ne voulaient plus effectuer. Pendant 40 ans, ils ont trimé sur les chantiers, dans les restaurants, dans les hôpitaux… Puis, ils sont retournés à la maison, en Italie, pour jouir d’une AVS bien méritée. Mais leur rente AVS, ils n'en touchent que… le tiers ! Enquête sur une arnaque organisée par l’Etat italien, qui concerne 222'000 migrants.

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On les appelait les ritals, les magutes, les piafs, les macaroni ! "Ils", ce sont les premiers travailleurs italiens aujourd'hui arrivés à la retraite. Un tiers environ a choisi de rentrer au pays, un tiers seulement. Ces personnes ont sacrifié leur vie et leur jeunesse, leur santé parfois parce qu'ils ont travaillé dans des conditions souvent pénibles:  industrie, construction, restauration.

Jusqu'en 2002, les travailleurs immigrés en Suisse qui rentraient définitivement en Italie avaient la possibilité de retirer toutes leurs cotisations AVS, le premier pilier. Ils ont donc transféré leur dû dans le système italien, l'INPS, l'Institut National de Prévoyance sociale - l'AVS italien.

222 000 personnes ont sauté sur l'occasion, parce qu'ils pouvaient partir plus vite à la retraite, après 35 ans de cotisations en Suisse. Deux milliards et demi de francs suisses ont été ainsi versé à cet Institut de prévoyance. Oui, plus de deux milliards dans les caisses de l'INPS. Mais l'Italie, par de savants calculs très complexes et abracadabrants, ne restitue que le tiers des rentes à ces retraités. Elle se met dans la poche le 65%. Moralité : beaucoup de ces immigrés, de retour au pays, se retrouvent sur la paille et doivent vivoter en Italie avec des rentes misérables qui leur permettent à peine de subvenir à leurs besoins. Une situation tellement difficile que certains ont décidé de revenir en Suisse, parce que chez nous, ils ont droit à des prestations complémentaires.

Rediffusion le vendredi 27 mai 2011 à 0h25 et le lundi 30 mai 2011 à 15h40 sur TSR2.

  • Générique

    Un reportage de Sabine Kennel
    Image : Pascal Gauss Son : Beat Lambert Montage : Roland Joseph

Les militantes aux seins nus

Elles sont jeunes, sexy, et leurs manifestations seins nus ont fait le tour du monde. En Ukraine, ces militantes qui n'ont pas froid aux yeux multiplient les actions choc contre le pouvoir en place, la corruption et le tourisme sexuel. Belles et fières de l'être, elles n'hésitent pas à utiliser leur corps comme une arme de persuasion massive.

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Le mouvement des militantes de "Femen" provoque, divise et interroge. Leurs détracteurs les qualifient de petites agitatrices à la solde de Vladimir Poutine, de séduisantes conspiratrices au service d’une sexe machine médiatique destinée à promouvoir l’Ukraine à l’étranger et à faire l’apologie du tourisme sexuel, le fléau qu’elles entendent justement combattre.

Face à ces critiques, Alexandra, Anna et Inna, les trois égéries du mouvement, clament leur indépendance et l’importance de leur combat. En dénonçant un scandale sexuel impliquant plusieurs professeurs, elles ont déjà réussi à faire démissionner le recteur de l'Université de Kiev. Les militantes de "Femen" se revendiquent comme les héritières d’un féminisme avant-gardiste et décomplexé. Elles ambitionnent d’entrer bientôt en politique en lançant une liste aux prochaines élections. Elles appellent même à une révolution féministe mondiale en 2017, un clin d'oeil ironique à la révolution d'octobre du siècle dernier.

Rediffusion le vendredi 27 mai 2011 à 0h25 et le lundi 30 mai 2011 à 15h40 sur TSR2.

  • Générique

    Un reportage d'Olivier Kohler et Alain Margot