- S.O.S. avocat ! - Pakistan, les rues de la honte

L'émission du 17 mars 2016

S.O.S Avocat!

Les permanences juridiques ont essaimé dans les villes romandes. Le principe: un temps très court, 15 minutes seulement à Lausanne, par exemple, pour exposer son problème à un avocat breveté. Pour un tarif très bas, des réponses aux questions de droit urgentes: divorce, résiliation de bail, menace de poursuite, différend avec une assurance ou avec un voisin indélicat. Immersion dans deux grosses permanences juridiques romandes.

2016. Temps présent: S.O.S Avocat ! [RTS/CAPTURE D'ECRAN]

Combien sont-ils à n’avoir jamais osé, par crainte, mais plus souvent par manque de moyens, franchir les portes d’une étude d’avocat pour obtenir des informations à des problèmes de droit ? Les permanences juridiques sont nées précisément pour répondre à ces demandes.

Dans ces permanences, des avocats brevetés, membre de l’ordre des avocats de leur canton, répondent aux questions les plus pressantes. Le fonctionnement varie légèrement d’un canton à l’autre, mais le principe général reste le même. Contre une somme modique, on peut y obtenir une consultation juridique qui durera de 15 à 45 minutes.

Une consultation ne permettra certainement pas de résoudre un divorce ou une longue procédure. Mais elle permettra souvent de comprendre comment préserver ses droits, de clarifier une situation, d’établir l’ordre des démarches à entreprendre quand elles sont inévitables. "Temps Présent" s’est plongé pendant plusieurs semaines dans le fonctionnement des permanences de Lausanne et Genève.

Rediffusion le vendredi 18 mars 2016 à 10h30 et le lundi 21 mars 2016 à 15h15 sur RTS Deux.

  • Générique

    Un reportage de Béatrice Bakhti et Maria Pia Mascaro
    Image : Aldo Mugnier Son : Benedikt Fruttiger Montage : Aline Weber

Pakistan, les rues de la honte

C’est la face cachée du Pakistan, grande nation musulmane et puritaine. L’exploitation sexuelle des enfants des rues est un véritable fléau qui touche des milliers de victimes dans l’indifférence générale. La première cause est la frustration sexuelle des hommes. A défaut de pouvoir séduire les femmes, opprimées et confinées chez elles, ils deviennent des prédateurs et s’attaquent aux petits garçons.

Pakistan les rues de la honte

Naheem a 13 ans et vit dans la grande ville de Peshawar, au nord-est du Pakistan. Battu très jeune par son frère, il a fui la maison et est condamné désormais à errer à la gare routière où il vend son corps pour quelques roupies. La plupart de ses clients sont des chauffeurs de bus, de passage dans la ville. Ils profitent de la misère et de la vulnérabilité des enfants des rues, certains garçons âgés de six ans à peine, qu’ils violent à l’arrière de leur véhicule, parfois même en groupe.

Les ONG, les quelques bonnes âmes qui tentent de recueillir ces malheureux mettent en cause l’hypocrisie de la société pakistanaise. Adepte d’un islam intolérant, qui condamne les femmes à une stricte moralité, la société pakistanaise a engendré une génération d’hommes frustrés sexuellement, qui reporte ses pulsions sur les plus faibles, ces petits garçons miséreux, qui n’ont pas d’autre choix pour survivre. Fait rare, ce reportage édifiant donne aussi la parole aux abuseurs.

Rediffusion le vendredi 18 mars 2016 à 10h30 et le lundi 21 mars 2016 à 15h15 sur RTS Deux.

  • Un reportage de Mohammed Ali Naqvi