- Frontaliers Suisses et clandestins - Cherche main-d'oeuvre à tout prix

L'émission du 27 mars 2014

Frontaliers suisses, profiteurs et clandestins

Ils viennent de Suisse, sont de simples citoyens, des fonctionnaires de l’Etat et même parfois des politiciens. 20% à 25% des Suisses qui habitent de l’autre côté de la frontière française sont des clandestins ou des semi-clandestins.

Frontaliers suisses  profiteurs et clandestins

Pour profiter des prix bas en France tout en continuant à bénéficier des assurances sociales suisses, ils habitent dans l’Hexagone, mais sur leurs papiers, ils sont toujours domiciliés en Suisse. Les maires des communes riveraines, confrontés à la crise, s’insurgent. Les fraudeurs ne paient pas leurs impôts et engendrent des coûts. Dans une région où les salaires de 1600 francs ne sont pas rares, leur comportement de nantis menace la cohésion sociale.

Rediffusion le vendredi 28 mars 2014 à 1h20 et le lundi 31 mars 2014 à 15h45 sur RTS Deux.

  • Générique

    Un reportage de Noël Tortajada et Anne-Frédérique Widmann
    Image : Olivier Kunz Son : Christophe Jaquier Montage : Valérie Wacker
Bonus de l'émission

Bonus vidéo: "La France devrait créer un registre"

Interview de François Longchamp, président du Conseil d'Etat genevois, à propos de la problématique des frontaliers.


Bonus vidéo: "Ma proposition de loi vise à faire émerger l'esprit civique des gens"

Virginie Duby-Muller, députée UMP de Haute-Savoie.


Sur la même thématique: <BR> L'esprit des frontières

Sans refaire le débat sur la votation du 9 février 2013, si nous prenions un peu de recul et que nous cherchions à voir ce qui se joue dans l'idée même de frontière, que verrions-nous? Emission babylone, Espace 2, 24.03.2014.


Le blues des frontaliers suisses

C’est la soupe à la grimace pour les Suisses qui ont choisi d’habiter en France. Dans la cible du gouvernement français, la vie va leur coûter de plus en plus cher dans le pays voisin. Mise au Point, 8 décembre 2013.


Les nouveaux colons de l’Arc lémanique

Qu’y a-t-il de pire qu’une masse d’immigrés sans argent? Réponse: une masse d’immigrés qui gagnent plus que vous! En dix ans, Genève et la région lémanique ont changé d’univers. La ville internationale est devenue un parc à multinationales, déversant sur les deux rives une nouvelle population, argentée et bien formée. Plongée dans le drame de la prospérité. Temps présent, 29 septembre 2011.

Cherche main-d’œuvre, à tout prix

Depuis quelques années, les pays d’Europe se livrent une guerre sans merci pour attirer sur leur sol le personnel diplômé et formé. Ainsi la Bavière tente-t-elle de faire revenir au pays ses cadres les mieux formés émigrés à travers le monde. La Suisse n’échappe au phénomène, mais a choisi une autre méthode: dans le domaine de la santé par exemple, des recruteurs suisses sillonnent l’Europe à la recherche de cette denrée toujours plus rare: le personnel soignant, du médecin à l’aide-soignante.

Cherche main d'oeuvre à tout prix. [Anne Kearney - RTS]

Temps Présent a suivi une équipe du CHUV jusqu’en Belgique, où ces envoyés spéciaux d’un nouveau genre font la chasse au personnel soignant dont les hôpitaux ont tant besoin. Mais cette rude concurrence n’est pas sans effet pervers sur les pays d’origine de ces immigrés et sur les régions proches de la Suisse.

A Pontarlier, à deux pas de la frontière franco-suisse, les responsables se désespèrent de retenir le personnel qu’ils forment, attiré par les mirobolants salaires suisses. C’est donc ailleurs qu’ils iront chercher le personnel qui leur manque, en Afrique du Nord, au Portugal. C’est ce qu’on appelle l’«effet domino», qui voit circuler les salariés d’un pays à l’autre à la recherche de meilleures conditions de vie, et pas seulement dans le domaine de la santé. En votant «oui» le 9 février dernier, les Suisses ont dit leur réticence à ce modèle d’un marché du travail ouvert de 500 millions de personnes, de la concurrence de tous avec tous. Dans un pays qui vieillit, quelles seront les conséquences de ce vote pour nos EMS et nos hôpitaux, avides de main-d’œuvre?

Rediffusion le vendredi 28 mars 2014 à 1h20 et le lundi 31 mars 2014 à 15h45 sur RTS Deux.

  • Générique

    Un reportage de Florence Fernex et Michel Zendali
    Image : Walter Hug Son : Beat Lambert Montage : Maya Schmid