Danse avec les pierres - Bienvenue en République!

L'émission du 23 octobre 2015

Certains ont fait des toits leur territoire, comme Flavia et Thierry dont les chemins se sont croisés un peu par hasard et qui exercent le même métier, celui de couvreur de toits en pierres. D'autres ont choisi de faire d'un bout de territoire une véritable république, une micro-nation comme il en existe 400 de par le monde. Bienvenue en République du Saugeais ! Quant aux présentations, elles se déclinent cette semaine à vélo, au fil du Rhône, entre Jons et Lyon.

Danse avec les pierres

Flavia et Thierry travaillent tous deux sur les toits en pierres. Elle vient du Tessin et lui de Fribourg. Leurs chemins se croisent, un peu par hasard, il y a une quinzaine d’année en Valais. Ensemble ils apprennent, sur le tas et sur les toits, le métier de couvreur de toits en pierres. Il y a huit ans, ils quittent la plaine du Rhône pour s’installer à Mase, petit village du Val d’Hérens, où ils trouvent un équilibre entre vie professionnelle, sociale et personnelle.

Un reportage de Pascal Magnin

 

Bienvenue en République du Saugeais!

La République du Saugeais, c’est un territoire coincé entre Pontarlier et Morteau, le long de la frontière suisse. C’est une république avec une Présidente, qui frappe sa propre monnaie et qui est gardée par des douaniers plus vrais que nature. La République du Saugeais, c’est surtout un territoire emprunt de simplicité, de convivialité et d’une bonne dose d’humour. Ses habitants l’ont bien compris et cultivent avec finesse leur différence.

Un reportage de Romain Guélat

Danse avec les pierres

Flavia et Thierry travaillent tous deux sur les toits en pierres. Elle vient du Tessin et lui de Fribourg. Leurs chemins se croisent, un peu par hasard, il y a une quinzaine d’année en Valais. Ensemble ils apprennent, sur le tas et sur les toits, le métier de couvreur de toits en pierres. Il y a huit ans, ils quittent la plaine du Rhône pour s’installer à Mase, petit village du Val d’Hérens, où ils trouvent un équilibre entre vie professionnelle, sociale et personnelle.

Flavia est probablement la seule femme à travailler sur les toits en pierres dans la région. Malgré son gabarit "poids plume", et grâce à sa force de caractère, elle a su s’imposer sur les chantiers et gagner le respect de ses pairs. Née entre deux carrières près de Bellinzone, la pierre a toujours été sa passion.

Mais comme, de l’avis de ses proches, ce n’était pas un métier pour une femme, elle se tourne, en deuxième choix, vers la lithographie et l’apprentissage de la fabrication de livres d’art en Italie. C’est grâce à la rencontre, en Valais, de Sixt, couvreur lui-même, qu’elle pourra enfin réaliser son rêve de monter sur les toits et manipuler ces plaques qui sont souvent plus lourdes qu’elle.

Jeune, Thierry était un gymnaste prometteur. Mais la compétition ne lui convient guère et c’est tout naturellement qu’il se lance dans l’acrobatie et l’école du cirque. Avec ses aptitudes physiques et la rencontre avec Flavia et Sixt, il se forme également à la construction de toits en pierres.

Ensemble ils travailleront plusieurs années du côté de Crans-Montana jusqu'à ce que Thierry rencontre le guide et entrepreneur André Georges avec qui il travaille depuis dans la région d’Evolène. "Le toit c’est un espace assez confiné, alors pour préserver notre couple, nous avons mis le Rhône entre nous. Aujourd’hui on a chacun sa région.", plaisante Thierry.

A Mase, ils se sont aménagés une vie sur mesure. "C’est une vie assez simple, proche des gens et de la nature. Pour nous c’est ça le vrai luxe !", conclue Thierry.

Un reportage de Pascal Magnin

Bienvenue en République du Saugeais!

La République du Saugeais, c’est un territoire coincé entre Pontarlier et Morteau, le long de la frontière suisse. C’est une république avec une Présidente, qui frappe sa propre monnaie et qui est gardée par des douaniers plus vrais que nature. La République du Saugeais, c’est surtout un territoire emprunt de simplicité, de convivialité et d’une bonne dose d’humour. Ses habitants l’ont bien compris et cultivent avec finesse leur différence.

Comprenant 11 communes du département du Doubs, la République du Saugeais s’étend de Pontarlier à Morteau, le long de la frontière suisse. Cette république folklorique était autrefois recouverte de forêts. Au XIIème siècle, le Sire de Joux, seigneur de la contrée, fit don du Saugeais à l’Archevêque de Besançon, qui appela des moines de Saint-Maurice en Valais ainsi des familles savoyardes pour défricher la région et construire l’Abbaye de Montbenoît.

Ces gens venus d’ailleurs apportèrent leurs traditions, leur patois et formèrent peu à peu le peuple du Saugeais, fort d’une identité et d’un caractère bien trempés. Quelques siècles plus tard, en 1947, le Préfet du Doubs, en visite à Montbenoît, déjeune à l’Auberge de l'Abbaye, tenue à l’époque par Monsieur et Madame Pourchet.

Jérôme Binétruy, guide et musicien, République du Saugeais (Photo Romain Guélat) [Romain Guélat - RTS]Pour plaisanter, Georges Pourchet demande au Préfet s’il a son "laissez-passer" pour circuler dans la République du Saugeais. Le Préfet lui répond que s’il s’agit d’une République, il lui faut un Président et nomme Georges Pourchet Président de la République libre du Saugeais!
Plus tard, en 1972, c’est son épouse Gabrielle qui reprend la Présidence. C’est elle qui développe alors l’image de la vraie-fausse république : présence  aux cérémonies officielles, militaires et religieuses ; établissement des fausses douanes et du laissez-passer ; nomination d’un gouvernement. Depuis son décès en 2005, c’est sa fille Georgette Bertin-Pourchet qui dirige la République.

L’équipe de "Passe-moi les Jumelles" s’est rendue dans la République du Saugeais (après avoir obtenu le fameux laissez-passer !) ; elle est partie à la découverte de ses paysages et à la rencontre de ses habitants, réputés pour leur accueil, leur humour et leur convivialité.

Un reportage de Romain Guélat

En plus...

Flavia est probablement la seule femme à travailler sur les toits en pierres dans la région. Malgré son gabarit "poids plume", et grâce à sa force de caractère, elle a su s’imposer sur les chantiers et gagner le respect de ses pairs. Née entre deux carrières près de Bellinzone, la pierre a toujours été sa passion.

Mais comme, de l’avis de ses proches, ce n’était pas un métier pour une femme, elle se tourne, en deuxième choix, vers la lithographie et l’apprentissage de la fabrication de livres d’art en Italie. C’est grâce à la rencontre, en Valais, de Sixt, couvreur lui-même, qu’elle pourra enfin réaliser son rêve de monter sur les toits et manipuler ces plaques qui sont souvent plus lourdes qu’elle.

Jeune, Thierry était un gymnaste prometteur. Mais la compétition ne lui convient guère et c’est tout naturellement qu’il se lance dans l’acrobatie et l’école du cirque. Avec ses aptitudes physiques et la rencontre avec Flavia et Sixt, il se forme également à la construction de toits en pierres.

Ensemble ils travailleront plusieurs années du côté de Crans-Montana jusqu'à ce que Thierry rencontre le guide et entrepreneur André Georges avec qui il travaille depuis dans la région d’Evolène. "Le toit c’est un espace assez confiné, alors pour préserver notre couple, nous avons mis le Rhône entre nous. Aujourd’hui on a chacun sa région.", plaisante Thierry.

A Mase, ils se sont aménagés une vie sur mesure. "C’est une vie assez simple, proche des gens et de la nature. Pour nous c’est ça le vrai luxe !", conclue Thierry.

Un reportage de Pascal Magnin

Danse avec les pierres

Flavia et Thierry travaillent tous deux sur les toits en pierres. Elle vient du Tessin et lui de Fribourg. Leurs chemins se croisent, un peu par hasard, il y a une quinzaine d’année en Valais. Ensemble ils apprennent, sur le tas et sur les toits, le métier de couvreur de toits en pierres. Il y a huit ans, ils quittent la plaine du Rhône pour s’installer à Mase, petit village du Val d’Hérens, où ils trouvent un équilibre entre vie professionnelle, sociale et personnelle.

Flavia est probablement la seule femme à travailler sur les toits en pierres dans la région. Malgré son gabarit "poids plume", et grâce à sa force de caractère, elle a su s’imposer sur les chantiers et gagner le respect de ses pairs. Née entre deux carrières près de Bellinzone, la pierre a toujours été sa passion.

Mais comme, de l’avis de ses proches, ce n’était pas un métier pour une femme, elle se tourne, en deuxième choix, vers la lithographie et l’apprentissage de la fabrication de livres d’art en Italie. C’est grâce à la rencontre, en Valais, de Sixt, couvreur lui-même, qu’elle pourra enfin réaliser son rêve de monter sur les toits et manipuler ces plaques qui sont souvent plus lourdes qu’elle.

Jeune, Thierry était un gymnaste prometteur. Mais la compétition ne lui convient guère et c’est tout naturellement qu’il se lance dans l’acrobatie et l’école du cirque. Avec ses aptitudes physiques et la rencontre avec Flavia et Sixt, il se forme également à la construction de toits en pierres.

Ensemble ils travailleront plusieurs années du côté de Crans-Montana jusqu'à ce que Thierry rencontre le guide et entrepreneur André Georges avec qui il travaille depuis dans la région d’Evolène. "Le toit c’est un espace assez confiné, alors pour préserver notre couple, nous avons mis le Rhône entre nous. Aujourd’hui on a chacun sa région.", plaisante Thierry.

A Mase, ils se sont aménagés une vie sur mesure. "C’est une vie assez simple, proche des gens et de la nature. Pour nous c’est ça le vrai luxe !", conclue Thierry.

Un reportage de Pascal Magnin

Bienvenue en République du Saugeais!

La République du Saugeais, c’est un territoire coincé entre Pontarlier et Morteau, le long de la frontière suisse. C’est une république avec une Présidente, qui frappe sa propre monnaie et qui est gardée par des douaniers plus vrais que nature. La République du Saugeais, c’est surtout un territoire emprunt de simplicité, de convivialité et d’une bonne dose d’humour. Ses habitants l’ont bien compris et cultivent avec finesse leur différence.

Comprenant 11 communes du département du Doubs, la République du Saugeais s’étend de Pontarlier à Morteau, le long de la frontière suisse. Cette république folklorique était autrefois recouverte de forêts. Au XIIème siècle, le Sire de Joux, seigneur de la contrée, fit don du Saugeais à l’Archevêque de Besançon, qui appela des moines de Saint-Maurice en Valais ainsi des familles savoyardes pour défricher la région et construire l’Abbaye de Montbenoît.

Ces gens venus d’ailleurs apportèrent leurs traditions, leur patois et formèrent peu à peu le peuple du Saugeais, fort d’une identité et d’un caractère bien trempés. Quelques siècles plus tard, en 1947, le Préfet du Doubs, en visite à Montbenoît, déjeune à l’Auberge de l'Abbaye, tenue à l’époque par Monsieur et Madame Pourchet.

Jérôme Binétruy, guide et musicien, République du Saugeais (Photo Romain Guélat) [Romain Guélat - RTS]Pour plaisanter, Georges Pourchet demande au Préfet s’il a son "laissez-passer" pour circuler dans la République du Saugeais. Le Préfet lui répond que s’il s’agit d’une République, il lui faut un Président et nomme Georges Pourchet Président de la République libre du Saugeais!
Plus tard, en 1972, c’est son épouse Gabrielle qui reprend la Présidence. C’est elle qui développe alors l’image de la vraie-fausse république : présence  aux cérémonies officielles, militaires et religieuses ; établissement des fausses douanes et du laissez-passer ; nomination d’un gouvernement. Depuis son décès en 2005, c’est sa fille Georgette Bertin-Pourchet qui dirige la République.

L’équipe de "Passe-moi les Jumelles" s’est rendue dans la République du Saugeais (après avoir obtenu le fameux laissez-passer !) ; elle est partie à la découverte de ses paysages et à la rencontre de ses habitants, réputés pour leur accueil, leur humour et leur convivialité.

Un reportage de Romain Guélat

En plus...

Comprenant 11 communes du département du Doubs, la République du Saugeais s’étend de Pontarlier à Morteau, le long de la frontière suisse. Cette république folklorique était autrefois recouverte de forêts. Au XIIème siècle, le Sire de Joux, seigneur de la contrée, fit don du Saugeais à l’Archevêque de Besançon, qui appela des moines de Saint-Maurice en Valais ainsi des familles savoyardes pour défricher la région et construire l’Abbaye de Montbenoît.

Ces gens venus d’ailleurs apportèrent leurs traditions, leur patois et formèrent peu à peu le peuple du Saugeais, fort d’une identité et d’un caractère bien trempés. Quelques siècles plus tard, en 1947, le Préfet du Doubs, en visite à Montbenoît, déjeune à l’Auberge de l'Abbaye, tenue à l’époque par Monsieur et Madame Pourchet.

Jérôme Binétruy, guide et musicien, République du Saugeais (Photo Romain Guélat) [Romain Guélat - RTS]Pour plaisanter, Georges Pourchet demande au Préfet s’il a son "laissez-passer" pour circuler dans la République du Saugeais. Le Préfet lui répond que s’il s’agit d’une République, il lui faut un Président et nomme Georges Pourchet Président de la République libre du Saugeais!
Plus tard, en 1972, c’est son épouse Gabrielle qui reprend la Présidence. C’est elle qui développe alors l’image de la vraie-fausse république : présence  aux cérémonies officielles, militaires et religieuses ; établissement des fausses douanes et du laissez-passer ; nomination d’un gouvernement. Depuis son décès en 2005, c’est sa fille Georgette Bertin-Pourchet qui dirige la République.

L’équipe de "Passe-moi les Jumelles" s’est rendue dans la République du Saugeais (après avoir obtenu le fameux laissez-passer !) ; elle est partie à la découverte de ses paysages et à la rencontre de ses habitants, réputés pour leur accueil, leur humour et leur convivialité.

Un reportage de Romain Guélat

Bonus de l'émission

Danse avec les pierres

Flavia et Thierry travaillent tous deux sur les toits en pierres. Elle vient du Tessin et lui de Fribourg. Leurs chemins se croisent, un peu par hasard, il y a une quinzaine d’année en Valais. Ensemble ils apprennent, sur le tas et sur les toits, le métier de couvreur de toits en pierres. Il y a huit ans, ils quittent la plaine du Rhône pour s’installer à Mase, petit village du Val d’Hérens, où ils trouvent un équilibre entre vie professionnelle, sociale et personnelle.

Flavia est probablement la seule femme à travailler sur les toits en pierres dans la région. Malgré son gabarit "poids plume", et grâce à sa force de caractère, elle a su s’imposer sur les chantiers et gagner le respect de ses pairs. Née entre deux carrières près de Bellinzone, la pierre a toujours été sa passion.

Mais comme, de l’avis de ses proches, ce n’était pas un métier pour une femme, elle se tourne, en deuxième choix, vers la lithographie et l’apprentissage de la fabrication de livres d’art en Italie. C’est grâce à la rencontre, en Valais, de Sixt, couvreur lui-même, qu’elle pourra enfin réaliser son rêve de monter sur les toits et manipuler ces plaques qui sont souvent plus lourdes qu’elle.

Jeune, Thierry était un gymnaste prometteur. Mais la compétition ne lui convient guère et c’est tout naturellement qu’il se lance dans l’acrobatie et l’école du cirque. Avec ses aptitudes physiques et la rencontre avec Flavia et Sixt, il se forme également à la construction de toits en pierres.

Ensemble ils travailleront plusieurs années du côté de Crans-Montana jusqu'à ce que Thierry rencontre le guide et entrepreneur André Georges avec qui il travaille depuis dans la région d’Evolène. "Le toit c’est un espace assez confiné, alors pour préserver notre couple, nous avons mis le Rhône entre nous. Aujourd’hui on a chacun sa région.", plaisante Thierry.

A Mase, ils se sont aménagés une vie sur mesure. "C’est une vie assez simple, proche des gens et de la nature. Pour nous c’est ça le vrai luxe !", conclue Thierry.

Un reportage de Pascal Magnin

Bienvenue en République du Saugeais!

La République du Saugeais, c’est un territoire coincé entre Pontarlier et Morteau, le long de la frontière suisse. C’est une république avec une Présidente, qui frappe sa propre monnaie et qui est gardée par des douaniers plus vrais que nature. La République du Saugeais, c’est surtout un territoire emprunt de simplicité, de convivialité et d’une bonne dose d’humour. Ses habitants l’ont bien compris et cultivent avec finesse leur différence.

Comprenant 11 communes du département du Doubs, la République du Saugeais s’étend de Pontarlier à Morteau, le long de la frontière suisse. Cette république folklorique était autrefois recouverte de forêts. Au XIIème siècle, le Sire de Joux, seigneur de la contrée, fit don du Saugeais à l’Archevêque de Besançon, qui appela des moines de Saint-Maurice en Valais ainsi des familles savoyardes pour défricher la région et construire l’Abbaye de Montbenoît.

Ces gens venus d’ailleurs apportèrent leurs traditions, leur patois et formèrent peu à peu le peuple du Saugeais, fort d’une identité et d’un caractère bien trempés. Quelques siècles plus tard, en 1947, le Préfet du Doubs, en visite à Montbenoît, déjeune à l’Auberge de l'Abbaye, tenue à l’époque par Monsieur et Madame Pourchet.

Jérôme Binétruy, guide et musicien, République du Saugeais (Photo Romain Guélat) [Romain Guélat - RTS]Pour plaisanter, Georges Pourchet demande au Préfet s’il a son "laissez-passer" pour circuler dans la République du Saugeais. Le Préfet lui répond que s’il s’agit d’une République, il lui faut un Président et nomme Georges Pourchet Président de la République libre du Saugeais!
Plus tard, en 1972, c’est son épouse Gabrielle qui reprend la Présidence. C’est elle qui développe alors l’image de la vraie-fausse république : présence  aux cérémonies officielles, militaires et religieuses ; établissement des fausses douanes et du laissez-passer ; nomination d’un gouvernement. Depuis son décès en 2005, c’est sa fille Georgette Bertin-Pourchet qui dirige la République.

L’équipe de "Passe-moi les Jumelles" s’est rendue dans la République du Saugeais (après avoir obtenu le fameux laissez-passer !) ; elle est partie à la découverte de ses paysages et à la rencontre de ses habitants, réputés pour leur accueil, leur humour et leur convivialité.

Un reportage de Romain Guélat

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Les faux douaniers de la République du Saugeais. [RTS]

Danse avec les pierres

Flavia et Thierry travaillent tous deux sur les toits en pierres. Elle vient du Tessin et lui de Fribourg. Leurs chemins se croisent, un peu par hasard, il y a une quinzaine d’année en Valais. Ensemble ils apprennent, sur le tas et sur les toits, le métier de couvreur de toits en pierres. Il y a huit ans, ils quittent la plaine du Rhône pour s’installer à Mase, petit village du Val d’Hérens, où ils trouvent un équilibre entre vie professionnelle, sociale et personnelle.

Flavia est probablement la seule femme à travailler sur les toits en pierres dans la région. Malgré son gabarit "poids plume", et grâce à sa force de caractère, elle a su s’imposer sur les chantiers et gagner le respect de ses pairs. Née entre deux carrières près de Bellinzone, la pierre a toujours été sa passion.

Mais comme, de l’avis de ses proches, ce n’était pas un métier pour une femme, elle se tourne, en deuxième choix, vers la lithographie et l’apprentissage de la fabrication de livres d’art en Italie. C’est grâce à la rencontre, en Valais, de Sixt, couvreur lui-même, qu’elle pourra enfin réaliser son rêve de monter sur les toits et manipuler ces plaques qui sont souvent plus lourdes qu’elle.

Jeune, Thierry était un gymnaste prometteur. Mais la compétition ne lui convient guère et c’est tout naturellement qu’il se lance dans l’acrobatie et l’école du cirque. Avec ses aptitudes physiques et la rencontre avec Flavia et Sixt, il se forme également à la construction de toits en pierres.

Ensemble ils travailleront plusieurs années du côté de Crans-Montana jusqu'à ce que Thierry rencontre le guide et entrepreneur André Georges avec qui il travaille depuis dans la région d’Evolène. "Le toit c’est un espace assez confiné, alors pour préserver notre couple, nous avons mis le Rhône entre nous. Aujourd’hui on a chacun sa région.", plaisante Thierry.

A Mase, ils se sont aménagés une vie sur mesure. "C’est une vie assez simple, proche des gens et de la nature. Pour nous c’est ça le vrai luxe !", conclue Thierry.

Un reportage de Pascal Magnin

Bienvenue en République du Saugeais!

La République du Saugeais, c’est un territoire coincé entre Pontarlier et Morteau, le long de la frontière suisse. C’est une république avec une Présidente, qui frappe sa propre monnaie et qui est gardée par des douaniers plus vrais que nature. La République du Saugeais, c’est surtout un territoire emprunt de simplicité, de convivialité et d’une bonne dose d’humour. Ses habitants l’ont bien compris et cultivent avec finesse leur différence.

Comprenant 11 communes du département du Doubs, la République du Saugeais s’étend de Pontarlier à Morteau, le long de la frontière suisse. Cette république folklorique était autrefois recouverte de forêts. Au XIIème siècle, le Sire de Joux, seigneur de la contrée, fit don du Saugeais à l’Archevêque de Besançon, qui appela des moines de Saint-Maurice en Valais ainsi des familles savoyardes pour défricher la région et construire l’Abbaye de Montbenoît.

Ces gens venus d’ailleurs apportèrent leurs traditions, leur patois et formèrent peu à peu le peuple du Saugeais, fort d’une identité et d’un caractère bien trempés. Quelques siècles plus tard, en 1947, le Préfet du Doubs, en visite à Montbenoît, déjeune à l’Auberge de l'Abbaye, tenue à l’époque par Monsieur et Madame Pourchet.

Jérôme Binétruy, guide et musicien, République du Saugeais (Photo Romain Guélat) [Romain Guélat - RTS]Pour plaisanter, Georges Pourchet demande au Préfet s’il a son "laissez-passer" pour circuler dans la République du Saugeais. Le Préfet lui répond que s’il s’agit d’une République, il lui faut un Président et nomme Georges Pourchet Président de la République libre du Saugeais!
Plus tard, en 1972, c’est son épouse Gabrielle qui reprend la Présidence. C’est elle qui développe alors l’image de la vraie-fausse république : présence  aux cérémonies officielles, militaires et religieuses ; établissement des fausses douanes et du laissez-passer ; nomination d’un gouvernement. Depuis son décès en 2005, c’est sa fille Georgette Bertin-Pourchet qui dirige la République.

L’équipe de "Passe-moi les Jumelles" s’est rendue dans la République du Saugeais (après avoir obtenu le fameux laissez-passer !) ; elle est partie à la découverte de ses paysages et à la rencontre de ses habitants, réputés pour leur accueil, leur humour et leur convivialité.

Un reportage de Romain Guélat

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