Antarctique, ma planète blanche

L'émission du 1 novembre 2013

Antarctique, ma planète blanche

Paju termine cette saison en mettant le cap sur l'Antarctique, un monde à part, une planète sur la planète. Et c'est une photographe, d'origine tessinoise, Daisy Gilardini, qui nous servira de guide. Cette dernière n'hésite pas à affronter des conditions extrêmes pour ramener des images et immortaliser ces paysages à la beauté pure et à l'équilibre fragile… C'est un message que tente aussi de véhiculer le jardin botanique de Neuchâtel, niché au creux du Vallon de l'Ermitage.

C'est avec un appareil photo que Daisy Gilardini saisit la beauté pure des paysages polaires et de la vie sauvage, afin de témoigner de leur fragilité. [Daisy Gilardin]

La fièvre des pôles, Daisy Gilardini l’a attrapée dans son Tessin natal. Elle est encore enfant lorsqu’elle reçoit en cadeau un petit phoque en peluche et depuis, le désir de voir les immensités glacées ne l’a plus quittée. Mais il lui faudra attendre.

Daisy Gilardini. [RTS]Partageant son temps entre un emploi de comptable et sa passion du voyage, c’est à 39 ans qu’elle découvre enfin, envoûtée, la pureté majestueuse de l’Antarctique. Depuis, Daisy n’a de cesse d’y retourner, accompagnée par David, son mari aquarelliste.  Mais ce n’est pas qu’avec les yeux qu’elle parcourt maintenant les lieux les plus sauvages de la planète.
Venue à la photographie un peu par hasard, rare femme à affronter des conditions extrêmes pour en ramener des images, c’est avec son appareil que Daisy saisit la beauté pure des paysages polaires et les mystères de la vie sauvage, pour mieux témoigner de leur fragilité. Et pour cela, elle a dû changer de vie…

Un reportage d'Antoine Plantevin

Jardin botanique de Neuchâtel

Niché au creux du vallon de l’Ermitage que protège des regards une forêt de chênes et de tilleuls, préservé des nuisances de la ville, pourtant à deux pas de là, le jardin botanique de Neuchâtel est une perle. Peut-être parce que l’homme s’y est installé d’une manière délicate, laissant une belle part à la végétation naturelle du pied du Jura.

Jardin à la française, lieu d'expositions à thème. [Thibaut Kahlbacher - RTS]

Ce coin de nature perché sur les hauteurs de la ville, à seulement 15 minutes à pied de la gare, offre tout d’abord un cadre propice à la flânerie, mais constitue surtout un lieu tourné vers l’éducation à l’environnement ; on y trouve d’ailleurs quantité d’informations, sous forme de panneaux explicatifs ou de feuillets mis à disposition du public. Quant aux thèmes abordés, il y en a pour tout un chacun, que l’on s’intéresse au jardinage avec quelques astuces potagères, aux plantes avec l’histoire de leur évolution ou aux questions environnementales qui impliquent les relations de l’homme à la nature.


Mais ce côté pédagogique s’inscrit tout en douceur dans ce décor bucolique, tout comme les collections botaniques. D’autant plus que la villa de maître du 19ème siècle de l’ancien propriétaire des lieux et son arboretum confèrent à l’ensemble un charme indéniable. Ici, toute est beauté et harmonie. Pas étonnant qu’on se surprend très vite à oublier la ville en contrebas, à ne se laisser guider que par la douce errance du sentier qui serpente au creux du vallon.

Suivez le guide!

Blaise Mulhauser est l’un des deux directeurs du jardin botanique depuis deux ans. Un poste dont il assumera seul la responsabilité à partir de janvier 2014.

Blaise Mulhauser, codirecteur du jardin. [RTS]Biologiste de formation, sa carrière a plutôt jusqu’à maintenant été orientée du côté de la zoologie, à travers son engagement notamment sur le site de la Grande Cariçaie, puis en tant que responsable de la collection des vertébrés au Musée d’histoire naturelle de Neuchâtel.
Pas étonnant qu’aujourd’hui, il a à cœur de montrer dans ce jardin de quelle manière les plantes interagissent avec les animaux et comment l'homme de son côté se comporte avec son environnement.

  • Infos pratiques

    Le Jardin botanique de l’Université et de la Ville de Neuchâtel accueille les visiteurs au vallon de l’Ermitage tous les jours de la semaine, de 9 à 20 heures du 1er avril au 30 septembre, puis de 9 à 17 heures du 1er octobre au 31 mars. L’entrée est libre.



    Jardin botanique, Pertuis-du-Sault 58, 2000 Neuchâtel


    Tel : 032 718 23 50