Les pinceaux de La Poya - Gaby la brocante

L'émission du 13 septembre 2013

Pour certains, la vie est une quête, comme pour ces peintres de Poya qui ne se lassent pas de peindre toujours le même sujet ou alors chez ces brocanteurs jurassiens qui continuent sans relâche de chasser la pièce qu’ils n’ont pas encore ajoutée à leur collection… Pour William Aviolat, le jardinier du Jardin botanique de Saint-Triphon, cette quête semble sans limites. En témoigne l’oeuvre accomplie depuis plus de 40 ans pour faire d’anciens pâturages un écrin de verdure précieux. C’est lui qui accueille les premières présentations de PAJU dans l’univers poétique des parcs et jardins.


Les pinceaux de La Poya

La Poya en patois, cela signifie la montée. Cette montée à l’alpage, événement annuel dans le monde paysan de la Gruyère, est représentée dans la peinture depuis la fin du 19ème siècle.

Francis Oberson, peintre de Poya. [RTS]Et bien que la réalité agricole a passablement changé et que les troupeaux se font à l’heure actuelle souvent "alper" en camion, la peinture de la Poya reste la même. Les peintres d’aujourd’hui la montrent comme elle se faisait à l’époque et y mettent bien plus qu’une simple nostalgie folklorique. Certains parlent de paradis perdu, d’autres y voient l’illustration du célèbre « ranz des vaches » ou une symbolique qui les amène "vers le haut", comme le "vieux chalet" de l’abbé Bovet.

Un Reportage de Béatrice Mohr

Gaby la brocante

On ne peut pas entrer chez Gaby et Solange Caillet, dans le village d’Alle en Ajoie, sans être saisi par l’invraisemblable quantité d’objets accumulés depuis des décennies.

Un rêve de garage. [RTS]Un monde peuplé essentiellement de jouets que ceux qui ont moins de 30 ans ne peuvent pas connaître. Solange affiche un goût vestimentaire exubérant. Gaby aime tout ce qui roule: sa moto des années 50, les Solex, le monde ferroviaire et inclut dans cette passion tous les jouets mécaniques. Ce n’est pas la nostalgie mais une curiosité insatiable qui les conduit régulièrement sur les marchés aux puces de Belfort ou de Genève.

Un reportage de Nicole Weyer

Les pinceaux de la Poya

La Poya en patois, cela signifie la montée. Cette montée à l’alpage, événement annuel dans le monde paysan de la Gruyère, est représentée dans la peinture depuis la fin du 19ème siècle. Et bien que la réalité agricole a passablement changé et que les troupeaux se font à l’heure actuelle souvent "alper" en camion, la peinture de Poya reste la même.

Les peintres d’aujourd’hui la montrent comme elle se faisait à l’époque et y mettent bien plus qu’une simple nostalgie folklorique. Certains parlent de paradis perdu, d’autres y voient l’illustration du célèbre "ranz des vaches" ou une symbolique qui les amène "vers le haut", comme le  "vieux chalet" de l’abbé Bovet.

Francis Oberson, peintre de Poya. [RTS]Passe-moi les jumelles a rencontré quatre peintres aux parcours bien différents. Le traditionnel Gaby Menoud de Sâles a peint sa première poya il y a 62 ans. Le Brésilien Carlos Prestes est arrivé à Romont il y a 25 ans et  est tombé amoureux des montagnes et pâturages de la Gruyère. Benoît Pittet, fils d’armailli de l’Inthyamon, replonge dans ses souvenirs d’enfance et Francis Oberson, le grand maître de la Poya, a fait de cette peinture son métier.


L’exposition de "Peintures de Poya" aura lieu jusqu’au 29 septembre 2013 au Musée Gruyérien à Bulle.

 

Un reportage de Béatrice Mohr


En plus...

Le son du reportage: le cortège de la Poya

Jardin botanique de Saint-Triphon

Niché au creux des collines de Saint-Triphon, dans le Chablais vaudois, il y a un jardin botanique: 1 hectare et demi, en partie en nature de forêt, un écrin de verdure précieux qui existe depuis 1972. Ce jardin, c’est l’œuvre d’un seul homme, William Aviolat.

Depuis plus de 40 ans, jour après jour, William Aviola y a planté chaque arbre, semé chaque plante, entretenu les plates-bandes, tondu les pelouses verdoyantes, sans jamais perdre sa vocation, celle de pouvoir offrir à tout un chacun un lieu propice aussi bien à la flânerie qu’aux découvertes multiples.

Fleur du jardin de St-Triphon. [Thibaut Kahlbacher - RTS]Autrefois un pâturage boisé, le jardin se veut depuis son existence un jardin d’acclimatation qui réunit quelque 6000 espèces: les plantes exotiques y côtoient donc des plantes plus traditionnelles de chez nous, avec une grande partie réservée aux plantes médicinales dont le jardinier aime raconter les secrets et les vertus, sans oublier les cactus qui occupent une serre baignée de lumière et invitent au voyage.
Le jardin est ouvert tous les jours au public. Il n’y a pas d’heures de visite, car son propriétaire est présent au jardin en tout temps. Pour des visites en groupes, prenez toutefois le temps de vous annoncer, en écrivant un mot à l’adresse suivante: Monsieur William Aviolat, Jardin botanique, 1867 Saint-Triphon.

William Aviolat, le jardinier

A l’âge de 4 ans, William Aviolat disait déjà qu’un jour il serait jardinier: une vocation certes précoce, mais fondée, à voir l’ampleur de son œuvre dans le jardin botanique de Saint-Triphon, où il a donné son premier coup de pioche en 1972.

William Aviolat. [RTS]Se décrivant comme un collectionneur dans l’âme, il aime à s’entourer de plantes de toutes sortes, de livres de botanique, de milliers de graines qu’il stocke patiemment, étiquette, pour remplir pleinement la vocation d’un jardin botanique, à savoir, favoriser les échanges de plantes dans le monde entier. Il a semé toutes celles qui composent le décor de son jardin, car ce qu’il aime avant tout c’est de les voir grandir. Il avoue être "fan des arbres", car il les considère un peu comme ses enfants et dit avoir un faible pour les fleurs blanches, celles que beaucoup d’entre nous considèrent comme des fleurs de cimetière.

Gaby la brocante

On ne peut pas entrer chez Gaby et Solange Caillet, dans le village d’Alle en Ajoie, sans être saisi par l’invraisemblable quantité d’objets accumulés depuis des décennies, sous le regard parfois étrange des centaines de poupées recueillies par Solange. Un monde peuplé essentiellement de jouets que ceux qui ont moins de 30 ans ne peuvent pas connaître.

 Solange, sans crainte du jugement des autres, affiche un goût vestimentaire exubérant. Gaby aime tout ce qui roule, sa moto des années 50, les Solex, le monde ferroviaire et inclus dans cette passion tous les jouets mécaniques. Pourtant, pas de nostalgie, aucun regret du passé mais une curiosité insatiable qui les conduit régulièrement sur les marchés aux puces de Belfort ou de Genève.

Un rêve de garage. [RTS]Pour eux, la brocante n’est pas un métier, c’est une manière de vivre, d’aller à la rencontre des autres, de ne pas laisser disparaître les témoins du passé, aussi dérisoires soient-ils. Gaby, horloger pendant 25 ans puis transporteur, a conservé son établi et ne résiste pas à la fascination qu’exerce sur lui, encore aujourd’hui, le mouvement des montres et des horloges qui toutes sont réglées à des heures différentes, comme si le temps, chez lui, ne compte plus.

En face de sa maison, au bord de la route, il a réalisé l’un de ses rêves : une station-service qui n’a rien de fonctionnel mais affiche un décor qui nous emporte, bien loin de l’Ajoie, au bord d’une route perdue du continent Nord-Américain. Faire partager son goût pour les objets délaissés et garder son âme d’enfant, c’est le travail de toute une vie.

Un reportage de Nicole Weyer

En plus...

Le son du reportage: ronronnement du Solex

Les peintres d’aujourd’hui la montrent comme elle se faisait à l’époque et y mettent bien plus qu’une simple nostalgie folklorique. Certains parlent de paradis perdu, d’autres y voient l’illustration du célèbre "ranz des vaches" ou une symbolique qui les amène "vers le haut", comme le  "vieux chalet" de l’abbé Bovet.

Francis Oberson, peintre de Poya. [RTS]Passe-moi les jumelles a rencontré quatre peintres aux parcours bien différents. Le traditionnel Gaby Menoud de Sâles a peint sa première poya il y a 62 ans. Le Brésilien Carlos Prestes est arrivé à Romont il y a 25 ans et  est tombé amoureux des montagnes et pâturages de la Gruyère. Benoît Pittet, fils d’armailli de l’Inthyamon, replonge dans ses souvenirs d’enfance et Francis Oberson, le grand maître de la Poya, a fait de cette peinture son métier.


L’exposition de "Peintures de Poya" aura lieu jusqu’au 29 septembre 2013 au Musée Gruyérien à Bulle.

 

Un reportage de Béatrice Mohr


Bonus de l'émission

Le son du reportage: le cortège de la Poya

Les pinceaux de la Poya

La Poya en patois, cela signifie la montée. Cette montée à l’alpage, événement annuel dans le monde paysan de la Gruyère, est représentée dans la peinture depuis la fin du 19ème siècle. Et bien que la réalité agricole a passablement changé et que les troupeaux se font à l’heure actuelle souvent "alper" en camion, la peinture de Poya reste la même.

Les peintres d’aujourd’hui la montrent comme elle se faisait à l’époque et y mettent bien plus qu’une simple nostalgie folklorique. Certains parlent de paradis perdu, d’autres y voient l’illustration du célèbre "ranz des vaches" ou une symbolique qui les amène "vers le haut", comme le  "vieux chalet" de l’abbé Bovet.

Francis Oberson, peintre de Poya. [RTS]Passe-moi les jumelles a rencontré quatre peintres aux parcours bien différents. Le traditionnel Gaby Menoud de Sâles a peint sa première poya il y a 62 ans. Le Brésilien Carlos Prestes est arrivé à Romont il y a 25 ans et  est tombé amoureux des montagnes et pâturages de la Gruyère. Benoît Pittet, fils d’armailli de l’Inthyamon, replonge dans ses souvenirs d’enfance et Francis Oberson, le grand maître de la Poya, a fait de cette peinture son métier.


L’exposition de "Peintures de Poya" aura lieu jusqu’au 29 septembre 2013 au Musée Gruyérien à Bulle.

 

Un reportage de Béatrice Mohr


En plus...

Le son du reportage: le cortège de la Poya

Jardin botanique de Saint-Triphon

Niché au creux des collines de Saint-Triphon, dans le Chablais vaudois, il y a un jardin botanique: 1 hectare et demi, en partie en nature de forêt, un écrin de verdure précieux qui existe depuis 1972. Ce jardin, c’est l’œuvre d’un seul homme, William Aviolat.

Depuis plus de 40 ans, jour après jour, William Aviola y a planté chaque arbre, semé chaque plante, entretenu les plates-bandes, tondu les pelouses verdoyantes, sans jamais perdre sa vocation, celle de pouvoir offrir à tout un chacun un lieu propice aussi bien à la flânerie qu’aux découvertes multiples.

Fleur du jardin de St-Triphon. [Thibaut Kahlbacher - RTS]Autrefois un pâturage boisé, le jardin se veut depuis son existence un jardin d’acclimatation qui réunit quelque 6000 espèces: les plantes exotiques y côtoient donc des plantes plus traditionnelles de chez nous, avec une grande partie réservée aux plantes médicinales dont le jardinier aime raconter les secrets et les vertus, sans oublier les cactus qui occupent une serre baignée de lumière et invitent au voyage.
Le jardin est ouvert tous les jours au public. Il n’y a pas d’heures de visite, car son propriétaire est présent au jardin en tout temps. Pour des visites en groupes, prenez toutefois le temps de vous annoncer, en écrivant un mot à l’adresse suivante: Monsieur William Aviolat, Jardin botanique, 1867 Saint-Triphon.

William Aviolat, le jardinier

A l’âge de 4 ans, William Aviolat disait déjà qu’un jour il serait jardinier: une vocation certes précoce, mais fondée, à voir l’ampleur de son œuvre dans le jardin botanique de Saint-Triphon, où il a donné son premier coup de pioche en 1972.

William Aviolat. [RTS]Se décrivant comme un collectionneur dans l’âme, il aime à s’entourer de plantes de toutes sortes, de livres de botanique, de milliers de graines qu’il stocke patiemment, étiquette, pour remplir pleinement la vocation d’un jardin botanique, à savoir, favoriser les échanges de plantes dans le monde entier. Il a semé toutes celles qui composent le décor de son jardin, car ce qu’il aime avant tout c’est de les voir grandir. Il avoue être "fan des arbres", car il les considère un peu comme ses enfants et dit avoir un faible pour les fleurs blanches, celles que beaucoup d’entre nous considèrent comme des fleurs de cimetière.

Gaby la brocante

On ne peut pas entrer chez Gaby et Solange Caillet, dans le village d’Alle en Ajoie, sans être saisi par l’invraisemblable quantité d’objets accumulés depuis des décennies, sous le regard parfois étrange des centaines de poupées recueillies par Solange. Un monde peuplé essentiellement de jouets que ceux qui ont moins de 30 ans ne peuvent pas connaître.

 Solange, sans crainte du jugement des autres, affiche un goût vestimentaire exubérant. Gaby aime tout ce qui roule, sa moto des années 50, les Solex, le monde ferroviaire et inclus dans cette passion tous les jouets mécaniques. Pourtant, pas de nostalgie, aucun regret du passé mais une curiosité insatiable qui les conduit régulièrement sur les marchés aux puces de Belfort ou de Genève.

Un rêve de garage. [RTS]Pour eux, la brocante n’est pas un métier, c’est une manière de vivre, d’aller à la rencontre des autres, de ne pas laisser disparaître les témoins du passé, aussi dérisoires soient-ils. Gaby, horloger pendant 25 ans puis transporteur, a conservé son établi et ne résiste pas à la fascination qu’exerce sur lui, encore aujourd’hui, le mouvement des montres et des horloges qui toutes sont réglées à des heures différentes, comme si le temps, chez lui, ne compte plus.

En face de sa maison, au bord de la route, il a réalisé l’un de ses rêves : une station-service qui n’a rien de fonctionnel mais affiche un décor qui nous emporte, bien loin de l’Ajoie, au bord d’une route perdue du continent Nord-Américain. Faire partager son goût pour les objets délaissés et garder son âme d’enfant, c’est le travail de toute une vie.

Un reportage de Nicole Weyer

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Le son du reportage: ronronnement du Solex

 Solange, sans crainte du jugement des autres, affiche un goût vestimentaire exubérant. Gaby aime tout ce qui roule, sa moto des années 50, les Solex, le monde ferroviaire et inclus dans cette passion tous les jouets mécaniques. Pourtant, pas de nostalgie, aucun regret du passé mais une curiosité insatiable qui les conduit régulièrement sur les marchés aux puces de Belfort ou de Genève.

Un rêve de garage. [RTS]Pour eux, la brocante n’est pas un métier, c’est une manière de vivre, d’aller à la rencontre des autres, de ne pas laisser disparaître les témoins du passé, aussi dérisoires soient-ils. Gaby, horloger pendant 25 ans puis transporteur, a conservé son établi et ne résiste pas à la fascination qu’exerce sur lui, encore aujourd’hui, le mouvement des montres et des horloges qui toutes sont réglées à des heures différentes, comme si le temps, chez lui, ne compte plus.

En face de sa maison, au bord de la route, il a réalisé l’un de ses rêves : une station-service qui n’a rien de fonctionnel mais affiche un décor qui nous emporte, bien loin de l’Ajoie, au bord d’une route perdue du continent Nord-Américain. Faire partager son goût pour les objets délaissés et garder son âme d’enfant, c’est le travail de toute une vie.

Un reportage de Nicole Weyer

Bonus de l'émission

Le son du reportage: ronronnement du Solex

Les pinceaux de la Poya

La Poya en patois, cela signifie la montée. Cette montée à l’alpage, événement annuel dans le monde paysan de la Gruyère, est représentée dans la peinture depuis la fin du 19ème siècle. Et bien que la réalité agricole a passablement changé et que les troupeaux se font à l’heure actuelle souvent "alper" en camion, la peinture de Poya reste la même.

Les peintres d’aujourd’hui la montrent comme elle se faisait à l’époque et y mettent bien plus qu’une simple nostalgie folklorique. Certains parlent de paradis perdu, d’autres y voient l’illustration du célèbre "ranz des vaches" ou une symbolique qui les amène "vers le haut", comme le  "vieux chalet" de l’abbé Bovet.

Francis Oberson, peintre de Poya. [RTS]Passe-moi les jumelles a rencontré quatre peintres aux parcours bien différents. Le traditionnel Gaby Menoud de Sâles a peint sa première poya il y a 62 ans. Le Brésilien Carlos Prestes est arrivé à Romont il y a 25 ans et  est tombé amoureux des montagnes et pâturages de la Gruyère. Benoît Pittet, fils d’armailli de l’Inthyamon, replonge dans ses souvenirs d’enfance et Francis Oberson, le grand maître de la Poya, a fait de cette peinture son métier.


L’exposition de "Peintures de Poya" aura lieu jusqu’au 29 septembre 2013 au Musée Gruyérien à Bulle.

 

Un reportage de Béatrice Mohr


En plus...

Le son du reportage: le cortège de la Poya

Jardin botanique de Saint-Triphon

Niché au creux des collines de Saint-Triphon, dans le Chablais vaudois, il y a un jardin botanique: 1 hectare et demi, en partie en nature de forêt, un écrin de verdure précieux qui existe depuis 1972. Ce jardin, c’est l’œuvre d’un seul homme, William Aviolat.

Depuis plus de 40 ans, jour après jour, William Aviola y a planté chaque arbre, semé chaque plante, entretenu les plates-bandes, tondu les pelouses verdoyantes, sans jamais perdre sa vocation, celle de pouvoir offrir à tout un chacun un lieu propice aussi bien à la flânerie qu’aux découvertes multiples.

Fleur du jardin de St-Triphon. [Thibaut Kahlbacher - RTS]Autrefois un pâturage boisé, le jardin se veut depuis son existence un jardin d’acclimatation qui réunit quelque 6000 espèces: les plantes exotiques y côtoient donc des plantes plus traditionnelles de chez nous, avec une grande partie réservée aux plantes médicinales dont le jardinier aime raconter les secrets et les vertus, sans oublier les cactus qui occupent une serre baignée de lumière et invitent au voyage.
Le jardin est ouvert tous les jours au public. Il n’y a pas d’heures de visite, car son propriétaire est présent au jardin en tout temps. Pour des visites en groupes, prenez toutefois le temps de vous annoncer, en écrivant un mot à l’adresse suivante: Monsieur William Aviolat, Jardin botanique, 1867 Saint-Triphon.

William Aviolat, le jardinier

A l’âge de 4 ans, William Aviolat disait déjà qu’un jour il serait jardinier: une vocation certes précoce, mais fondée, à voir l’ampleur de son œuvre dans le jardin botanique de Saint-Triphon, où il a donné son premier coup de pioche en 1972.

William Aviolat. [RTS]Se décrivant comme un collectionneur dans l’âme, il aime à s’entourer de plantes de toutes sortes, de livres de botanique, de milliers de graines qu’il stocke patiemment, étiquette, pour remplir pleinement la vocation d’un jardin botanique, à savoir, favoriser les échanges de plantes dans le monde entier. Il a semé toutes celles qui composent le décor de son jardin, car ce qu’il aime avant tout c’est de les voir grandir. Il avoue être "fan des arbres", car il les considère un peu comme ses enfants et dit avoir un faible pour les fleurs blanches, celles que beaucoup d’entre nous considèrent comme des fleurs de cimetière.

Gaby la brocante

On ne peut pas entrer chez Gaby et Solange Caillet, dans le village d’Alle en Ajoie, sans être saisi par l’invraisemblable quantité d’objets accumulés depuis des décennies, sous le regard parfois étrange des centaines de poupées recueillies par Solange. Un monde peuplé essentiellement de jouets que ceux qui ont moins de 30 ans ne peuvent pas connaître.

 Solange, sans crainte du jugement des autres, affiche un goût vestimentaire exubérant. Gaby aime tout ce qui roule, sa moto des années 50, les Solex, le monde ferroviaire et inclus dans cette passion tous les jouets mécaniques. Pourtant, pas de nostalgie, aucun regret du passé mais une curiosité insatiable qui les conduit régulièrement sur les marchés aux puces de Belfort ou de Genève.

Un rêve de garage. [RTS]Pour eux, la brocante n’est pas un métier, c’est une manière de vivre, d’aller à la rencontre des autres, de ne pas laisser disparaître les témoins du passé, aussi dérisoires soient-ils. Gaby, horloger pendant 25 ans puis transporteur, a conservé son établi et ne résiste pas à la fascination qu’exerce sur lui, encore aujourd’hui, le mouvement des montres et des horloges qui toutes sont réglées à des heures différentes, comme si le temps, chez lui, ne compte plus.

En face de sa maison, au bord de la route, il a réalisé l’un de ses rêves : une station-service qui n’a rien de fonctionnel mais affiche un décor qui nous emporte, bien loin de l’Ajoie, au bord d’une route perdue du continent Nord-Américain. Faire partager son goût pour les objets délaissés et garder son âme d’enfant, c’est le travail de toute une vie.

Un reportage de Nicole Weyer

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Le son du reportage: ronronnement du Solex

Passe-moi les jumelles [RTS]

Les pinceaux de la Poya

La Poya en patois, cela signifie la montée. Cette montée à l’alpage, événement annuel dans le monde paysan de la Gruyère, est représentée dans la peinture depuis la fin du 19ème siècle. Et bien que la réalité agricole a passablement changé et que les troupeaux se font à l’heure actuelle souvent "alper" en camion, la peinture de Poya reste la même.

Les peintres d’aujourd’hui la montrent comme elle se faisait à l’époque et y mettent bien plus qu’une simple nostalgie folklorique. Certains parlent de paradis perdu, d’autres y voient l’illustration du célèbre "ranz des vaches" ou une symbolique qui les amène "vers le haut", comme le  "vieux chalet" de l’abbé Bovet.

Francis Oberson, peintre de Poya. [RTS]Passe-moi les jumelles a rencontré quatre peintres aux parcours bien différents. Le traditionnel Gaby Menoud de Sâles a peint sa première poya il y a 62 ans. Le Brésilien Carlos Prestes est arrivé à Romont il y a 25 ans et  est tombé amoureux des montagnes et pâturages de la Gruyère. Benoît Pittet, fils d’armailli de l’Inthyamon, replonge dans ses souvenirs d’enfance et Francis Oberson, le grand maître de la Poya, a fait de cette peinture son métier.


L’exposition de "Peintures de Poya" aura lieu jusqu’au 29 septembre 2013 au Musée Gruyérien à Bulle.

 

Un reportage de Béatrice Mohr


En plus...

Le son du reportage: le cortège de la Poya

Jardin botanique de Saint-Triphon

Niché au creux des collines de Saint-Triphon, dans le Chablais vaudois, il y a un jardin botanique: 1 hectare et demi, en partie en nature de forêt, un écrin de verdure précieux qui existe depuis 1972. Ce jardin, c’est l’œuvre d’un seul homme, William Aviolat.

Depuis plus de 40 ans, jour après jour, William Aviola y a planté chaque arbre, semé chaque plante, entretenu les plates-bandes, tondu les pelouses verdoyantes, sans jamais perdre sa vocation, celle de pouvoir offrir à tout un chacun un lieu propice aussi bien à la flânerie qu’aux découvertes multiples.

Fleur du jardin de St-Triphon. [Thibaut Kahlbacher - RTS]Autrefois un pâturage boisé, le jardin se veut depuis son existence un jardin d’acclimatation qui réunit quelque 6000 espèces: les plantes exotiques y côtoient donc des plantes plus traditionnelles de chez nous, avec une grande partie réservée aux plantes médicinales dont le jardinier aime raconter les secrets et les vertus, sans oublier les cactus qui occupent une serre baignée de lumière et invitent au voyage.
Le jardin est ouvert tous les jours au public. Il n’y a pas d’heures de visite, car son propriétaire est présent au jardin en tout temps. Pour des visites en groupes, prenez toutefois le temps de vous annoncer, en écrivant un mot à l’adresse suivante: Monsieur William Aviolat, Jardin botanique, 1867 Saint-Triphon.

William Aviolat, le jardinier

A l’âge de 4 ans, William Aviolat disait déjà qu’un jour il serait jardinier: une vocation certes précoce, mais fondée, à voir l’ampleur de son œuvre dans le jardin botanique de Saint-Triphon, où il a donné son premier coup de pioche en 1972.

William Aviolat. [RTS]Se décrivant comme un collectionneur dans l’âme, il aime à s’entourer de plantes de toutes sortes, de livres de botanique, de milliers de graines qu’il stocke patiemment, étiquette, pour remplir pleinement la vocation d’un jardin botanique, à savoir, favoriser les échanges de plantes dans le monde entier. Il a semé toutes celles qui composent le décor de son jardin, car ce qu’il aime avant tout c’est de les voir grandir. Il avoue être "fan des arbres", car il les considère un peu comme ses enfants et dit avoir un faible pour les fleurs blanches, celles que beaucoup d’entre nous considèrent comme des fleurs de cimetière.

Gaby la brocante

On ne peut pas entrer chez Gaby et Solange Caillet, dans le village d’Alle en Ajoie, sans être saisi par l’invraisemblable quantité d’objets accumulés depuis des décennies, sous le regard parfois étrange des centaines de poupées recueillies par Solange. Un monde peuplé essentiellement de jouets que ceux qui ont moins de 30 ans ne peuvent pas connaître.

 Solange, sans crainte du jugement des autres, affiche un goût vestimentaire exubérant. Gaby aime tout ce qui roule, sa moto des années 50, les Solex, le monde ferroviaire et inclus dans cette passion tous les jouets mécaniques. Pourtant, pas de nostalgie, aucun regret du passé mais une curiosité insatiable qui les conduit régulièrement sur les marchés aux puces de Belfort ou de Genève.

Un rêve de garage. [RTS]Pour eux, la brocante n’est pas un métier, c’est une manière de vivre, d’aller à la rencontre des autres, de ne pas laisser disparaître les témoins du passé, aussi dérisoires soient-ils. Gaby, horloger pendant 25 ans puis transporteur, a conservé son établi et ne résiste pas à la fascination qu’exerce sur lui, encore aujourd’hui, le mouvement des montres et des horloges qui toutes sont réglées à des heures différentes, comme si le temps, chez lui, ne compte plus.

En face de sa maison, au bord de la route, il a réalisé l’un de ses rêves : une station-service qui n’a rien de fonctionnel mais affiche un décor qui nous emporte, bien loin de l’Ajoie, au bord d’une route perdue du continent Nord-Américain. Faire partager son goût pour les objets délaissés et garder son âme d’enfant, c’est le travail de toute une vie.

Un reportage de Nicole Weyer

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Le son du reportage: ronronnement du Solex