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Le Génie Helvétique (Maïs im Bundeshuus), un documentaire de Jean-Stéphane Bron


Jean-Stéphane Bron

Diffusion:Mercredi 23 février 2005, 20h15 sur TSR1 Histoire d’une plongée vertigineuse dans les coulisses du pouvoir. Cette farce « civique » du Romand Jean-Stéphane Bron a été coproduite par la TSR et SFDRS dans le cadre du Pacte audiovisuel. «Le génie helvétique» plonge au cœur de l’appareil démocratique suisse et met habilement en lumière les coulisses du Palais Fédéral bernois. Le film a franchi la barre des 90.000 spectateurs en salles. Il est l’un des plus grands succès cinématographiques suisses de ces dernières années.

Pendant plus d'un an, Jean-Stéphane Bron et son équipe ont
attendu à l'extérieur de la salle 87 du Parlement suisse, à Berne.
Derrière des portes closes, une commission travaillait à
l'avant-projet d'une nouvelle loi - Gen-Lex - sur les manipulations
génétiques. Bron n'a pas été autorisé à assister aux débats, mais
ce qu'il a filmé est bien plus intéressant.




Profitant des moments de temps libre des commissaires, il est
devenu le témoin de leurs stratégies officieuses et de leurs
apartés secrets. A mesure que le temps passe, la tension monte : la
commission va-t-elle choisir de restreindre ou d'encourager le
génie génétique ? Sa décision sera-t-elle soutenue par le Parlement
? Quel genre de nourriture trouverons-nous un jour sur toutes les
tables du pays?




Le regard que pose Bron sur les rouages internes de la démocratie
parlementaire suisse donne naissance à un thriller politique d'une
étonnante réalité, avec en prime un bande originale de western pour
donner plus de poids au drame. Ou à la farce. Cinq personnages
principaux - de l'écologiste de gauche au populiste de droite -
donnent à la notion habituellement obscure de politique un visage
humain. Il s'agit de Josef Kunz (UDC), 58 ans, agriculteur : Maya
Graf (Verts), 41 ans, qui exploite un domaine agricole bio ;
Johannes Randegger (PRD), 62 ans, proche de l'industrie chimique
bâloise ; Liliane Chappuis (PS), 48 ans, enseignante et syndique de
sa petite commune fribourgeoise ; et enfin Jacques Neirynck (PDC),
72 ans, professeur et écrivain se définissant comme catholique
critique.




Vu à travers leurs yeux, le processus politique est fait de luttes
de pouvoir et d'intrigues. Les convictions personnelles s'opposent
à la politique du parti, l'éthique à la science, le développement
durable au profit financier. Lorsque le film s'achève, on ne sait
pas encore quel camp triomphera. Mais en attendant, le grand
gagnant est Bron lui-même : Mais im Bundeshuus a reçu le prix 2004
du Cinéma Suisse pour le meilleur documentaire aux 39 èmes




Journées Cinématographiques de Soleure.




Jean-Stéphane Bron




Né en 1969 à Lausanne, il étudie le cinéma en Italie (Ipotesi
Cinema / Ermanno Olmi), puis à l'Ecole cantonale d'Art de Lausanne
(ECAL / DAVI).




Il co-écrit plusieurs courts métrages primés sur la scène
internationale.




En 1997, il présente sur la Piazza Grande, à Locarno, son premier
long métrage documentaire, « Connu de nos services », qui s'inspire
du scandale des fiches compilées par la police fédérale à la fin
des années 80.




Deux ans plus tard, il sort en salles « La Bonne Conduite (5
histoires d'auto-école) », fruit du concours documentaire initié
par la SSR-SRG idée suisse. Diffusé dans plus de 15 pays (TV), ce
film fait le tour du monde des festivals, remporte de nombreuses
distinctions, dont le prix « Original Vision » du New York
Times.




Jean-Stéphane Bron réalise encore « En Cavale », une coproduction
de la TSR avec ARTE, avant d'entamer le tournage de « Mais im
Bundeshuus - Le génie helvétique » durant plus de deux ans.




Le cinéaste prépare aujourd'hui son premier film de fiction,
intitulé « Mon frère se marie ».