Retour à l'accueil

Pureté : amour et rituels orthodoxes juifs, un documentaire d'Anat Zuria


Pureté : amour et rituels orthodoxes juifs, un documentaire d'Anat Zuria

Diffusion: Lundi 28 février 2005, 21h30 sur TSR2 Selon les lois qui régissent la vie de toute épouse juive orthodoxe, aucun contact charnel ne lui est permis jusqu'à deux semaines après la fin de son cycle. Des rites de purification minutieux lui sont aussi prescrits. Il lui est interdit d'en parler en public. Malgré le tabou, une cinéaste courageuse est parvenue pour la première fois à documenter, avec tendresse, l'oppression que représente ce code pour la vie du couple. Un film couronné par le FIPA d'Or 2003 à Biarritz.

La Tehora, l'ensemble des règles anciennes qui régissent
minutieusement les rites de la purification féminine, est au cœur
de la vie des familles juives orthodoxes. Selon les lois, une femme
ne peut avoir aucun contact corporel avec son époux pendant une
période allant jusqu'à deux semaines après la fin de son cycle.
Avant la reprise des relations intimes, la femme doit se purifier
dans le mikveh : dans une pièce équipée d'un bassin, une femme est
chargée de vérifier « la pureté » d'autres femmes. Parler de ce
sujet en public est proscrit. Pourtant, dans le royaume secret que
constitue le mikveh, une femme courageuse a réuni plusieurs
témoignages inédits sur les codes juifs orthodoxes qui fixent le
cadre de l'intimité des couples dès la nuit de noces. Natalia
raconte, par exemple, qu'après plusieurs années de mariage, elle ne
supportait plus les contraintes de ces séparations, le lit mobile
qu'elle déplaçait pendant les périodes où elle était « impure »
pour éviter tout contact malencontreux avec son époux. Elle a
finalement rejeté ce code et condamné son mariage. Katy et Arie
forment un couple très uni. Leurs convictions religieuses les
accompagnent tous les jours dans l'accomplissement des rituels du
couple. S'ils renoncent aux relations sexuelles à certaines
périodes, ils ne peuvent vivre sans marques d'affection physique,
gestes de réconfort et de tendresse pour affronter le
quotidien.




A travers les récits de ces femmes, mais aussi de leurs époux,
convaincus d'avoir fait le bon choix malgré les difficultés et les
frustrations et les doutes parfois, émergent peu à peu des
interrogations profondes sur les sentiments entourant ce code du
silence.