La CIA, l'agence, sa vie, ses oeuvres (1/5)

L'avènement ou la chute

Histoire Vivante s'arrête cette semaine sur l'histoire de la CIA. Une série qui raconte la Central Intelligence Agency, de sa naissance en passant par quelques-uns des épisodes les plus marquants, de la célèbre agence de renseignements Etasunienne.
Le désastre de Pearl Harbor aura eu au moins une conséquence positive pour les Etats-Unis: la prise de conscience d'une nécessité vitale de créer un service de renseignements centralisé. Le Président Franklin Roosevelt veut en finir avec les lacunes des services précédents qui ne se sont pas montrés en mesure de prévoir la violente attaque japonaise contre les forces navales et aériennes américaines. C'est ainsi qu'est créé, en juin 1942, l'Office of Strategic Services (OSS).

Dimanche 4 février à 21h50 sur RTS Deux, vous pourrez voir: "La face cachée de l'art américain", un documentaire de François Lévy Kuentz (France / 2017).

En 1945, l'émergence d'un art moderne américain est soutenue et instrumentalisée par le gouvernement et la CIA. Symboles d'une Amérique "libre" face aux avancées du communisme en Europe, l'expressionnisme abstrait, puis le pop art ont été utilisés dans une stratégie globale de lutte d'influence, contribuant à faire de New York la nouvelle capitale du monde de l’art.

Photo: siège du renseignement américain à Langley, en Virginie (Dennis Brack/EPA)


La CIA, l'agence, sa vie, ses oeuvres (2/5)

Ajax versus Pravda

Dans le monde du renseignement, il n'existe rien qui ne soit systématiquement "codé". Retour sur les opérations qui, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ont permis aux USA de mettre la main sur les scientifiques et ingénieurs nazis. L'opération "Paperclip" aboutit ainsi à la naturalisation d'un premier groupe de plus de cinquante scientifiques allemands, le 11 novembre 1954. Un an plus tard, ce sont 760 scientifiques allemands qui obtiennent la citoyenneté américaine et des postes éminents dans la communauté scientifique.

Photo: groupe de 104 ingénieurs allemands de l'aérospatiale à Fort Bliss, Texas (NASA)


La CIA, l'agence, sa vie, ses oeuvres (3/5)

Un sous-marin culturel

Le 19 juillet 1953, James Logridge, un homme d'affaires américain, se rend de Beyrouth à Téhéran. James Logridge est en fait un agent de la CIA avec pour mission d'orchestrer la première tentative de l'agence visant à renverser un gouvernement. Son vrai nom est Kermit Roosevelt, 35 ans. Il est le petit-fils du 26ème Président des Etats-Unis Theodore Roosevelt. Diplômé de l'Université de Harvard en 1938, il est historien et devient homme d'affaires et officier d'espionnage dans l'OSS. Le Proche-Orient vibre d'intrigues politiques, mais Kermit Roosevelt n'a quʹune cible: Mohammed Mosadek, le premier ministre d'Iran. Les enjeux de la mission sont la menace communiste et le pétrole.

Photo: le président des États-Unis Harry S. Truman et Mohammad Reza Chah, le 16 novembre 1949


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Pour la liberté de la culture

Après la Seconde Guerre mondiale, en contrepartie des produits américains importés dans le cadre du Plan Marshall, les Européens doivent placer la contre-valeur en monnaie nationale sur un compte spécial.
C'est avec les fonds de ce compte que la CIA finance ses opérations en Europe. A l'aéroport "Temple Hoff" de Berlin, QG de la CIA en Allemagne, les services secrets américains emploient plusieurs milliers de collaborateurs. Les dirigeants du Congrès pour la Liberté de la Culture y entament leurs actions dès 1950.

Photo: des avions de l'U.S. Airforce décharge leur cargaison à l'aéroport Tempelhof de Berlin, en 1948 - 1949 (U.S. Navy National Museum of Naval Aviation)


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Entretien avec un réalisateur

Aujourd'hui, rencontre avec François Lévy Küntz, réalisateur du documentaire à voir ce dimanche soir sur RTS Deux: "La face cachée de l'art américain".

Photo: exemple de pop art dans une rue de New York.