Irak, objectif destruction (1/5)

De la préparation à la manipulation

Histoire Vivante vous propose une semaine sur les enjeux géopolitiques des grands Etats européens dans la guerre en Irak. Une série qui se construit autour de lectures du travail de Gaëlle Briguet "Grands Etats européens dans la guerre d’Irak: raisons et justifications", et de documents d’archives.
Premier épisode de cette série autour du mandat à la Présidence de Georges W. Bush et des attentats du 11 septembre 2001. Evénements qui seront à la base de son discours sur l’Axe du mal et à la justification de la guerre en Irak. Dick Cheney, vice-président de Georges W Bush, sera alors le vrai patron de la Maison Blanche. Ces événements entraîneront l’intervention américaine en Irak afin d’éliminer Saddam Hussein, considéré comme dangereux car possédant des armes de destruction massives.

Dimanche 21 février à 20h55 sur RTS Deux, vous pourrez voir "Irak, destruction d’une nation" un documentaire en deux parties de Jean-Pierre Canet (France, 2020).


Photo: le président George W Bush, à droite, avec le vice-président Dick Cheney lors d'un point presse après une réunion du Groupe d'étude sur l'Irak, une commission bipartite qui évaluait la situation en Irak et la manière dont elle affectait la région environnante ainsi que les intérêts américains, le mercredi 14 juin 2006 à Washington. (© Charles Dharapak / AP Photo/Keystone)


Irak, objectif destruction (2/5)

De la préparation à la manipulation

Le 30 janvier 2003, huit dirigeants de pays européens Vaclav Havel (République Tchèque), Jose Maria Aznar (Espagne), José-Manuel Duro Barroso (Portugal), Silvio Berlusconi (Italie), Tony Blair (Grande-Bretagne), Peter Medgyessy (Hongrie), Leszek Miller (Pologne), Anders Fogh Rasmussen (Danemark) publient et signent une lettre dans laquelle ils appellent à l’unité avec les Etats-Unis face à l’Irak. S'ensuit, quelques jours plus tard, une nouvelle déclaration. Ces deux événements font suite à une déclaration franco-allemande faite lors de l’anniversaire du Traité de l’Elysée en janvier 2003 et dans laquelle les deux pays s'opposent à un usage de la force en Irak.
La lettre et la déclaration des huit pays européens font l’effet d’une bombe au sein de l'Union européenne. On apprend en effet qu’aucune concertation n’a eu lieu au préalable entre les signataires et les autres dirigeants de l’Union. Le texte de cette lettre met principalement en avant la nécessité d’une unité entre Européens et Américains et rappelle les valeurs communes partagées par ces pays (démocratie, libertés individuelles, droits de l’Homme et autorité de la loi) ainsi que leur coopération permanente et insiste sur l’existence d’une menace imminente qui pèse sur les Etats-Unis.

Photo: intervention du ministre français des affaires étrangères, Dominique de Villepin, le 20 mars 2003, au Sénat, à Paris. M. de Villepin appelle alors au respect de l'intégrité de l'Irak et à une action humanitaire internationale sous les auspices de l'ONU pour protéger la population irakienne. Le destin de l'Irak appartient aux Irakiens", déclare ce jour-là M. de Villepin. (© KEYSTONE/EPA PHOTO/AFP/JACQUES DEMARTHON)


Irak, objectif destruction (3/5)

De la préparation à la manipulation

Comment la France, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie ont-ils justifié leur position face à la crise internationale qui a accompagné le conflit irakien? S’agissant de la France, la position publique et officielle qu’elle a présentée aux médias fut placée sous le signe de la négociation, de la place première donnée aux Nations Unies et de la recherche d’une solution si possible pacifiste et morale. La France, comme la plupart des autres Etats, a dit officiellement désapprouver le régime de Saddam Hussein à plusieurs reprises. Si l’on considère les discours publics prononcés dans les derniers mois avant le début du conflit, elle marque cependant une volonté d’éviter le recours à la force. Dans son discours au Conseil de sécurité, le 14 février 2003, Dominique de Villepin, Ministre des Affaires étrangères français, est clair il ne veut pas de guerre.


Photo: le président irakien Saddam Hussein, (à gauche) en compagnie de Jacques Chirac, alors premier ministre français en visite officielle à Bagdag, Irak, le 2 décembre 1974.(© STR/Keystone/AP)


Irak, objectif destruction (4/5)

De la préparation à la manipulation

Dans ce quatrième épisode, il est question de la posture de deux grands pays, l’Allemagne et l’Italie. En ce début d’année 2003, l'Allemagne paraît effrayée par un éventuel choix à faire entre la France et les USA. Une occasion se présente avec la commémoration du 40ème anniversaire du traité Franco-Allemand.
Au cours des différentes cérémonies le chancelier allemand et le président français rencontrent des étudiants et exposent quelques projets d'avenir jusqu'à ce qu'une question inattendue et pourtant d’actualité leur soit posée...


Photo: une effigie géante en forme de pieuvre du premier ministre italien Silvio Berlusconi tenant un missile est portée lors d'une manifestation anti-guerre au Colisée, dans le centre de Rome, le samedi 15 février 2003. (© Massimo Sambucetti/Keystone/AP)


Irak, objectif destruction (5/5)

De la préparation à la manipulation

L’Espagne, comme l’Angleterre, a rapidement rejoint la coalition conduite par les Etats-Unis. Quelles raisons ont poussé Jose Maria Aznar Président du gouvernement Espagnol depuis 1996 à prendre cette position? Cette attitude voulue par le gouvernement en place à l’époque s’est attirée les foudres d’une grande partie de la population espagnole plutôt hostile à ce conflit. Rappelons ici qu'Aznar a commencé par envoyer des troupes censée être de maintien de la paix, car il n’avait pas l’aval du roi espagnol pour entrer en guerre directement. Ceci a toutefois suscité des polémiques, certains se demandant si ces troupes de maintien de la paix l’étaient véritablement.
Dimanche 21 février à 20h55 sur RTS Deux, vous pourrez voir "Irak, destruction d’une nation" un documentaire en deux parties de Jean-Pierre Canet (France, 2020).

Résumé:
Des premiers jours de la guerre Iran-Irak en 1980 à la chute de Daesh, ce documentaire en deux parties retrace l’histoire de la destruction de l’Irak. Pour comprendre les ressorts de cette tragédie, il faut remonter aux racines des relations entre l’Irak, les États-Unis et la France au moment où Saddam Hussein accède au pouvoir, déclenche la guerre contre l’Iran puis envahit le Koweït.


Photo: lors d'une visite surprise de quatre heures aux troupes espagnoles, le Premier ministre espagnol Jose Maria Aznar s'entretient avec des soldats dans la salle à manger de la base de l'armée espagnole à Diwaniyah, en Irak, samedi 20 décembre 2003. (© Bernardo Rodriguez/Keystone/AP)