Vertigo

L'émission du 30 janvier 2013

Carlos Henriquez, au-delà de la barrière de röstis

Le comédien Carlos Henriquez est l'invité de Pierre Philippe Cadert pour parler de son spectacle "I bi nüt vo hie", un spectacle suisse allemand, écrit et interprété par un romand.

Avant de se retrouver "seul en scène", Carlos Henriquez a été le "Fernand" du trio d'humoristes des Peutch. Son spectacle en schwytzertütsch est en tournée en Romandie… et au-delà de la Sarine.

Né le 16 octobre 1969 à La Chaux-de-Fonds, mélange d'espagnol, et de suisse-allemand, Carlos Henriquez a vu sa jeunesse bercée par la corrida et le hornus.

Ayant obtenu l'asile climatique à Bienne, il se lance à 18 ans dans l'animation d'une émission de radio dont les archives ont heureusement disparu à tout jamais. Etudiant en lettres à temps partiel à l'Université de Neuchâtel, il se lance soudain à corps perdu dans le théâtre, tout d'abord en tant que comédien, puis auteur, enfin metteur en scène.

Aujourd'hui résident lausannois, ce citoyen du monde n'a plus guère de racines, si ce n'est quelques soubresauts d'élan patriotique au gré d'un match de foot. Sa devise pourrait être « si pour vous l'important n'est que de participer, devenez supporter de l'équipe d'Espagne ». (source: Les Peutch)

Les actus culturelles du jour

Les choix de Michel Masserey:

- "Zero Dark Thirty" banni du Pakistan
- Le Bolshoi infiltré par le mal
- L’artiste Pierre Huyghe reçoit le Prix Roswitha Haftmann
- Récompense posthume pour Claude Nobs

 

Cinéma: interview de Hanna Schygulla pour "Avanti"

L'actrice allemande Hanna Schygulla joue dans "Avanti" le premier long métrage de fiction de la réalisatrice suisse Emmanuelle Antille, un film qui sort ce mercredi 30 janvier 2013 sur les écrans romands.

Elle est au micro de Pierre Philippe Cadert.

Hanna Schygulla:

Hanna
Schygulla est une actrice allemande, née le 25 décembre 1943 à Königshütte,
aujourd'hui Chorzów en Haute-Silésie. Issue d'un milieu modeste, Hanna Schygulla
étudie les lettres et la comédie à Munich. Sa carrière est lancée lors de sa
rencontre avec Rainer Werner Fassbinder, dont elle devient la muse et l'égérie.
Hanna Schygulla tourne dans plus d'une vingtaine de ses films et incarne les
personnages qui comptent parmi les plus fascinants du cinéma d'après-guerre et
dont les films éponymes sont passés à la postérité: 'Le Mariage de Maria
Braun' et 'Lili Marleen'. L'actrice acquiert une reconnaissance internationale
en 1974 pour son rôle dans 'Faux Mouvement' de Wim Wenders et tourne avec les
plus grands, notamment Ettore Scola, Jean-Luc Godard, Kenneth Branagh et Amos
Gitaï. Hanna Schygulla vit depuis 1981 à Paris et outre le cinéma et le
théâtre, elle chante et écrit de la poésie depuis les années 1990. Hanna
Schygulla est sans conteste l'une des plus grandes actrices allemandes de sa
génération.

"Avanti":

Léa, 28 ans, est en rupture avec son environnement: elle déteste son travail de vendeuse, rejette l’amour que lui porte son copain et gère très mal les relations avec sa famille. Les liens, elle les maintient malgré tout à travers les images vidéo qu’elle filme sans cesse de sa mère, Suzanne, atteinte de maladie mentale.

Admirant le côté hors-norme de sa mère, Léa refuse de voir les problèmes liés à sa maladie et supporte très mal la décision de son père de l’avoir faite interner.Lors d’un week-end où Suzanne a l’autorisation de sortir pour retrouver son mari, Léa, contre l’avis de tous, l’emmène dans leur ancienne maison de famille. Mais quand l’heure du retour arrive, Léa ne peut se résoudre à ramener sa mère à la clinique et décide de s’enfuir avec elle.

Traçant la route à travers la campagne, Léa et Suzanne découvrent pour la première fois un sentiment de liberté intense, loin des pressions familiales. Au cours de ce tête-à-tête, mère et fille vont tenter de se comprendre et de s’accepter, tout en se confrontant à la réalité de la maladie. Suzanne, qui doit constamment étouffer ses pulsions, peut enfin laisser libre cours à ses élans. Elle se révèle alors. Le choc est violent pour Léa, qui ne peut plus fuir la réalité et doit accepter sa mère telle qu’elle est vraiment.

 

Bonus web: L'interview intégrale de Hanna Schygulla pour le film "Avanti".

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Cinéma: Les films dont on parle, débat des critiques

En direct de Soleure, débat critique entre Raphaele Bouchet, Emmanuel Cuénod et Rafael Wolf autour de plusieurs sorties de la semaine, à savoir:
- "Avanti", d'Emmanuelle Antille
- "Lincoln", de Steven Spielberg
- "Happiness Therapy", de David O. Russell
- "Blancanieves", de Pablo Berger

Les synopsis et bandes-annonces sont à découvrir en cliquant sur [Suite+]

"Avanti":

Léa, 28 ans, est en rupture avec son environnement: elle déteste son travail de vendeuse, rejette l’amour que lui porte son copain et gère très mal les relations avec sa famille. Les liens, elle les maintient malgré tout à travers les images vidéo qu’elle filme sans cesse de sa mère, Suzanne, atteinte de maladie mentale.

Admirant le côté hors-norme de sa mère, Léa refuse de voir les problèmes liés à sa maladie et supporte très mal la décision de son père de l’avoir faite interner.Lors d’un week-end où Suzanne a l’autorisation de sortir pour retrouver son mari, Léa, contre l’avis de tous, l’emmène dans leur ancienne maison de famille. Mais quand l’heure du retour arrive, Léa ne peut se résoudre à ramener sa mère à la clinique et décide de s’enfuir avec elle.

Traçant la route à travers la campagne, Léa et Suzanne découvrent pour la première fois un sentiment de liberté intense, loin des pressions familiales. Au cours de ce tête-à-tête, mère et fille vont tenter de se comprendre et de s’accepter, tout en se confrontant à la réalité de la maladie. Suzanne, qui doit constamment étouffer ses pulsions, peut enfin laisser libre cours à ses élans. Elle se révèle alors. Le choc est violent pour Léa, qui ne peut plus fuir la réalité et doit accepter sa mère telle qu’elle est vraiment.

"Lincoln":

Les derniers mois tumultueux du mandat du 16e Président des États-Unis. Dans une nation déchirée par la guerre civile et secouée par le vent du changement, Abraham Lincoln met tout en oeuvre pour résoudre le conflit, unifier le pays et abolir l'esclavage. Cet homme doté d'une détermination et d'un courage moral exceptionnels va devoir faire des choix qui bouleverseront le destin des générations à venir.        

"Happiness Therapy"

Ayant perdu sa maison, son travail et sa femme, Pat Solatano se retrouve obligé d'emménager chez ses parents après avoir passé huit mois dans un institut psychiatrique. Pat affiche pourtant un optimisme à toute épreuve. Il est déterminé à se reconstruire et à renouer avec son ex-femme, malgré une séparation difficile. Rapidement, il rencontre Tiffany, une jolie jeune femme ayant elle-même eu un parcours mouvementé. Tiffany propose d'aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu'il lui rende un service en retour... Alors qu'un lien inattendu se forme entre eux, ils vont essayer de reprendre en main leurs existences et de redécouvrir les bons côtés de la vie...        

"Blancanieves":

Sud de l'Espagne, dans les années 20. Carmen est une belle jeune fille dont l'enfance a été hantée par une belle-mère acariâtre. Fuyant un passé dont elle n'a plus mémoire, Carmen va faire une rencontre insolite : une troupe ambulante de nains toreros qui va l'adopter et lui donner le surnom de " Blancanieves ". C'est le début d'une aventure qui va conduire Carmen/ Blancanieves vers elle-même, vers son passé, et surtout vers un destin à nul autre semblable...        

 

                   

Drame de Sierre: des images muettes très parlantes

Fallait-il diffuser les images de la vidéo surveillance lors de l’accident d’autocar survenu dans le tunnel de Sierre? Le débat public se poursuit entre juridisme et déontologie. Et si la question était ailleurs? Le fort impact suggestif du film noir et blanc a visiblement complètement échappé aux acteurs pris dans cette affaire. Les spectateurs ont reconstitué le son et l’odeur qui manque à cette vidéo muette. Résultat: une horreur!

Thierry Fischer en parle avec Elena Hazanov, réalisatrice.