Prise de terre

L'émission du 10 octobre 2015

Allô la Terre !

L’actualité vue et commentée par des rédacteurs en chefs de revues environnementales en Suisse et en Europe francophone.

Cette semaine, Alexander Zelenka, rédacteur en chef de "Terre & Nature", à propos des conclusions sur la sécurité des centrales nucléaires suisses, selon une étude mandatée par l'association "Sortir du nucléaire".

 

Les dessous de la cacophonie climatique

Le réchauffement climatique est-il avéré? Qu’est-ce que le Giec et peut-on lui faire confiance? Quel gouvernance pour le climat?

Le journaliste Sylvestre Huet apporte des réponses claires et précises à ces questions et à bien d’autres, dans ce petit livre synthétique qui entend remettre à plat la question climatique pour mieux comprendre les enjeux de la Cop21.

Sylvestre Huet est journaliste à "Libération". Spécialisé dans le domaine de l’information scientifique, il suit le dossier climatique depuis plus de 30 ans. Il a vu naître le GIEC, le groupement inter gouvernemental d’experts pour le climat voulu dès 1987 par… Ronald Reagan et Margaret Tchatcher! Il en a épluché des rapports, assisté à l’évolution des connaissances scientifiques dans ce domaine, analysé la portée et la gestion politique et suivi toutes les conventions cadres des Nations Unies (COP) depuis 1992.

Bref! C’est un spécialiste!

Il signe fort à propos aux éditions "La Ville Brûle, "Les dessous de la cacophonique climatique". A quelques semaines seulement de la COP21 à Paris, et, en moins de 150 pages, Sylvestre Huet tient le pari de rendre lisible pour le citoyen concerné, la formidable complexité tant scientifique que politique de la question climatique.

Il est ce matin l’invité de Lucile SOLARI

Voyage au Groenland 1/5

Voyage en 5 étapes dans la baie de Disko, sur la côte ouest du Groenland.
Le Groenland, situé dans l’arc arctique, où le réchauffement climatique se manifeste plus intensément encore qu’ailleurs sur la planète.

Aujourd’hui Aasiaat – Illimanaq, sur la route des icebergs.

Situé à 250 km au nord du cercle arctique, le Fjord d’Illulisat offre à la fin de l’été au voyageur une spectacle époustouflant: des centaines d’icebergs, de formes et de volumes divers, dérivants à la surface de la mer. Ce paysage grandiose, renouvelé chaque année grâce à l’activité du glacier Sermeq Kujalleq, est classé depuis 2004 au patrimoine mondial de l’Unesco.

Au-delà du phénomène glaciologique qu’étudient d’ailleurs depuis de nombreuses années les scientifiques, le fjord d’Illulisat est aussi devenu une attraction touristique. Car c’est une réalité, le tourisme arctique est en pleine expansion. Beaucoup d’opérateurs ont en effet flairé le potentiel d’attractivité de cette région du monde auprès d’une clientèle avide de nouveaux horizons.

A l’image de la "Croisière-expédition" à laquelle a pris part début septembre, Lucile Solari. A bord du Rembrandt Von Rijn, 25 passagers venus de Suisse, de France, de Belgique et même du Canada, tous prêts à débourser tout de même quelques milliers de francs pour s’offrir le frisson du grand nord et un petit bout du rêve arctique. Pour les accompagner, des guides éclairés. 3 scientifiques: Le glaciologue Louis Reynaud, la biologiste Marie Pellé, et le météorologue Pierre Taverniers.

Nouvelles espèces, plaidoyer pour la biodiversité

Une grenouille aux yeux bleus, un singe qui éternue sous la pluie ou un poisson qui marche.
Ce sont quelques exemples de 211 espèces découvertes par les scientifiques dans l’est himalayen entre 2009 et 2014.

Auteur du rapport, le WWF International appelle à une plus grande protection des biotopes de ces nouvelles espèces qui, à peine découverts pourraient aussitôt disparaître.

Ca sonne comme une bonne nouvelle: au moment où l’on parle de la 6ème extinction de masse, le WWF international publie un rapport qui révèle la découverte de 211 nouvelles espèces à l’est de l’Himalaya.

C’est au Bhoutan, dans le nord-est de l’Inde, au Népal, dans le nord de la Birmanie et dans le sud du Tibet que les scientifiques ont découvert ces 5 dernières années:133 nouvelles plantes, 26 poissons, 10 amphibiens, 39 invertébrés, un oiseau et un mammifère.

Mais à vrai dire, c’est en moyenne 50 nouvelles espèces qui sont découvertes chaque jour dans le monde sans que cela suffise à compenser les disparitions. Beaucoup de ces nouvelles espèces sont également menacées à peine découvertes!

Ainsi pour le WWF, ce rapport est surtout l’occasion de lancer un appel à une plus grande protection de ces espèces face à la déforestation, le braconnage ou encore l'exploitation minière.

Les explications de Pierrette Rey, Porte-Parole de WWF Suisse.