Prise de terre

L'émission du 2 février 2013

Faites chauffer la grenouille!

Coâ de marquant, de remarquable ou d'énervant dans l'actualité de l'environnement? Adrien Zerbini passe à la casserole les faits marquants de l'actualité environnementale de la semaine.

Aujourd'hui, la grenouille s'intéresse à Charlotte, une nouvelle espèce d'araignée Cyclosa et à l'augmentation inquiétante des quantités de gaz torchés...

 

Gisements miniers: exploiter sans polluer?

Du 5 au 7 février 2013, l'Université de Genève accueille la 4e édition de l'Ecole thématique ressources minérales du CNRS.

Ce colloque, organisé par la section des sciences de la Terre et de l’environnement en collaboration avec des universités françaises, est ouvert au public.

Parmi les nombreuses thématiques abordées, celle des impacts environnementaux liés à l’exploitation minière. Exploiter proprement, est-ce vraiment possible? C’est en tout cas la piste du "green mining", l’exploitation minière dite écologique ou responsable. Un vrai défi à l’heure où l’envolée des coûts des matières premières a relancé en Europe la "course aux mines".

Cuivre, or, nickel, tungstène ou antimoine mais aussi terres rares, et bien d’autres encore, autant de métaux dont notre société de consommation est devenue totalement dépendante! Toute notre technologie est assise sur ces gisements miniers.

Voilà pourquoi de nombreux pays, et l’ Europe ne fait pas exception, envisagent la relance d’une industrie minière qui s’était progressivement éteinte tout au long de la 2e moitié du XXe siècle. Et la recherche s’active pour sonder les sous-sols et évaluer les stocks et les types de ressources disponibles.

Cependant une reprise industrielle d’une telle portée environnementale ne saurait être envisagée sans des garanties écologiques sérieuses. Mais sommes-nous capables d’exploiter de nouveaux gisements métallifères de manière rentable sans dommage collatéraux pour l’environnement? Les techniques avancées par le "green mining" sont-elles écologiquement fiables et crédibles? Et en dernière analyse, le métabolisme de notre planète pourra-t-il s’adaper à notre insatiable appétit de matières premières

Lucile Solari reçoit Robert Moritz, professeur associé au département des sciences de la Terre et de l’environnement à l'Université de Genève.

La Grande Cariçaie fête ses 30 ans

Située sur les rives sud du lac de Neuchâtel, la Grande Cariçaie est le plus grand marais lacustre en Suisse.

Le 2 février 2013, date de la journée internationale des zones humides, elle fête ses 30 ans d’existence.

Cela fait 30 ans que la Grande Cariçaie est entretenue dans le but de conserver ses milieux naturels et ses espèces sauvages. Sur ses 2'500 hectares de hauts-fond, ses 700 hectares de marais et ses 1'100 hectares de forêt, elle héberge environ un quart de la flore et de la faune du pays. Environ 8'000 espèces végétales et 10'000 espèces animales.

Inscrite sur la liste des sites d’importance internationale de la convention de Ramsar, la Grande Cariçaie compte sept réserves naturelles cantonales. Un exemple réussi de gestion d’un site naturel.

Le biologiste Christophe Le Nédic, responsable communication de la Grande Cariçaie, est l’invité de Lucile Solari.