Allô la Terre !

L'émission du 21 janvier 2012

En hiver, les sports de plein air peuvent représenter une réelle nuisance pour les espèces animales. D'autant plus les événements sportifs de masse, comme la fameuse course de ski de fond Vasaloppet en Suède, qui rassemble quelques 15'000 skieurs, ou plus près de chez nous, la Transjurassienne. A ce jour, cette grande course jurassienne n'a pas obtenu l'autorisation de se dérouler, par souci de protéger le Grand Tétras. Au bout du fil, Anaïs Mottet, du Groupe Tétras Jura.

Comment concilier une épreuve sportive de masse comme la Transjurassienne et une espèce protégée, le grand tétras? [Patrick Gardin - Keystone]
Bonus de l'émission
La décharge du Bouillet. [Bastien Confino - RTS]

Printemps 2010, la société Petrosvibri entrepose 677 tonnes de déchets et de boues dans la décharge du Bouillet près de Bex.


Ces boues peuvent-elles être à l'origine des symptômes de pollution observés dans la rivière durant l'été 2010?


En provenance du forage de Noville qui a permis la découverte de "tight gas" sous le lac Léman, ces boues sont composées d'eau, d'argile et d'un certain nombre de produits chimiques.


Elles s'avèrent parfois nocives pour l'environnement et devraient faire l'objet d'un soin tout particulier lors de leur mise en décharge.


Or, dans le cas de Noville, toutes les précautions n'ont peut-être pas été prises. Si, à l'heure actuelle, aucun lien n'a été prouvé entre les pollutions observées et le dépôt des déchets au Bouillet, il n'en reste pas moins vrai que des zones d'ombres subsistent.


Pourquoi les autorités n'ont-elles reçu qu'une information partielle sur la composition de ces boues?


Est-il normal que l'organisme en charge du suivi environnemental soit mandaté et rémunéré par les maîtres d'œuvres?


La Suisse, réputée irréprochable sur sa gestion de l'environnement, est-elle finalement si exemplaire?


"La première chose qui frappe un Occidental qui débarque en Afrique pour la première fois, ce sont les sachets en plastiques noirs qui volètent partout. Ils sont devenus un vrai fléau écologique".


Pourtant une association de femmes située à Bobo-Dioulasso a décidé de prendre les choses en main et d'en faire une activité économique.


Elles tissent ces sachets et les transforment en sacs à main très "design".


Des produits qu’elles peinent toutefois à écouler dans leur pays car le prix de ces sacs reste relativement élevé pour les Burkinabés.


Dès lors, l’association envisage des filières sur l'Europe, et pourquoi pas la Suisse?


Pour "Prise de Terre", Isabelle Chevalley a rencontré Christiane Lamizana Gouba, présidente du Groupe d'Action des Femmes pour la Relance Economique du Houet.


Pour contacter Isabelle Chevalley: isabelle.chevalley@bluewin.ch