Séquence de l'émission du 26 novembre 2017
David Morard et ses collaborateurs réussissent à créer les perches d’élevage suisse. [RTS]
RTS

Reportage découverte: Les perches, de l'œuf à l’assiette

C'est après de nombreuses années de recherches et d'essais que David Morard et ses collaborateurs réussissent à créer les perches d'élevage suisse. Une aventure qui nous emmène de l'œuf à l’assiette. De Chavornay à l'eau du glacier du Rhône. Le défi de David : Produire des perches sur le sol Suisse dans le respect des êtres vivants et celui de la nature. David Morard est directeur des entreprises Valperca et la perche de Loë. Créées en juin 2010, une entreprise (située à Chavornay) va donner la vie aux perchettes, l'autre (sise à Rarogne) terminera l'élevage et la découpe des filets.

Une équipe de 40 personnes s'active sur les 2 sites afin de livrer ces produits de grande qualité. Des recherches assidues jusqu'à la première mise en marché. Il s'est passé environ 20 ans ! Les œufs sont issus de géniteurs du lac de Neuchâtel et du Léman, ils sont élevés dans les bassins de Chavornay où ils séjournent 3-4 mois jusqu'à atteindre un poids de 10 g, puis les jeunes perches entreprennent un voyage pour Rarogne (VS), où elles bénéficieront de l’eau du glacier du Rhône. Lorsqu'elles auront atteint un poids de 200 g, après 8 mois de soins et de surveillance, 2 filets de 35 g en seront tirés.
Séquence de l'émission du 26 novembre 2017
Harpagophytum procumbens, de la famille des pédaliacées. [Anna  - Fotolia]
Anna - Fotolia

Kurt Hostettmann: plantes antidouleur contre l’arthrose et l’arthrite, la « griffe du diable »

Après l'arnica, le chou, le saule et la reine des prés, voici la « Griffe du diable » ou Harpagophytum procumbens, de la famille des pédaliacées (on trouve le sésame dans la même famille). Cette plante vient de l’Afrique australe. Son nom vient du grec harpagophytum = crochet. Cette plante aux belles fleurs mauves pousse dans le sable du désert. La capsule qui protège le fruit et la graine est assortie de crochets acérés qui la font ressembler à une sorte d’araignée. Ces crochets peuvent s’agripper aux animaux et ainsi se déplacer et disséminer leurs graines.

Les racines et rhizomes sont utilisés depuis longtemps contre les troubles digestifs, pour abaisser la fièvre et contre les douleurs. Ces racines contiennent des substances proches de la gentiane de chez nous. Des études montrent les effets anti-inflammatoires, analgésiques, spasmolytiques de ces racines. Elles ont également montré que cette plante améliore significativement la mobilité et diminue la douleur des patients qui souffrent d’arthrite. De nombreux médicaments à base de griffe du diable sont enregistrés par Swissmedic et sont en liste D, donc en vente libre. Les racines séchées de la griffe du diable peuvent être prises en infusion ou décoction, mais c’est très amer. Préférez les gélules. Les tisanes ne sont pas conseillées chez les personnes qui souffrent d’ulcère d’estomac ou du duodénum (l’amertume peut contribuer à la formation d’acide gastrique).
Séquence de l'émission du 26 novembre 2017
Des pigeons domestiques dans un square. [Vera Kuttelvaserova - Fotolia]
Vera Kuttelvaserova - Fotolia

La chronique de François Turrian: Le quiz nature

Vous n'entendrez pas toujours un chant. Parfois une simple question vous mettra sur la piste de la bonne réponse. On étend le domaine des sujets à la nature en général. Chaque semaine, trois lauréats seront tirés au sort et pourront gagner une brochure BirdLife, une entrée au centre-nature de La Sauge ou un autre prix.

L'ambiance sonore vous faisait découvrir des pigeons domestiques dans un square

François Turrian nous parle ce matin des oiseaux qui roucoulent (pigeons ou tourterelles). Ici, c’est un pigeon féral (ou pigeon domestique) dont l’ancêtre est le pigeon biset. Il a été domestiqué et on le trouve un peu partout dans nos villes. Le pigeon sauvage est le pigeon ramier.  Ce matin, nous parlons d’un proche parent du pigeon domestique, mais dont on n’a pas pu diffuser de son puisque cet oiseau a disparu : le dodo. Le dodo est un colombidé, son nom scientifique : le Dronte de Maurice. Il faut imaginer plutôt une sorte de dindon avec un bec fort et des ailes minuscules, de la taille d’un mètre et d’une dizaine de kilos avec quelques plumes caudales particulières. Il aurait disparu vers 1700, victime de l’entrée sur l’île des rats, des chats, des chiens. Ne pouvant pas voler, le dodo a été très vulnérable à la prédation directe. On peut encore voir certains squelettes dans des musées. Ces ossements ont fait l’objet de recherches récentes. Une chercheuse du Cap a analysé les tissus osseux et a découvert que les os avaient des lignes de croissances comme un arbre. Elle a constaté que le dodo ralentissait sa croissance pendant l’hiver austral.

Sur le Web, une vidéo avait créé le buzz en montrant des images d’un dodo vivant. Mais c’est une reprise tronquée d’une vidéo réalisée par une ONG brésilienne dans le but de sensibiliser le public à la disparition des espèces.

Séquence de l'émission du 26 novembre 2017
Le Salève est jurassien ! [Thierry Basset - RTS]
Thierry Basset - RTS

Thierry Basset: Le Salève est jurassien !

Grâce à la vue imprenable que l’on a du haut du Salève, sur tout le bassin genevois, le Léman et le point culminant du Jura, on peut mieux visualiser pourquoi le Salève fait partie du Jura. En effet, les roches de ces 2 montagnes (Jura et Salève) sont les mêmes : des calcaires et des marnes qui appartiennent à l’ère secondaire. Les calcaires et marnes du Salève sont plissées, s’enfoncent dans la croûte terrestre passent sous le bassin genevois et ressortent du côté du Jura. Sous la surface du bassin genevois, on a un vrai gâteau de couches rocheuses : le socle (gneiss et granit) qui date de l’ère primaire, soit environ 250 millions d’années, puis les calcaires et marnes de l’ère secondaire (150 millions d’années), par-dessus de la molasse de l’ère tertiaire (28 millions d’années) et par-dessus encore la molasse des dépôts glacières (environ à 20'000 ans).
Séquence de l'émission du 26 novembre 2017
Comment soigner les plantes avec la mélodie des protéines? [Contrastwerkstatt - Fotolia]
Contrastwerkstatt - Fotolia

La question de développement: "Comment soigner les plantes avec la mélodie des protéines" par Paolo Fornara

Depuis les années 60 la science s’intéresse au lien qui pourrait unir les plantes et la musique ; c'est Joel Sternheimer, physicien et musicien américain, qui, le premier a étudié les enchaînements harmoniques des acides aminés qui composent les protéines. Apprenez-en davantage en consultant le PDF de Paolo Fornara.

L'intégrale de l'émission du 26 novembre 2017

2:51:05

Programme musical

  •      Francis CabrelLe fils unique SME France SAS, 2017
  •      BricusseMy kind of girl,My kind of girl, ( dir. Count BasieCount Basie and His Orchestra Count Basie Frank Sinatra ) / Midi, Reprise
  •      Bob Castella et son OrchestreYves MontandLa chansonnette Polygram, 1987
  •      mareyBumping deepdive records, 2016
  •      Adriano CelentanoNon so piu cosa fare Universal, inconnu
  •      Louis ChedidChaque jour est une vie Atmosphériques, 2001
  •      Carole MasseportLa vie quoi Association Yaqa Fauqtu, Inouïe Distribution, 2017
  •      Creedence Clearwater RevivalProud Mary Carrère, 1986
  •      Dean MartinAin't that a kick in the head Epic Soundtrax, 1993