Séquence de l'émission du 25 juin 2017

Kurt Hostettmann : les plantes photo-sensibilisantes

Il existe des substances chimiques, appelées des furanocoumarines (ou furocoumarines) qui provoquent la photosensibilisation. Sous l’effet de la lumière elles se fixent sur l’ADN de la peau. Cela se manifeste par des rougeurs et démangeaisons qui font mal. Si l’exposition est longue cela peut se développer en cloques. La peau pour se défendre synthétise plus de mélanine. Cela donne des taches qui risquent de durer pendant des semaines ou des mois. Il est conseillé de bien se laver les mains au savon. Les furanocoumarines restent sur la peau. Il ne faut donc pas toucher ces plantes de jour ! La grosse famille des Astéracées est particulièrement concernée par ce problème de photosensibilisation. Les feuilles de figuier sont très à la mode dans la cuisine d’aujourd’hui ! Mais attention, quand on casse ces feuilles il y a un latex qui sort et qui contient des furanocoumarines. Cuit: aucun danger !
Séquence de l'émission du 25 juin 2017

Reportage découverte: les Tourbières des Ponts-de-Martel

Monsieur Edward Mitchell est directeur scientifique de l’université de Neuchâtel. Il dirige le labo de biodiversité du sol. Il nous emmène aujourd’hui sur un terrain magnifique que sont les tourbières. Il nous explique, au micro d’Isabelle Gendre, comment ce précieux substrat était extrait du sol.

L’exploitation de la tourbe Suisse a été interdite depuis 1987 grâce à l’initiative du Rothenturm. Il y avait, dans la région des Ponts-de-Martel, 1500 Hectares de tourbières. Actuellement il en reste 10% dont 1% proche de leur état naturel. On constate dans certains endroits un avancement des pins qui reflètent le dessèchement de ces milieux humides.

En Suisse, ingénieurs et scientifiques travaillent ensemble afin de sauver le reste de ce patrimoine végétal. Ils bouchent les drains, en partie responsables de l’assèchement et veillent à ce que les tourbières se remplissent avec de l’eau pauvre en éléments minéraux.  Mis à part les drainages, le climat est aussi responsable de l’assèchement de ce patrimoine qui héberge Calluna, Linaigrette, Airelle, Myrtille, bouleau noir et Pin crochet.

Si nous avons, en Suisse, l’interdiction d’exploiter notre tourbe, il n’est pas interdit d’en importer !

Toutefois, de plus en plus d’entreprises et fabricants de terreaux recherchent des solutions pour remplacer cet ingrédient précieux qui allège le terreau et équilibre son P.H.

Séquence de l'émission du 25 juin 2017

La chronique de François Turrian: le Quiz nature

Vous n’entendrez pas toujours un chant. Parfois une simple question vous mettra sur la piste de la bonne réponse. On étend le domaine des sujets à la nature en général. Chaque semaine, trois lauréats seront tirés au sort et pourront gagner une brochure BirdLife, une entrée au centre-nature de La Sauge ou un autre prix.

Réponse du concours: la caille.

Vous aviez le choix entre: une forêt de montagne, un milieu cultivé avec des champs de blés ou le bord du lac à Ouchy, près de Lausanne.

C’était le milieu ouvert et cultivé des champs de blé qui nous a permis d’entendre le chant si particulier de la caille! Son chant se reconnaît assez facilement, c’est comme si elle disait rapidement "paie tes dettes". Les oiseaux ont également, comme nous, des "accents". La caille des Canaries a un débit plus rapide que la caille du Kazakhstan. Les cailles qui chantent en Suisse ont un débit un peu plus lent. On la voit rarement dans son milieu naturel. Elle va nous quitter en août- septembre pour partir en Afrique de l’Ouest. On a des années à cailles et des années ou les cailles sont pratiquement absentes ! Ce phénomène est complètement irrégulier et est lié au climat de la région méditerranéenne. S’il fait beau et chaud au nord de l’Afrique, elles vont rester là-bas. Par contre s’il y a une grande sécheresse dans ces régions, alors les cailles vont venir chez nous.  Dans cette atmosphère, ce matin, on a aussi entendu le bruant proyer, bon indicateur également des milieux cultivés.

Séquence de l'émission du 25 juin 2017

Thierry Basset : les pierres en ville

En ville de Fribourg, la Fontaine Saint-Georges est la preuve que l’on peut trouver des milliards de fossiles en centre-ville! La base de cette fontaine a été construite avec des grès coquilliers de la Molière (molasse d’origine marine). Le bassin est, quant à lui, construit avec du calcaire de l’ère secondaire, l’ère des dinosaures. Dans ce calcaire : on trouve des fossiles : ammonites, bivalves et…. dent de requin. Ces requins vivaient dans la dernière mer qui a recouvert la Suisse, il y a une vingtaine de millions d’années. On les voit maintenant sur les escaliers de l’Hôtel de Ville.

L'intégrale de l'émission du 25 juin 2017

2:50:24

Programme musical

  •      Alex BeaupainPourquoi battait mon coeur Naïve, 2011
  •      Nina SimoneSave me BMG, 1994
  •      Johnny HallydayDe l'amour Warner, 2015
  •      Jeans for JesusWosch no chli blibä Universal Music, 2017
  •      Dominique ALes enfants du Pirée Labels, 2001
  •      Cesaria EvoraSabine larga'm BMG France, RCA, Lusafrica, 1997
  •      Elton John , Kiki DeeDon't go breaking my heart Polyphon, 1988
  •      Alex KacimiUn milkshake pour un Twist Le Pop Club, 2015
  •      LPOther People Vagrant, 2016