La réponse du concours

L'émission du 12 avril 2013

Les cloches du Kremlin

 

"Partage de minuit", tout est gris !

Le Mamco (Musée d’art moderne et contemporain, à Genève) présente une sélection des œuvres de ses collections; le thème est une valeur: le gris. Toutes les pièces ont ce point commun, celui de se décliner dans d’infinies nuances de gris. Et pourtant, rien de répétitif dans cet accrochage. La diversité des artistes en témoigne, puisqu’on transite par tous les styles et les tendances: Vito Acconci, John M Armleder, Silvia Bächli, Enrico Baj, Robert Barry, Éric Baudart, Hans Bellmer, etc…

Ode au gris pour palper toute la palette de l’art contemporain. Le guide est quant à lui toujours vêtu de noir, Christian Bernard, le directeur du Mamco, au micro de Martine Béguin. Par Florence Grivel.

 

James Edward Deeds à la Collection de l’Art Brut

Première exposition monographique en Europe de l’auteur d’art brut américain James Edward Deeds (1908-1987), surnommé "The Electric Pencil", cette présentation réunit environ 70 dessins recto-verso réalisés au crayon de couleur sur des feuilles de registres d’un hôpital psychiatrique de Nevada, le State Asylum n°3, Missouri. L'auteur y a été interné durant 52 années, de 1925 (à l’âge de 17 ans) jusqu’en 1977.

A voir à la Collection de l’Art Brut de Lausanne jusqu’au 30 juin 2013. Rencontre avec Sarah Lombardi, commissaire de l'exposition.

 

Rencontre avec la célèbre compagnie Zimmermann & de Perrot

Martin Zimmermann, clown, acrobate, danseur, metteur en scène, et Dimitri de Perrot, musicien autodidacte, DJ, compositeur et metteur en scène, évoquent leur parcours et leur relation, au micro de Laurence Froidevaux.

Tous deux travaillent ensemble avec bonheur depuis près de 20 ans. Leurs créations rencontrent un immense succès depuis le début de leur collaboration, tant du côté du public que du côté des professionnels.
Une rencontre à découvrir dans son intégralité demain samedi 13 avril 2013 dans "La tête à l'envers".

 

"Effets secondaires", de Steven Soderbergh

Avec Rooney Mara et Jude Law. Jon Banks est un psychiatre ambitieux. Quand une jeune femme, Emilie, le consulte pour dépression, il lui prescrit un nouveau médicament. La police trouve Emilie couverte de sang, un couteau à la main, le cadavre de son mari à ses pieds, sans aucun souvenir de ce qui s’est passé. Sa réputation mise à mal, le docteur Banks enquête pour savoir ce qui s’est vraiment passé.

Rafael Wolf revient sur ce thriller psychopharmaceutique schizophrène.

 

BBL, Béjart Ballet Lausanne en station métropolitaine (5/5)

Sur le réseau urbain du M2, le métro lausannois, la station Riponne-Maurice Béjart se donne des petits airs parisiens pour rendre hommage au chorégraphe, naturalisé suisse.

En cinq stations, itinéraire d’un artiste polyvalent qui popularisa la danse contemporaine à travers le monde avant de s’établir durablement dès juin 1987 dans le chef-lieu vaudois où il mourut vingt ans plus tard, le 22 novembre 2007.

Un héritage universel

Le premier ballet de Maurice Béjart, "Symphonie pour un homme seul" en 1955 sur une musique électronique de Pierre Henry et Pierre Schaeffer, pionniers de la musique concrète, affirmait non seulement un désir de décloisonner la danse contemporaine mais le besoin de l'ouvrir au grand public. Avec "Messe pour le temps présent" en 1967 sur une musique de Pierre Henry également, le succès électrisa le public du Festival d'Avignon en maintenant la tension durant plus de deux heures. Cette vision adaptée au spectacle populaire a fait la gloire mondiale de Béjart mais aussi marqué les limites du chorégraphe. Et c'est finalement à Lausanne que cet artisan nomade décida de finir son parcours artistique en se naturalisant suisse l'année de sa mort, en 2007.

A la recherche du temps perdu avec Maurice Béjart par Antoine Livio (RSR II, 31 décembre 1967). Bilan d'un siècle écoulé avec Maurice Béjart par Patrick Ferla ("Presque rien sur presque tout", La Première, 17 juin 1999)

Par Christian Ciocca et Marc Frochaux