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- Plat du jour, fait en cuisine ou en usine ? - Les nouveaux gladiateurs du ring

L'émission du 20 novembre 2014

Plats du jour, fait en cuisine ou en usine?

2,5 millions de Suisses mangent chaque jour hors de chez eux, la plupart du temps, à midi au restaurant, par manque de temps pour rentrer à la maison. Pour répondre à cette demande, l’agroalimentaire a développé des produits déjà transformés: viandes précuites, frites découpées et blanchies, desserts surgelés... Rares sont les restaurants à résister à cette solution de facilité. Et l’industrie est très forte pour convaincre les réticents.

2,5 millions de Suisses mangent chaque jour hors de chez eux. [RTS/CHRISTIN Philippe]

Aubergines grillées, bœuf bourguignon, julienne de légumes ou moelleux au chocolat… Parmi tout ce que l’on mange au restaurant, difficile de dire ce qui est effectivement cuisiné sur place.

Stupeur en France, pays de la gastronomie par excellence : près de 80% des établissements pratiqueraient une cuisine d’assemblage. En clair, les aliments sont fabriqués dans une usine et le cuisinier se contente de réchauffer et de décorer l’assiette !

Et en Suisse - l'un des berceaux de l’agroalimentaire, avec Nestlé ou Maggi,- où en sommes-nous? L’étroitesse du marché, le goût de l’authentique ou notre pouvoir d’achat nous permettent-ils d’échapper au phénomène? Pas sûr. Chaque jour, 2,5 millions d’Helvètes mangent hors de chez eux, la plupart du temps à midi, par manque de temps pour rentrer à la maison. Donc il faut faire vite et si possible bon marché. Pour répondre à cette demande, l’agroalimentaire a élaboré des aliments déjà transformés: en surgelés, en poudre, en tube ou en boîte.

Pour beaucoup d’établissements, le recours à ces produits semble inéluctable: le prix du plat du jour est resté quasiment stable depuis vingt ans. Sans ajustement au coût de la vie, donc. Alors les restaurateurs utilisent ces légumes déjà découpés et blanchis, ces gratins dauphinois sous vide et ces desserts surgelés sans mentionner leur provenance sur la carte.

Certains cuistots résistent encore et, moyennant quelques adaptations, ils font du "tout maison" à un prix raisonnable. Mais, il ne faut pas trop compter leurs heures supplémentaires.

Rediffusion le vendredi 21 novembre 2014 à 0h35 et 10h20 et le 24 novembre 2014 à 16h05 sur RTS Deux.

  • Générique

    Un reportage de Regis Migy et Gabriel Tejedor
    Image: Fabien Wohlschlag Son: Benedetto Garro Montage: Christian Bonvin
Bonus de l'émission

Un label "fait maison" sera introduit dans les restaurants

Le but est de traquer les sachets précuits ou les lasagnes du patron qui viennent en fait du supermarché.


Les restaurants servent de plus en plus de plats précuisinés

Des lasagnes au fondant chocolat en passant par le poulet stroganoff, de plus en plus de restaurants servent des plats tout préparés, n'y ajoutant parfois que la touche finale. Alors qu'on réfléchit péniblement à l'élaboration d'un label pour défendre la vraie cuisine, l'émission Mise au Point enquête dans les assiettes.


La transparence dans les restaurants

Des restaurants "transparents" qui précisent les lieux de provenance de chaque ingrédient, qui indiquent si les plats proposés sont cuisinés sur place ou si ce ne sont que des surgelés, et qui affichent leurs rapports d'inspection des services de l'hygiène, ça existe, l'émission On en parle les a rencontrés! Reportage au Tessin où l'association des consommateurs tessinois a créé un label qui garantit que les plats sont faits maison. Reportage également à Zoug où la chimiste cantonale délivre un certificat de qualité sur les denrées alimentaires.

Les nouveaux gladiateurs du ring

C’est le sport de combat à la mode et il déferle sur la Suisse romande. Coups de pied, coups de poing, coups de genoux, frappes lorsque l’adversaire est à terre, tout est permis ou presque dans le MMA. Une discipline pour le moins violente, qui a éclipsé la boxe et qui génère un milliard de chiffre d’affaires annuel aux Etats-Unis. A Neuchâtel ou Genève, le MMA suscite un réel engouement dans les clubs et chez les ados, mais aussi de sérieuses interrogations. Certains, scandalisés par le spectacle qu’offrent les combats qui se déroulent en cage, se demandent s’il ne faudrait pas tout simplement l’interdire.

Spectacle de MMA au Théatre du Léman, le 31 mai 2014. [RTS/Cédric VINCENSINI]

Tout est permis ou presque dans le Mixed Martial Arts, le MMA, dernier sport de combat à la mode. Un sport pour le moins violent qui se déroule dans une cage et qui autorise même les frappes lorsque l’adversaire est à terre. Né aux Etats-Unis au début des années 90, l’art martial mélangé avait pour but de confronter des disciplines différentes pour trouver le meilleur combattant toutes catégories confondues. Le succès a été immédiat. La foule, la bête en cage, la variété des coups et la violence des confrontations en ont fait un spectacle télévisuel à la mode. L’UFC, l’organisation qui gère le championnat le plus important, génère aujourd’hui  un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de francs par an.

Arrivé en Suisse depuis quelques années, le MMA suscite un réel engouement dans les clubs mais aussi de sérieuses interrogations, notamment auprès des autorités sportives. Quels sont les risques pour les combattants qui pratiquent ce sport ? Quel est l’impact du spectacle qu’offrent les combats professionnels sur les jeunes ? Certains, scandalisés par ce sport-spectacle qui rappelle les jeux romains, se demandent s’il ne faudrait pas tout simplement l’interdire. Temps Présent a tenté de comprendre ces critiques, ainsi que les sacrifices que consentent les jeunes combattants de Suisse romande pour leur passion.

Rediffusion le vendredi 21 novembre 2014 à 0h35 et 10h20 et le 24 novembre 2014 à 16h05 sur RTS Deux.

  • Générique

    Un reportage de Steven Artels
    Image: Favien Wohlschlag Son: Santiago Serra Montage: Raphaëlle Jeanmonod
Bonus de l'émission

"Les nouveaux gladiateurs du ring"(extrait)

C’est le sport de combat à la mode et il déferle sur la Suisse romande. Coups de pied, coups de poing, coups de genoux, frappes lorsque l’adversaire est à terre, tout est permis ou presque dans le MMA! A Neuchâtel ou Genève, le MMA suscite un réel engouement dans les clubs et chez les ados, mais aussi de sérieuses interrogations.


"Le gladiateur gentleman"

Enfermé dans une cage, le combattant de MMA est à la fois athlète et acteur d'un show fait de chair et d'os, de sueur et de sang qui évoque les jeux romains.