- Vivre après un by-pass - Les Grecs se cachent pour survivre

L'émission du 4 septembre 2014

Vivre après un by-pass

Que faire lorsque l'on a essayé tous les régimes et que l'on reste obèse? Ultime recours : la chirurgie. L'an dernier, en Suisse, près de 3400 personnes ont subi un by-pass gastrique, une opération irréversible qui réduit le volume de l'estomac. Mais attention: cette solution n'est pas magique. Perdre jusqu'à la moitié de son poids en une année peut être déstabilisant, pour soi et pour tout l'entourage. De l'euphorie à la tentative de suicide, quatre by-passés racontent leur expérience.

Anne espère perdre 50 kilos grâce à l’opération qu’elle prépare depuis deux ans. A la veille de l’intervention, elle est confiante. [Yann-Olivier Wicht - RTS]

La  chirurgie bariatrique est le seul traitement qui permette une perte pondérale significative sur le long terme. L’an dernier en Suisse, près de 3400 personnes ont subi un by-pass gastrique, un chiffre en forte augmentation. Réservée aux obèses sévères (indice de masse corporelle égal ou supérieur à 35), cette opération irréversible réduit le volume de l’estomac et modifie le circuit alimentaire.

Mais attention: le by-pass n’est pas une baguette magique. Même lorsque tout se passe bien sur le plan physiologique, on ne perd pas impunément jusqu’à la moitié de son poids en quelques mois. Par le biais de témoignages, Temps Présent s’est intéressé aux répercussions psychologiques de cette intervention. De l’euphorie à la tentative de suicide, découvrez les récits bouleversants de Christelle, de Carole et d’Alexandre. Et partagez les espoirs d’Anne avant et après son opération.

Le parcours de ces Romands, dont certains ont perdu entre 60 et 80 kilos, est emblématique. Selon les spécialistes, les by-passés traversent différentes phases, vécues avec plus ou moins d’intensité. Après une période de « lune de miel », c’est souvent la désillusion. Un couple sur deux explose. 20% des opérés remplacent la nourriture par une autre dépendance, principalement l’alcool. Et le taux de suicide est plus élevé. D’où la nécessité pour les patients de se faire accompagner à long terme.

Rediffusion le vendredi 5 septembre 2014 à 0h40 et 12h05, le lundi 8 septembre 2014 à 15h40 sur RTS Deux.

  • Générique

    Un reportage de Marie Abbet et Yann-Olivier Wicht
    Image : Hughes Firmann Son : Gilles Abravanel Montage : Aline Brechbühl

Les grecs se cachent pour survivre

Trois millions de personnes sans couverture maladie, des hôpitaux surchargés, des médicaments inaccessibles aux plus pauvres, de longues files d’attente aux soupes populaires: la Grèce continue à payer un très lourd tribut à la crise économique. Reportage à Athènes, capitale d’un pays qu’on appelle désormais l’Afrique de l’Europe.

La détresse immense d'un grec sur trois qui n'a plus accès à l'aide sociale. [RTS/capture d'écran]

Les apparences sont trompeuses: malgré ses plages, son soleil, sa mer d’azur, la Grèce paie un terrible tribut à la crise économique commencée en 2009 et qui n’en finit pas de durer. Ainsi le salaire moyen dans le secteur privé a diminué de 20%, passant d'un peu plus de 1 000 euros nets par mois en 2009 à 817 euros en 2013. Aujourd’hui le taux de chômage atteint 27% de la population active et près de 40 % chez les jeunes.

Mais il y a pire : un chômeur en Grèce perd au bout d’un an tout droit à une assurance-maladie. Cette décision, imposée au gouvernement par « la troïka » (banque centrale européenne, commission européenne, FMI) a plongé près de 3 millions de personnes dans le désespoir. Pour un Grec sur 5, décrocher un rendez-vous chez le médecin ou trouver un médicament est devenu impossible. Au point que des organisations comme Médecins du Monde ont recentré en Grèce des programmes d’aide qu’elles destinaient à l’Afrique.

Une équipe de Temps présent s’est rendue à Athènes pour prendre la mesure de ce drame invisible. Elle a découvert des hôpitaux surchargés, des soupes populaires où se rendent tous les jours des milliers de personnes et le désarroi d’anciens entrepreneurs ruinés par la crise. Mais elle a rencontré aussi des médecins révoltés qui inventent de nouvelles solidarités sur les ruines d’un pays qui a longtemps vécu au-dessus de ses moyens.

Rediffusion le vendredi 5 septembre 2014 à 0h40 et 12h05, le lundi 8 septembre 2014 à 15h40 sur RTS Deux.

  • Générique

    Un reportage de Bertrand Theubet et Michel Zendali
    Image : Alain Pentucci Son : Raphaël Crohas Montage : Caroline Cuenod