Banner Temps présent

- Les tunisiennes entrent en résistance - A louer: tueur près de chez vous

L'émission du 14 février 2013

Les Tunisiennes entrent en résistance

L’histoire de Meriem a fait le tour du monde: cette jeune tunisienne a été violée par 2 policiers, puis persécutée par la justice de son propre pays. Son drame, qu’elle raconte à Temps présent, témoigne des menaces qui planent aujourd’hui sur les femmes en Tunisie. Dans un contexte marqué par l’insécurité et l’instabilité politique, les tunisiennes craignent que leurs droits, uniques dans le monde arabe, soient remis en question. Car aujourd’hui, leur pays est en mains d’un gouvernement à majorité islamiste, qui s’attaque aux libertés personnelles des femmes.

Manifestation de femmes à Tunis, en opposition au parti islamique Ennahda, première force politique de Tunisie depuis 2011. [RTS]

C’était leur espoir, c’était leur printemps : avec la Révolution, les tunisiennes rêvaient d’aller encore plus loin dans l’égalité et la liberté. Mais 2 ans après, elles doivent déchanter. Leur nouveau gouvernement, contrôlé par les islamistes, multiplie les gestes inquiétants quant aux droits des femmes.

Il y a l’affaire du viol : une jeune Tunisienne violée par des policiers, mais accusée par la justice d’avoir porté atteinte à la pudeur. Elle livre son témoignage à Temps présent. Il y a la montée en puissance des salafistes et de leur vision radicale de l’islam, tolérés et encouragés par le parti islamiste au pouvoir. Ces extrémistes tentent d’imposer leur vision de la société, à l’université par exemple. Ils ont occupé une faculté pour exiger que des étudiantes puissent suivre les cours en niqab, le voile intégral.

Mais face à ces menaces, les tunisiennes ne baissent pas les bras. Au contraire : elles se battent, pour leurs droits, et pour la démocratie. Temps Présent a rencontré Leyla, Ahlem, Salwa, trois femmes engagées qui osent dire non aux extrémistes religieux.

Rediffusion le vendredi 15 février 2013 à 1h15 et le lundi 18 février 2013 à 16h sur RTS Deux.

  • Générique

    Un reportage de Béatrice Bakhti et Françoise Weilhammer
    Image : Yvan Illi Son : Benoît Crettenand Montage : Nathalie Bosson

A louer: tueur près de chez vous

L’affaire a fait les grands titres en Suisse romande. Un tueur à gages a accepté de liquider l’épouse de son commanditaire pour 400'000 francs. Alors? Est-il possible de donner une leçon un peu musclée à un gêneur? Voire, carrément liquider quelqu’un en échange d’une valise de billets, comme dans les films? Nous avons voulu vérifier si c’était possible chez nous. Verdict dans Temps Présent.

Saisie de la police tessinoise dans une affaire crimes mafieux. [RTS]

Il  y a d’abord cette étrange affaire, à Chêne-Bougeries (GE), en février 2012. Le mari est soupçonné d'avoir commandité un tueur à gages, un Kosovar présenté par un intermédiaire, pour assassiner sa femme, histoire de mettre le grappin sur un bien immobilier. Montant du contrat: environ 400'000 francs. Tous dorment en prison en attente de leur procès. Un autre cas avéré et jugé, même si l’auteur n’a jamais reconnu les faits, est celui d’un tueur engagé par une épouse rancunière, pour abattre son mari, contre une somme de 50'000 francs. Le contrat a bel et bien été rempli.

Recruter un "mauvais garçon" pour flanquer une dérouillée ou pire, faire passer de vie à trépas un ou une gêneuse, ne relève apparemment donc pas que du roman policier ou du western. Cela existe bel et bien en Suisse romande et l’arrivée de nouvelles mafias du crime ne va pas arranger les choses. Mais entre le mythe et la réalité, où se trouve la vérité ? Est-il si facile de trouver un tueur ? Combien cela coûte-t-il vraiment et sont-ils si nombreux à être prêts à aller jusqu’au bout contre de l’argent? "Temps Présent" a voulu tester la réalité  et s’est mis en chasse, dans le quartier des Pâquis à Genève, où il serait aisé de trouver un tueur à gages. Verdict jeudi soir.

Rediffusion le vendredi 15 février 2013 à 1h15 et le lundi 18 février 2013 à 16h sur RTS Deux.

  • Générique

    Un reportage de Nadia Farès
    Image : Patrick Mounoud Son : Christophe Giovannoni Montage : Caroline Cuenod