- Papa solo - Israël sous la pression des ultra-orthodoxes

L'émission du 2 février 2017

Papa solo

Ils sont pères et élèvent seuls leurs enfants. En Suisse, ils ne sont que 8%. D’habitude ce sont plutôt les mères qui obtiennent la garde. Alors quels sont les défis quotidiens de ces papas en solo? Parviennent-ils à conjuguer vie familiale, vie affective et carrière professionnelle? Comment remplacent-ils la mère manquante? Trois pères et leurs enfants se livrent sur les joies, les doutes et les difficultés de ce modèle familial en solo.

Papa solo

Thierry 42 ans, s’occupe à plein temps de Sarah, 15 ans et Céline, 19 ans. Il se souvient du stress, des fins de mois serrées et des moments délicats à l’adolescence de ses filles. Les temps sont encore durs: condamné à dormir sur un lit pliable, dans le salon, faute de moyens, il se bat avec courage pour tenir le coup, au nom de ses filles, aimantes et reconnaissantes.

Laurent, lui, a obtenu la garde de ses trois enfants: Carmelo 8 ans, Dany 6 ans et Lucilia 5 ans. Père attentionné, tout est question d’organisation chez lui, minutée. Il se met une forte pression pour accomplir un sans-faute, car le risque de se faire retirer la garde est toujours au contour.

Luca et son fils Fabio, 14 ans, ont une relation tendre et complice. Mais pour obtenir la garde, il a fallu batailler ferme, des années de procédure, pour un enfant qui avait alors 10 ans. Père et fils témoignent dans ce reportage touchant et révélateur d’une tendance qui émerge: les papas peuvent faire aussi bien que les mamans.

Rediffusion le vendredi 3 février 2017 à 10h30 et le lundi 6 février 2017 à 16h20 sur RTS Deux.

  • Générique

    Un reportage de Nicolas Pallay
    Image : Lisa Roehrich Son : Patrick Ponci Montage : Chantal Dall'Aglio

Israël sous la pression des ultra-orthodoxes

Ils forment une secte complètement impénétrable, ils cultivent des traditions culturelles strictes et répressives et ils font peur. Car les ultras-orthodoxes juifs, qui clament ouvertement la suprématie de la religion sur la démocratie, ont une influence croissante sur l’Etat d’Israël. Et leur population explose. Quant à ceux qui décident d’en sortir, malheur à eux! Plongée dans l’intimité d’un mouvement puissant et mystérieux.

2016. Temps présent: Israël sous la pression des ultras [RTS/CAPTURE D'ECRAN]

Ils sont les descendants des migrants juifs d’Europe, victimes des pogroms, et sont arrivés sur la Terre Promise bien avant la création de l’Etat d’Israël. Ils portent chapeau et costumes noirs, observent des rituels rigoureux et leurs épouses à la jupe longue et stricte, ont le crâne rasé et portent une perruque. Ce sont les ultra-orthodoxes juifs et leur population représentera un tiers des Israéliens en 2050.

La montée en puissance de cette secte inquiète car les ultras revendiquent ouvertement la primauté de la religion sur la démocratie, comme en Iran ou en Arabie saoudite. Et le gouvernement israélien leur fait de nombreuses concessions, autorisant en particulier un système scolaire autogéré, où les matières fondamentales sont éliminées. Quant à la vie au sein de cette communauté, seuls ceux qui en sont sortis en témoignent: pas de romans ou de journaux, même le téléphone portable doit être "kacher", approuvé par le rabbin.

Quant à la vie intime, elle ressemble à un désert: les mariages sont souvent arrangés, les baisers et marques d’affection interdits, la sexualité réduite à la simple reproduction. Ceux qui choisissent de revenir à la vie laïque le paient souvent très cher: cela peut aller jusqu’à l’interdiction de revoir leurs enfants. Un procédé typique des sectes.

Rediffusion le vendredi 3 février 2017 à 10h30 et le lundi 6 février 2017 à 16h20 sur RTS Deux.

  • Générique

    Un reportage de Bethsabée Zarka
Bonus de l'émission

L'ouverture d'un cinéma cause une "guerre du shabbat" à Jérusalem

La "guerre du shabbat" fait rage à Jérusalem. Des milliers de juifs ultra-orthodoxes manifestent depuis des semaines, parfois violemment, pour s’opposer à l’ouverture d’un cinéma le samedi dans un des quartiers de la ville. Pour eux, la ville sainte doit rester ville morte tous les samedis pour ne pas profaner ce jour du shabbat durant lequel toute activité commerciale est proscrite. Le "12h30" du 6 septembre 2015.


Israël renonce à imposer le service militaire aux ultra-orthodoxes

Le parlement israélien a finalement renoncé à imposer le service militaire aux juifs ultra-orthodoxes. Il s'agit d'une décision très politique en Israël, où la proportion des ultra-orthodoxes avoisine les 10% de la population. "RTSReligion" du 25 novembre 2015.


Parole d'ultra-orthodoxe juif en Israël

Un peu partout dans le monde, des mouvances extrémistes se font jour et prospèrent. Fondamentalisme religieux, dogmatisme politique s’expriment toujours plus ouvertement. Des mouvances largement commentées par des analystes. Mais quel est le cheminement qui a conduit ces personnes à radicaliser leurs positions. Quel est leur parcours, leur vision du monde? Dans dix pays différents, notre rédaction a cherché à le comprendre en rencontrant des acteurs de ces mouvements, qu’il s’agisse d’un radicalisme autour de la religion ou d’une radicalité socio-politique. "Le Journal du matin" 3 août 2016.


Israël : la prière des femmes offense les ultra-orthodoxes

Des femmes ont été arrêtées récemment au Mur des Lamentations, à Jérusalem. Leur délit est d'avoir prié avec des symboles réservés aux hommes. Ces femmes, qui revendiquent l’égalité des droits devant Dieu, bravent depuis quinze ans les insultes de la part de certains juifs ultra-orthodoxes. "Juste Ciel" du 3 mai 2013.


Voyage dans l'Israël des juifs "ultra"

On les appelle haredim, "ceux qui craignent Dieu": en Israël, les juifs ultra-orthodoxes font beaucoup parler d'eux. Pour leur refus de servir dans l'armée, d'adhérer à l'idéal sioniste mais aussi pour leur observance stricte des commandements divins et leur style de vie centré sur la Torah. "Haute Fréquence" du 7 avril 2013.