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- La molécule qui rend fou - Indiens en sursis

L'émission du 8 mars 2012

La molécule qui rend fou

En Suisse la consommation d’antidépresseurs a plus que doublé ces dix dernières années. Mais la molécule de la dernière génération suscite l’inquiétude. Et si les antidépresseurs poussaient à la violence et au suicide ? En Suisse et à l’étranger, plusieurs faits-divers dramatiques ont attiré l’attention des spécialistes. Des victimes racontent comment la petite pilule qui devait les soulager a fini par les rendre fous.

Certains antidépresseurs au coeur d'une polémique

Des antidépresseurs qui poussent à la violence et au suicide ? C’est la question troublante à laquelle «Temps Présent» s’est confronté. Depuis plusieurs années, des faits-divers dramatiques liés à la consommation d’antidépresseurs de la dernière génération, les ISRS selon le jargon des spécialistes, ont attiré l’attention des psychiatres et des pharmacologues. Souvent très utiles pour soigner des dépressions sévères, ces médicaments peuvent avoir sur certaines personnes de terribles effets : augmentation du risque suicidaire, voire de l’agressivité envers autrui qui peut aller jusqu’à l’homicide. Il faut dire qu’ils agissent directement sur la chimie du cerveau, mais on ne sait pas vraiment jusqu’à quel point.


Une équipe de « Temps Présent » a essayé d’en avoir le cœur net, en Suisse et en Angleterre, où le débat est beaucoup plus avancé. Des victimes de ces antidépresseurs ou leurs proches racontent comment ils en sont venus à commettre des actes extrêmes, à se tourner contre eux-mêmes ou contre leurs proches. Des histoires tragiques, qui ont défrayé la chronique en Suisse, en Angleterre et aux Etats-Unis. Cela pose une vraie question de santé publique, car ces antidépresseurs sont aujourd’hui les plus utilisés. En Suisse, leur consommation a doublé au cours des dix dernières années et on en vend désormais pour plus de 100 millions de francs par an. Or, contrairement à d’autres pays, ce problème reste largement méconnu en Suisse.


Rediffusion le vendredi 9 mars 2012 à 0h45 et le lundi 12 mars 2012 à 15h10 sur RTS Deux.


  • Générique

    Un reportage de Pietro Boschetti et Stéphane Brasey
    Image : Yves Dubois Son : Mathilda Angullo Montage : Nathalie Bosson

Indiens en sursis

Dans les années 80, la grande tournée du musicien Sting avec le chef indien Raoni a popularisé le combat des peuples d'Amazonie pour leur survie. Mais la construction d’un des plus grands barrages du monde au coeur du Brésil et l'avidité des grandes compagnies minières menacent aujourd'hui définitivement leur existence. Temps Présent est allé recueillir le témoignage de ces Indiens en sursis.

Les communautés indiennes pourraient disparaître  au Brésil

A la fin du XVIème siècle, il y avait plusieurs millions d’Indiens sur les territoires que l’on a appelés le Brésil. Ils ne sont aujourd’hui plus qu’une centaine de milliers. Ils ont perdu en grande partie leur liberté, leur santé, leurs terres, leur confiance en eux-mêmes. Le sort de ces communautés intéresse peu les autorités brésiliennes à la recherche avant tout de croissance économique. Qu’est-ce que quelques milliers d’individus, réduits trop souvent à n’être que des survivants de civilisations anciennes, au regard des centaines de millions de consommateurs brésiliens et aux entreprises internationales, qui convoitent ces territoires échappant encore à l’exploitation intensive des richesses de leurs sols et sous-sols?


Les défenseurs amérindiens sont aujourd’hui menacés pour leur engagement en faveur du droit à la terre de leurs peuples, menacés en raison de leur résistance contre l’exploitation des richesses du sous-sol et de la forêt amazonienne. Temps Présent a rencontré des défenseurs Indiens Yanomami contre les chercheurs d’or, et des défenseurs Kayapo luttant contre la construction du barrage de Belo Monte. Parmi eux, deux leaders : David Kopenawa et Megaron Txukarramae. En entrant en résistance, ils sont déjà désignés par certains comme des cibles à abattre.


Rediffusion le vendredi 9 mars 2012 à 0h45 et le lundi 12 mars 2012 à 15h10 sur RTS Deux.


  • Générique

    Un reportage de Daniel Schweizer