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- A travail égal, salaire inégal - Le coeur gros

L'émission du 26 avril 2012

A travail égal, salaire inégal

Pour gagner le même salaire, à poste identique, une Suissesse doit travailler deux mois et demi de plus qu’un homme. Inefficace, la loi n’y change pas grand-chose. Quant aux femmes qui osent se battre pour un traitement égal, elles sont souvent licenciées. Temps Présent fait l’état des lieux.

Les femmes ont de la peine à faire reconnaître l'inégalité de traitement salarial [Capture d'écran - RTS]

Elles se battent contre leur supermarché, leur média, leur entreprise. Leur lutte ? Tout simplement gagner autant que leurs collègues mâles, pour le même travail. Certaines y sont parvenues, après une longue bataille. D’autres ont été carrément licenciées pour avoir osé réclamer leur dû. Seules quelques entreprises, comme Tornos, dans le Jura bernois, offrent avec volontarisme le même salaire aux employés des deux sexes.


Bienvenue dans la Suisse de 2012 ! Il y a déjà plus de trente ans pourtant que la Constitution fédérale interdit la discrimination liée au sexe. Les espoirs de changement sont grands mais la société patriarcale suisse a la dent dure. En 1996, la loi fédérale sur l’égalité des salaires entre en vigueur. Elle oblige les employeurs à lutter contre les inégalités dans leurs entreprises. Beaucoup se réjouissent de disposer d’un texte clair. Mais dans la réalité, peu de progrès sont observés.


Car en Suisse, ni contrôles officiels, ni sanctions contre les entreprises discriminantes ne sont prévus par le législateur. Pour régler le problème, la Confédération mise sur la sensibilisation et l’autodiscipline des employeurs. Une approche libérale payée chère par les femmes qui décident de se battre pour obtenir plus d’égalité. A ce jour, peu ont osé, une centaine tout au plus, car le risque est grand. Déposer plainte contre son employeur revient à briser la relation de confiance et très souvent, l’affaire se termine par un licenciement. Impossible à ce jour de savoir combien de cas sont réglés à l’amiable, sans recourir à la justice. Temps Présent présente un état des lieux en 2012 : pas réjouissant !


Rediffusion le vendredi 27 avril 2012 à 0h45 et le lundi 30 avril 2012 à 15h10 sur TSR deux.


  • Générique

    Un reportage de Jochen Bechler et Jean-Daniel Bohnenblust
    Image : Pascal Gauss Son : Philippe Combes Montage : Monique Preiswerk

Le cœur gros

Les camps thérapeutiques pour enfants obèses font leur apparition en Suisse romande. Le principe: un petit groupe d’une dizaine d’enfants et d’ados sont suivis médicalement. Temps Présent a filmé l’un de ces camps, durant lequel les enfants apprennent tant à combattre leur surpoids que les préjugés dont ils sont l’objet dans notre société.

La marche est une des activités physiques pour lutter contre le surpoids [Capture d'écran - RTS]

Selon Promotion santé suisse, 1 enfant sur 5 souffre d'obésité dans notre pays. L'épidémie est mondiale, à tel point qu’elle figure depuis 2008 au rang des maladies chroniques reconnues par l'OMS, qui parle même d’épidémie du 21ème siècle.


Les camps thérapeutiques organisés en Suisse ne sont qu'une partie d’un vaste programme qui consiste à suivre durant une année des enfants en surpoids pour les amener à changer leurs habitudes.


Au-delà des chiffres et des statistiques, Temps Présent vous propose un reportage au cœur d'un de ces camps, organisé à Finhaut en Valais, à la rencontre de 5 adolescents exemplaires qui ont décidé de changer. A travers leurs témoignages souvent poignants, ces enfants et ados nous renvoient une image peu reluisante de notre société, prompte à stigmatiser la différence. Et derrière les chiffres, on découvre des enfants blessés dans leur chair par le regard des autres.


Rediffusion le vendredi 27 avril 2012 à 0h45 et le lundi 30 avril 2012 à 15h10 sur TSR deux.


  • Générique

    Un reportage de Cédric Louis
    Image : Pascal Gauss Son : Emilie Spierer Montage : Véronique Rotelli