Drôle de détente au pays des locataires La viande, une affaire d'étiquette

L'émission du 7 juin 2018

Drôle de détente au pays des locataires

Dans certaines régions de Suisse romande, on offre six mois de loyer ou un parking gratuit pour attirer les locataires. Alors ça y est, la crise immobilière est finie ? Détrompez-vous : que l’on vive à Neuchâtel, Monthey ou Genève, la situation est radicalement différente. Ainsi, dans cette dernière ville, la pénurie et la guerre entre locataires et bailleurs fait rage.

Drôle de détente au pays des locataires

Depuis plus de 8 ans que l’office fédéral des statistiques annonce une détente sur le marché de l’immobilier, les locataires en recherche d’appartement commencent à se demander si la fin de la pénurie est enfin là. A y regarder de plus près, force est de constater que certaines régions; Neuchâtel, le Jura et surtout le Valais proposent une pléthore de logements vides et, chose inouïe dans les villes lémaniques, peinent à les remplir. Alors, les cadeaux pleuvent. Entre un et six mois de loyer offerts, un parking gratuit ou un déménagement à la charge de la régie, tous les moyens sont bons pour se démarquer de la concurrence et attirer les locataires qui peuvent se permettre de faire les difficiles.

La politique des taux négatifs de la BNS, les faibles intérêts sur les avoirs en compte, poussent les caisses de pensions, les assurances, les banques à investir dans la pierre, ce qui, en Valais, provoque une sur offre.

A Genève par contre, même si la construction repart, la pénurie frappe toujours fort et les relations entre locataires et bailleurs sont souvent marquées par la défiance, voire les conflits ouverts. Genève et Vaud totalisent les deux tiers des contestations de loyer initial exprimées au niveau Suisse. Alors que les loyers auraient dû baisser de 40% depuis l’an 2000 suite aux baisses consécutives des taux hypothécaires, ils ont, au contraire, augmenté de 50% pour les nouveaux entrants. Vous avez dit détente ?

Rediffusion le vendredi 8 juin et le lundi 11 juin 2018 sur RTS Deux.

  • Générique

    Un reportage de Jean-Daniel Bohnenblust
    Image : Hughes Firmann Son : Raphaël Crohas Montage : Corinne Dubuis

La viande, une affaire d'étiquette

Vous voulez savoir de quoi est faite votre viande ? De quel animal, de quel élevage elle provient ? Tout est dans le label, la marque de fabrique et de qualité de la pièce qui trône dans votre assiette. Mais que cachent les labels et comment s’y retrouver dans la jungle des étiquettes ? Après le reportage de Temps Présent « Ma vie de côtelette », qui a suscité l’émotion en Suisse romande, la suite de l’enquête.

Temps Présent: La viande, une affaire d'étiquette. [RTS]

En Suisse, les labels, les certifications, les appellations d'origine pullulent. Le nombre de labels a augmenté de manière exponentielle : de 119 en 2007, ils ont passé à plus de 300 aujourd'hui… Sont-ils là juste pour doper les ventes des grandes surfaces ? Sont-ils des garants de qualité ou même des garde-fous pour assurer une vie décente aux animaux et une qualité de viande au-dessus de la moyenne ?

Après la diffusion de "Ma vie de Côtelette ", reportage sur la filière de la viande, diffusé dans Temps Présent en septembre dernier, nous avons reçu une avalanche de courrier. Ce sont les lettres et les mails de nos téléspectateurs - ceux des milieux paysans et des consommateurs responsables, attentifs à leurs achats – qui nous ont incités à aller voir comment s'effectuaient les contrôles de label, ce qu'ils signifient pour les exploitations, pour les animaux et pour les consommateurs… Comme les labels, c'est un peu la jungle, nous avons choisi les mieux cotés par les associations de consommateurs… Si tout est bon dans le cochon, tout n'est pas bon dans le label. Et des aberrations existent, preuve par le reportage.

Rediffusion le vendredi 8 juin et le lundi 11 juin 2018 sur RTS Deux.

  • Générique

    Un reportage de Sabine Kennel
    Image : Pascal Gauss Son : Kota Ichihara Montage : Chantal D'allAglio