Quand les assurances sociales vous lâchent/ 24 heures sur la frontière

L'émission du 19 avril 2018

Quand les assurances sociales vous lâchent

Trop malade pour être accepté à l’assurance chômage, mais pas assez pour avoir droit à l’assurance invalidité… C’est l’étrange situation dans laquelle se retrouvent des dizaines de milliers de personnes en Suisse. Chômage et AI sont devenus plus restrictifs au cours de ces 15 dernières années. La conséquence ? Ils sont nombreux à se retrouver exclus de l’un et de l’autre. Et condamnés à la précarité totale.

Quand les assurances sociales vous lâchent

Ils s’appellent Marie-France, Francisco, François ou Eliane. Ils et elles ont travaillé dur et payé chaque mois leur part à l’assurance chômage et à l’AI. La cinquantaine venue, les pépins de santé commencent, comme c’est assez fréquent dans les métiers pénibles. Au début, on résiste. Ensuite, on consulte. Et puis, pour beaucoup, ces pépins deviennent un vrai problème qui les handicapent dans leur travail.

Et c’est là où débute leur chemin de croix : arrêts maladie à répétition, quelques mois de perte de gain pour ceux qui sont assurés, et puis licenciement… Reste alors l’assurance chômage, mais, leur santé étant défaillante, ils n’y ont plus droit. L’AI ? Eh bien non, parce qu’ils ne sont pas assez malades pour y être admis.

C’est une véritable faille dans notre système de sécurité sociale, le trou noir des assurances sociales. Ses victimes se retrouvent livrées à elles-mêmes, sommées de se débrouiller, en état d’extrême précarité. Certaines s’en sortent grâce à leur famille ; beaucoup n’ont d’autres choix que de solliciter l’aide sociale, devenue désormais la voiture-balai du chômage et de l’AI. Temps Présent a suivi les pérégrinations de ces invisibles de la statistique sociale.

Rediffusion le vendredi 20 avril 2018 à 11h15 et le lundi 23 avril 2018 à 14h55 sur RTS Deux.

  • Générique

    Un reportage de Pietro Boschetti et Florence Fernex
    Image : Virginie Mivelaz Son : Mathilda Angullo Montage : Raphaëlle Jeanmonod

24 heures sur la frontière

Migrations, trafic de drogue, le travail des gardes-frontière suisses est particulier. C’est un engagement sans relâche, 24 heure sur 24, et 7 jour sur 7. Récemment le corps des gardes-frontières a été critiqué pour ses interventions contre les migrants et maltraitance à leur égard. Les plus exposés sont les Tessinois, qui sont directement confrontés aux vagues migratoires venues du Sud. Reportage en immersion dans leur quotidien.

24 heures sur la frontière [RTS]

La fausse-couche d’une migrante syrienne, à qui un garde-frontière avait refusé des soins, et la condamnation du fonctionnaire, en décembre dernier, ont jeté une lumière crue sur la guerre de l’ombre qui se déroule à nos frontières. Face à des situations humanitaires pénibles, soumis à la hiérarchie et aux lois, comment ceux qui sont chargés de surveiller les frontières de la Suisse vivent-ils leur travail au quotidien, en particulier face aux migrants ?

C’est au Tessin, porte d’entrée de la migration venue du Sud, que le front est le plus chaud. Sur le pont 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, le Corps des gardes-frontière doit aussi exercer sa vigilance dans d’autres domaines de la criminalité trans-frontalière, comme le trafic de drogue. Ce reportage en immersion a été tourné, en toute transparence, aux côtés des gardes-frontière.

Rediffusion le vendredi 20 avril 2018 à 11h15 et le lundi 23 avril 2018 à 14h55 sur RTS Deux.

  • Générique

    Un reportage de Gianni Gaggini