- Maman, moi ? Jamais ! - Mafias des océans

L'émission du 16 novembre 2017

Maman, moi ? Jamais !

Elles ont choisi de ne pas avoir d’enfants et témoignent. Pour des raisons intimes ou parce que notre société est peu propice à fonder une famille ? En Suisse, le taux de fécondité est bas et n’assure plus le renouvellement de la population. Alors quand certaines femmes énoncent leur désir de ne pas avoir d’enfants, la société se braque. On juge suspecte une décision qui remet en question un rôle culturel et biologique, bien ancré dans les esprits.

Temps Présent: Maman, moi ? Jamais ! [RTS]

En Suisse, le taux de fécondité, nombre moyen d'enfants par femme en âge de procréer, stagne autour de 1.5, bien loin d’assurer le renouvellement de la population. Les Suisses qui font des enfants les font de plus en plus tard, pris en tenailles entre évolution professionnelle et engagement familial. Contrairement à nombre de ses voisins, la Suisse est dépourvue d’une politique qui encourage ses citoyens à se reproduire. A titre d’exemple, Il a fallu attendre juillet 2005 pour voir l’entrée en vigueur du congé maternité payé au niveau fédéral. Quant au congé paternité, il vient d’être rejeté par le Conseil Fédéral.

Ce sont évidemment les femmes pour qui l’arrivée d’un enfants représente les plus grands bouleversements, au niveau physique, personnel, professionnel. Concilier maternité et carrière demeure un enjeu profondément inégalitaire entre hommes et femmes.

Mais le non-désir d’enfant ne s’explique pas simplement par des facteurs de société. C’est un choix individuel, ses racines sont diverses et propres au parcours de chacune.

Pourtant, quand certaines énoncent leur désir de ne pas avoir d’enfants, la société se braque. On juge suspecte cette décision qui inquiète et remet en question un rôle culturel et biologique bien ancré dans les esprits.

Au-delà de 50 ans en Suisse, une femme sur 5 reste sans enfants.

Etre femme sans être mère, qu’est-ce qui dérange ?

Rediffusion le vendredi 17 novembre 2017 à 11h20 et le lundi 20 novembre 2017 à 16h10 sur RTS Deux.

  • Générique

    Un reportage de Laurent Nègre
    Image : Alain Pentucci Son : Emilie Spierer Montage : Ana Acosta
Bonus de l'émission

Etre femme sans être mère

De plus en plus de femmes n’ont pas d’enfants, en particulier en Suisse où la proportion de femmes sans enfants est bien plus élevée que dans d’autres pays européens. Et si vivre en couple sans avoir d’enfant reste inhabituel, vivre en couple sans vouloir d’enfant l’est encore plus!

Entre famille et carrière professionnelle, le dilemme peut être très complexe. Nous en parlons avec Claudine Sauvain-Dugerdil, professeur à l’institut de démographie et socioéconomie de l’université de Genève.

Tribu du 17.03.2016


Femme et épanouie sans enfant ?

De plus en plus de femmes (et d’hommes) font le choix de ne pas devenir parent. Si ce n’est plus tout à fait un tabou, le regard que la société pose sur eux est toujours ambigu et cette décision reste encore mal perçue.

Une femme sans enfant est-elle forcément égoïste ou malheureuse, en marge en tout cas d’une certaine normalité? Une femme n’est-elle vraiment accomplie que lorsqu’elle devient mère? Et une mère est-elle nécessairement heureuse? Peut-on vraiment être femme et épanouie sans enfant?

Tribu du 05.11.2014

Les mafias des océans

Aujourd’hui, un poisson sur cinq acheté par le consommateur a été pêché illégalement. Les océans sont devenus des zones sans foi ni loi, où les mafias règnent en maître, pour le plus grand bénéfice des multinationales de la pêche et de l’industrie agro-alimentaire. Résultat, des conditions de travail proches de l’esclavage, des réserves de poissons épuisées et une partie de la chaîne alimentaire désormais entre les mains du crime organisé.

Les mafias des océans. [RTS/capture d'écran]

Le reportage plonge dans une mer désormais dévastée, où autrefois le poisson nageait en abondance. Les fonds marins sont dévastés, les poissons ont fui ou ont disparu. Les responsables ? La pêche illégale, qui génère plus de dix milliards de francs par année. Des pirates, comme l’Espagnol Antonio Vidal, à la tête d’un empire de la pêche illégale, dont les ramifications vont de l’Amérique latine à la Thaïlande.

La Thaïlande, justement, emploie plus de 150'000 employés dans l’industrie de la pêche et dans des conditions effroyables, proches de l’esclavage. C’est le cas en Indonésie également. Sur les côtes de l’Afrique de l’Ouest, les cargos-usines coréens, chinois et taïwanais, tels des prédateurs, viennent piller les fonds marins impunément, violant allégrement toutes les conventions internationales. Grâce à un trafic sophistiqué et des transferts clandestins de cargaisons, ils font rentrer sur les marchés européens, et sur nos assiettes, le bénéfice de leurs prédations.

Rediffusion le vendredi 17 novembre 2017 à 11h20 et le lundi 20 novembre 2017 à 16h10 sur RTS Deux.

  • Générique

    Un reportage de Jérôme Delafosse et Jérôme Pin