700 grammes de vie
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700 grammes de vie

L'émission du 6 juillet 2017

Mais comment font-ils pour survivre? C’est l’histoire de trois bébés, trois grands prématurés, et de leur combat pour la vie, de leur naissance à la sortie de l’hôpital. Quand ils sont placés dans le ventre artificiel qui va les maintenir en vie, ce sont de petites choses minuscules qui ne pèsent que 700 grammes. Grâce à un personnel exceptionnel, au service d’une médecine de choc, Raphaël, Thomas et Osman vont rejoindre leur famille, après des semaines d’émotion, comme un miracle de la vie.

Raphaël, Thomas et Osman tiennent dans le creux d’une main. Des bébés minuscules qui se frayent un passage vers un avenir incertain... Pour les relier à la vie, il y a des tuyaux, des sondes, des câbles... et puis des fils invisibles, ceux de la parole et du regard de toute l’équipe soignante du service de néonatalogie de l’hôpital Delafontaine, à Paris. 700 grammes de vie: un huis clos à la vie, à la mort, entre des parents, des soignants et de minuscules humains.

La réalisatrice Sarah Lebas a suivi jour après jour le combat que mènent Thomas, Raphaël et Osman pour la vie, de leur naissance jusqu’à leur sortie de l’hôpital. A travers ces trois bébés on découvre le personnel soignant et leurs familles. Ce sont eux qui dictent la dramaturgie du film, par leurs rechutes et leurs guérisons, par les opérations qu’ils vont subir, les allers-retours de leurs parents, les soins des médecins, la voix de la psychanalyste, les câlins des infirmières. Thomas, Raphaël et Osman, au final, ce sont trois bébés pour trois récits de survie, dans lesquels vont se croiser des dizaines de personnages : l’ensemble des professionnels du service (environ 70 personnes) et leurs parents. Trois bébés pour autant de récits d’amour, de lien parental, de vie et de mort. Trois bébés maternés par une médecine de choc et de simples mots.

Trois bébés qui vont s’accrocher à chaque main que l’équipe soignante va leur tendre. À travers ce combat, on découvre également des parents déboussolés, des couples qui ont du mal à s’attacher à un petit être à la survie incertaine. A travers ce combat, c’est aussi l’extrême dévouement de toute une équipe soignante, le travail précis et difficile de médecins et d’infirmières qui mettent tout en œuvre pour recréer ce "ventre" trop tôt quitté.

Rediffusion le vendredi 7 juillet 2017 à 11h et le lundi 10 juillet 2017 à 15h15 sur RTS Deux.

Générique

Un reportage de Sarah Lebas