TP/Le business des mères porteuses

Le business des mères porteuses

Recourir aux services d'une mère porteuse est illégal dans toute l'Europe et aussi en Suisse. Mais, poussés par un irrésistible désir d'enfant, de plus en plus de couples brisent le tabou et violent la loi. Un clic sur Internet leur suffit pour trouver une multitude de femmes en Amérique latine ou en Inde, prêtes à louer leur ventre pendant neuf mois en échange de quelques milliers de dollars. Mais au bout du chemin, ces couples doivent souvent déchanter, victimes d'arnaques ou simplement de désillusions. Poussés par un irrésistible désir d'enfant, des couples européens violent la loi: ils ont recours à des mères porteuses. Des femmes d'Amérique latine ou d'Inde leur louent leur ventre pendant neuf mois. Une entreprise risquée, entre arnaques et désillusions. Jeudi 9 juillet 2009 à 20:05.

Notre équipe a suivi un couple de danois si désireux de fonder
une famille qu'il a été prêt à se rendre au Pérou pour trouver une
femme prête à porter son futur enfant. L'histoire commence bien, le
couple ressent une forte sympathie pour la femme péruvienne qui se
propose, contre rémunération, de l'aider à devenir parents. Une
fois l'insémination artificielle réussie, il se prend à rêver du
bébé à venir. Mais comment être certain des motivations d'une femme
qui vit de l'autre côté du monde, dans un pays pauvre de surcroit ?
Aujourd'hui, le couple n'a toujours pas d'enfant et il craint même
que son bébé biologique ait été revendu à un réseau de trafic
d'enfants.




Rondement mené, ce reportage dévoile le revers de la médaille de
ce fort désir d'enfants. Des couples d'occidentaux violent la loi
et font abstraction des problèmes moraux posés par le recours à des
femmes du sud, fragiles économiquement. Conséquence : devenir mère
porteuse est devenu pour certains un véritable business, le lieu de
tous les mensonges et trafics.




Ailleurs, notamment en Grande-Bretagne, où porter l'enfant de
quelqu'un d'autre n'est pas illégal, cette pratique fait toujours
débat. Car il n'est jamais facile pour une mère de renoncer à son
bébé quelques minutes seulement après l'accouchement... Faut-il
néanmoins légaliser le recours aux mères porteuses pour mettre fin
aux trafics sordides? C'est toute la question soulevée par ce
reportage.




Rediffusion le vendredi 10 juillet 2009 à 01h00 et le lundi 13
juillet 2009 à 15h15 sur TSR2.

Générique

Un reportage de Mette Frisk et Soren Klovborg