Un autre pain est possible - Swiss Cow-boys

L'émission du 28 août 2015

Des rêves à pleines mains et un certain retour aux choses essentielles pour la rentrée de Paju. Le premier reportage nous emmène à la rencontre de boulangers qui se battent pour que le pain retrouve ses lettres de noblesse en lui accordant toute l'attention et le temps qu'il mérite. Le deuxième nous offrira des impressions d'ailleurs : avec la famille Hirschy du Jura bernois, le Far-West semble à deux pas de là! Les présentations se déclineront cette saison au fil du Rhône, en 14 étapes. Virginie Brawand nous emmène du glacier où il prend sa source jusqu'à la Méditerranée, quelque 800 kilomètres plus loin, du côté de Port-Saint-Louis du Rhône.

Un autre pain est possible

Le pain, autrefois base de l’alimentation, est aujourd’hui un accompagnement, le plus souvent insipide et dédaigné, voire banni de la table pour cause d’intolérance au gluten. Mais, cet aliment à première vue banal se révèle chargé de sens et d’histoire lorsque des boulangers lui accordent l’attention et le temps qu’il faut, sans souci de productivité, et remettent en valeur d’anciennes variétés de blé originaires de nos régions.

Un reportage de Nicole Weyer

 

Swiss Cow-boys

Yves Hirschy à la Bise de Cortébert (2) [Philippe Christin - RTS]Qui n’a pas rêvé un jour d’être John Wayne ou Henri Fonda traversant à cheval les grands espaces de l’ouest américain ? A l’Auberge de la Bise de Cortébert, à quelques kilomètres de Tramelan, Yves Hirschy et son père Rolf ont transformé ce rêve en réalité et vivent au rythme d’authentiques cow-boys. Pendant la saison d’estivage, ils parcourent ainsi à cheval les pâturages du Jura bernois, veillant sur leur bétail, le chapeau bien vissé sur la tête. Avec eux, le Far-West semble à deux pas de là!

Un reportage de Jean-Marc Chevillard

Un autre pain est possible

Le pain, autrefois base de l’alimentation, est aujourd’hui un accompagnement, le plus souvent insipide et dédaigné, lorsqu’il n’est pas banni de la table pour cause d’intolérance au gluten. Cet aliment à première vue banal se révèle chargé de sens et d’histoire lorsque des boulangers, conscients que le pain doit être une nourriture non seulement pour le corps mais aussi pour l’esprit, accordent aux étapes de fabrication l’attention et le temps nécessaires, sans souci de productivité, et remettent en valeur d’anciennes variétés de blé originaires de nos régions. Chacun produit un pain qui raconte une quête personnelle et le choix d’une vie scandée par la métamorphose de la graine par l’eau et le feu.

Patron d’une boulangerie "moderne" pendant 15 ans, Marc Haller a craqué, épuisé par une course sans répit au rendement qui se termine par un divorce et l’arrêt brutal de son activité de boulanger. C’est sur le chemin de St Jacques de Compostelle qu’il réapprend la lenteur et  découvre, au hasard de ses pas, la richesse des qualités nutritives d’un pain au levain. Un long cheminement l’a conduit à trouver un autre rythme de travail et surtout à produire un pain qui, dit-il, lui ressemble enfin. Contempler les variétés anciennes de blé qui mûrissent sur les terres de Cédric Chezeaux et se retrouveront dans son pétrin est une composante essentielle du bonheur reconquis.

Sociologue, marqué par son initiation à l’aïkido dans sa jeunesse, André Isenegger a trouvé dans le pain un accomplissement, une possibilité de vivre null plus pleinement le présent. Une autre façon de pratiquer l’aïkido dans le corps à corps avec la pâte et la concentration sans relâche qu’exige son four à bois. Un choix qui rompt avec un destin tout tracé et l’a conduit dans un lieu de vie inspirant, à proximité du couvent de la Valsainte dont certains matériaux qu’il a pu récupérer lui ont permis de construire de ses mains sa petite boulangerie, ouverte un jour par semaine.

Stéphane Rumpf se définit comme semeur de graines et faiseur de pains. A la fois paysan, meunier et boulanger, c’est par l’attention qu’il accorde à la terre, aux graines, par l’écoute des meules de son moulin, par les sensations que lui transmettent ses mains dans  la pâte qu’il aboutit à un pain qui nourrit dans tous les sens du terme. Une maîtrise exigeante de toutes les étapes, du semis de la graine jusqu’à la sortie du four. Une démarche intuitive et militante.

Un reportage de Nicole Weyer

Swiss cow-boys

Qui n’a pas rêvé un jour d’être John Wayne ou Henri Fonda traversant à cheval les grands espaces de l’ouest américain? A l’Auberge de la Bise de Cortébert, à quelques kilomètres de Tramelan, Yves Hirschy et son père Rolf ont transformé ce rêve en réalité et vivent au rythme d’authentiques cow-boys. Pendant la saison d’estivage, ils parcourent ainsi à cheval les pâturages du Jura bernois, veillant sur leur bétail, le chapeau bien vissé sur la tête. Avec eux, le Far-West semble à deux pas de là!

Pour Yves, la passion pour le monde du cheval et des westerns remonte à l’enfance, puisqu’à l’âge de 4 ans, il montait déjà à cheval et en tenue de cow-boys dans les prairies du Jura bernois. Toutes ses vacances étaient liées à l’équitation qu’il passait la plupart du temps à apprivoiser les chevaux dans un manège en Thurgovie. A la fin de l’adolescence, il est même parti travailler pendant plusieurs mois dans un ranch au Texas pour dresser ces animaux. Aujourd’hui, il exerce avec beaucoup de dextérité et de talent le métier de sellier.

Yves Hirschy en action dans son atelier (3). [Philippe Christin - RTS]Pour son père Rolf, qui lui est cuisinier, c’est une passion qui a débuté à l’âge adulte, mais son amour pour cet animal n’en est pas moins grand pour autant, tout comme le sens de l’hospitalité et du partage qui semble animer cette bien jolie famille. Au son de quelques airs de musique country, ils nous emmènent bien loin d’ici, car, même si le Jura bernois se trouve à des milliers de kilomètres des Grands espaces de l’ouest américain, chez les Hirschy, on a l’impression d’être au Far-West.

Un reportage de Jean-Marc Chevillard

En plus...

Patron d’une boulangerie "moderne" pendant 15 ans, Marc Haller a craqué, épuisé par une course sans répit au rendement qui se termine par un divorce et l’arrêt brutal de son activité de boulanger. C’est sur le chemin de St Jacques de Compostelle qu’il réapprend la lenteur et  découvre, au hasard de ses pas, la richesse des qualités nutritives d’un pain au levain. Un long cheminement l’a conduit à trouver un autre rythme de travail et surtout à produire un pain qui, dit-il, lui ressemble enfin. Contempler les variétés anciennes de blé qui mûrissent sur les terres de Cédric Chezeaux et se retrouveront dans son pétrin est une composante essentielle du bonheur reconquis.

Sociologue, marqué par son initiation à l’aïkido dans sa jeunesse, André Isenegger a trouvé dans le pain un accomplissement, une possibilité de vivre null plus pleinement le présent. Une autre façon de pratiquer l’aïkido dans le corps à corps avec la pâte et la concentration sans relâche qu’exige son four à bois. Un choix qui rompt avec un destin tout tracé et l’a conduit dans un lieu de vie inspirant, à proximité du couvent de la Valsainte dont certains matériaux qu’il a pu récupérer lui ont permis de construire de ses mains sa petite boulangerie, ouverte un jour par semaine.

Stéphane Rumpf se définit comme semeur de graines et faiseur de pains. A la fois paysan, meunier et boulanger, c’est par l’attention qu’il accorde à la terre, aux graines, par l’écoute des meules de son moulin, par les sensations que lui transmettent ses mains dans  la pâte qu’il aboutit à un pain qui nourrit dans tous les sens du terme. Une maîtrise exigeante de toutes les étapes, du semis de la graine jusqu’à la sortie du four. Une démarche intuitive et militante.

Un reportage de Nicole Weyer

Un autre pain est possible

Le pain, autrefois base de l’alimentation, est aujourd’hui un accompagnement, le plus souvent insipide et dédaigné, lorsqu’il n’est pas banni de la table pour cause d’intolérance au gluten. Cet aliment à première vue banal se révèle chargé de sens et d’histoire lorsque des boulangers, conscients que le pain doit être une nourriture non seulement pour le corps mais aussi pour l’esprit, accordent aux étapes de fabrication l’attention et le temps nécessaires, sans souci de productivité, et remettent en valeur d’anciennes variétés de blé originaires de nos régions. Chacun produit un pain qui raconte une quête personnelle et le choix d’une vie scandée par la métamorphose de la graine par l’eau et le feu.

Patron d’une boulangerie "moderne" pendant 15 ans, Marc Haller a craqué, épuisé par une course sans répit au rendement qui se termine par un divorce et l’arrêt brutal de son activité de boulanger. C’est sur le chemin de St Jacques de Compostelle qu’il réapprend la lenteur et  découvre, au hasard de ses pas, la richesse des qualités nutritives d’un pain au levain. Un long cheminement l’a conduit à trouver un autre rythme de travail et surtout à produire un pain qui, dit-il, lui ressemble enfin. Contempler les variétés anciennes de blé qui mûrissent sur les terres de Cédric Chezeaux et se retrouveront dans son pétrin est une composante essentielle du bonheur reconquis.

Sociologue, marqué par son initiation à l’aïkido dans sa jeunesse, André Isenegger a trouvé dans le pain un accomplissement, une possibilité de vivre null plus pleinement le présent. Une autre façon de pratiquer l’aïkido dans le corps à corps avec la pâte et la concentration sans relâche qu’exige son four à bois. Un choix qui rompt avec un destin tout tracé et l’a conduit dans un lieu de vie inspirant, à proximité du couvent de la Valsainte dont certains matériaux qu’il a pu récupérer lui ont permis de construire de ses mains sa petite boulangerie, ouverte un jour par semaine.

Stéphane Rumpf se définit comme semeur de graines et faiseur de pains. A la fois paysan, meunier et boulanger, c’est par l’attention qu’il accorde à la terre, aux graines, par l’écoute des meules de son moulin, par les sensations que lui transmettent ses mains dans  la pâte qu’il aboutit à un pain qui nourrit dans tous les sens du terme. Une maîtrise exigeante de toutes les étapes, du semis de la graine jusqu’à la sortie du four. Une démarche intuitive et militante.

Un reportage de Nicole Weyer

Swiss cow-boys

Qui n’a pas rêvé un jour d’être John Wayne ou Henri Fonda traversant à cheval les grands espaces de l’ouest américain? A l’Auberge de la Bise de Cortébert, à quelques kilomètres de Tramelan, Yves Hirschy et son père Rolf ont transformé ce rêve en réalité et vivent au rythme d’authentiques cow-boys. Pendant la saison d’estivage, ils parcourent ainsi à cheval les pâturages du Jura bernois, veillant sur leur bétail, le chapeau bien vissé sur la tête. Avec eux, le Far-West semble à deux pas de là!

Pour Yves, la passion pour le monde du cheval et des westerns remonte à l’enfance, puisqu’à l’âge de 4 ans, il montait déjà à cheval et en tenue de cow-boys dans les prairies du Jura bernois. Toutes ses vacances étaient liées à l’équitation qu’il passait la plupart du temps à apprivoiser les chevaux dans un manège en Thurgovie. A la fin de l’adolescence, il est même parti travailler pendant plusieurs mois dans un ranch au Texas pour dresser ces animaux. Aujourd’hui, il exerce avec beaucoup de dextérité et de talent le métier de sellier.

Yves Hirschy en action dans son atelier (3). [Philippe Christin - RTS]Pour son père Rolf, qui lui est cuisinier, c’est une passion qui a débuté à l’âge adulte, mais son amour pour cet animal n’en est pas moins grand pour autant, tout comme le sens de l’hospitalité et du partage qui semble animer cette bien jolie famille. Au son de quelques airs de musique country, ils nous emmènent bien loin d’ici, car, même si le Jura bernois se trouve à des milliers de kilomètres des Grands espaces de l’ouest américain, chez les Hirschy, on a l’impression d’être au Far-West.

Un reportage de Jean-Marc Chevillard

En plus...

Pour Yves, la passion pour le monde du cheval et des westerns remonte à l’enfance, puisqu’à l’âge de 4 ans, il montait déjà à cheval et en tenue de cow-boys dans les prairies du Jura bernois. Toutes ses vacances étaient liées à l’équitation qu’il passait la plupart du temps à apprivoiser les chevaux dans un manège en Thurgovie. A la fin de l’adolescence, il est même parti travailler pendant plusieurs mois dans un ranch au Texas pour dresser ces animaux. Aujourd’hui, il exerce avec beaucoup de dextérité et de talent le métier de sellier.

Yves Hirschy en action dans son atelier (3). [Philippe Christin - RTS]Pour son père Rolf, qui lui est cuisinier, c’est une passion qui a débuté à l’âge adulte, mais son amour pour cet animal n’en est pas moins grand pour autant, tout comme le sens de l’hospitalité et du partage qui semble animer cette bien jolie famille. Au son de quelques airs de musique country, ils nous emmènent bien loin d’ici, car, même si le Jura bernois se trouve à des milliers de kilomètres des Grands espaces de l’ouest américain, chez les Hirschy, on a l’impression d’être au Far-West.

Un reportage de Jean-Marc Chevillard

Bonus de l'émission

Un autre pain est possible

Le pain, autrefois base de l’alimentation, est aujourd’hui un accompagnement, le plus souvent insipide et dédaigné, lorsqu’il n’est pas banni de la table pour cause d’intolérance au gluten. Cet aliment à première vue banal se révèle chargé de sens et d’histoire lorsque des boulangers, conscients que le pain doit être une nourriture non seulement pour le corps mais aussi pour l’esprit, accordent aux étapes de fabrication l’attention et le temps nécessaires, sans souci de productivité, et remettent en valeur d’anciennes variétés de blé originaires de nos régions. Chacun produit un pain qui raconte une quête personnelle et le choix d’une vie scandée par la métamorphose de la graine par l’eau et le feu.

Patron d’une boulangerie "moderne" pendant 15 ans, Marc Haller a craqué, épuisé par une course sans répit au rendement qui se termine par un divorce et l’arrêt brutal de son activité de boulanger. C’est sur le chemin de St Jacques de Compostelle qu’il réapprend la lenteur et  découvre, au hasard de ses pas, la richesse des qualités nutritives d’un pain au levain. Un long cheminement l’a conduit à trouver un autre rythme de travail et surtout à produire un pain qui, dit-il, lui ressemble enfin. Contempler les variétés anciennes de blé qui mûrissent sur les terres de Cédric Chezeaux et se retrouveront dans son pétrin est une composante essentielle du bonheur reconquis.

Sociologue, marqué par son initiation à l’aïkido dans sa jeunesse, André Isenegger a trouvé dans le pain un accomplissement, une possibilité de vivre null plus pleinement le présent. Une autre façon de pratiquer l’aïkido dans le corps à corps avec la pâte et la concentration sans relâche qu’exige son four à bois. Un choix qui rompt avec un destin tout tracé et l’a conduit dans un lieu de vie inspirant, à proximité du couvent de la Valsainte dont certains matériaux qu’il a pu récupérer lui ont permis de construire de ses mains sa petite boulangerie, ouverte un jour par semaine.

Stéphane Rumpf se définit comme semeur de graines et faiseur de pains. A la fois paysan, meunier et boulanger, c’est par l’attention qu’il accorde à la terre, aux graines, par l’écoute des meules de son moulin, par les sensations que lui transmettent ses mains dans  la pâte qu’il aboutit à un pain qui nourrit dans tous les sens du terme. Une maîtrise exigeante de toutes les étapes, du semis de la graine jusqu’à la sortie du four. Une démarche intuitive et militante.

Un reportage de Nicole Weyer

Swiss cow-boys

Qui n’a pas rêvé un jour d’être John Wayne ou Henri Fonda traversant à cheval les grands espaces de l’ouest américain? A l’Auberge de la Bise de Cortébert, à quelques kilomètres de Tramelan, Yves Hirschy et son père Rolf ont transformé ce rêve en réalité et vivent au rythme d’authentiques cow-boys. Pendant la saison d’estivage, ils parcourent ainsi à cheval les pâturages du Jura bernois, veillant sur leur bétail, le chapeau bien vissé sur la tête. Avec eux, le Far-West semble à deux pas de là!

Pour Yves, la passion pour le monde du cheval et des westerns remonte à l’enfance, puisqu’à l’âge de 4 ans, il montait déjà à cheval et en tenue de cow-boys dans les prairies du Jura bernois. Toutes ses vacances étaient liées à l’équitation qu’il passait la plupart du temps à apprivoiser les chevaux dans un manège en Thurgovie. A la fin de l’adolescence, il est même parti travailler pendant plusieurs mois dans un ranch au Texas pour dresser ces animaux. Aujourd’hui, il exerce avec beaucoup de dextérité et de talent le métier de sellier.

Yves Hirschy en action dans son atelier (3). [Philippe Christin - RTS]Pour son père Rolf, qui lui est cuisinier, c’est une passion qui a débuté à l’âge adulte, mais son amour pour cet animal n’en est pas moins grand pour autant, tout comme le sens de l’hospitalité et du partage qui semble animer cette bien jolie famille. Au son de quelques airs de musique country, ils nous emmènent bien loin d’ici, car, même si le Jura bernois se trouve à des milliers de kilomètres des Grands espaces de l’ouest américain, chez les Hirschy, on a l’impression d’être au Far-West.

Un reportage de Jean-Marc Chevillard

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2015. Passe-moi les jumelles. Glacier du Rhône [Philippe Christin - RTS/CHRISTIN Philippe]

Un autre pain est possible

Le pain, autrefois base de l’alimentation, est aujourd’hui un accompagnement, le plus souvent insipide et dédaigné, lorsqu’il n’est pas banni de la table pour cause d’intolérance au gluten. Cet aliment à première vue banal se révèle chargé de sens et d’histoire lorsque des boulangers, conscients que le pain doit être une nourriture non seulement pour le corps mais aussi pour l’esprit, accordent aux étapes de fabrication l’attention et le temps nécessaires, sans souci de productivité, et remettent en valeur d’anciennes variétés de blé originaires de nos régions. Chacun produit un pain qui raconte une quête personnelle et le choix d’une vie scandée par la métamorphose de la graine par l’eau et le feu.

Patron d’une boulangerie "moderne" pendant 15 ans, Marc Haller a craqué, épuisé par une course sans répit au rendement qui se termine par un divorce et l’arrêt brutal de son activité de boulanger. C’est sur le chemin de St Jacques de Compostelle qu’il réapprend la lenteur et  découvre, au hasard de ses pas, la richesse des qualités nutritives d’un pain au levain. Un long cheminement l’a conduit à trouver un autre rythme de travail et surtout à produire un pain qui, dit-il, lui ressemble enfin. Contempler les variétés anciennes de blé qui mûrissent sur les terres de Cédric Chezeaux et se retrouveront dans son pétrin est une composante essentielle du bonheur reconquis.

Sociologue, marqué par son initiation à l’aïkido dans sa jeunesse, André Isenegger a trouvé dans le pain un accomplissement, une possibilité de vivre null plus pleinement le présent. Une autre façon de pratiquer l’aïkido dans le corps à corps avec la pâte et la concentration sans relâche qu’exige son four à bois. Un choix qui rompt avec un destin tout tracé et l’a conduit dans un lieu de vie inspirant, à proximité du couvent de la Valsainte dont certains matériaux qu’il a pu récupérer lui ont permis de construire de ses mains sa petite boulangerie, ouverte un jour par semaine.

Stéphane Rumpf se définit comme semeur de graines et faiseur de pains. A la fois paysan, meunier et boulanger, c’est par l’attention qu’il accorde à la terre, aux graines, par l’écoute des meules de son moulin, par les sensations que lui transmettent ses mains dans  la pâte qu’il aboutit à un pain qui nourrit dans tous les sens du terme. Une maîtrise exigeante de toutes les étapes, du semis de la graine jusqu’à la sortie du four. Une démarche intuitive et militante.

Un reportage de Nicole Weyer

Swiss cow-boys

Qui n’a pas rêvé un jour d’être John Wayne ou Henri Fonda traversant à cheval les grands espaces de l’ouest américain? A l’Auberge de la Bise de Cortébert, à quelques kilomètres de Tramelan, Yves Hirschy et son père Rolf ont transformé ce rêve en réalité et vivent au rythme d’authentiques cow-boys. Pendant la saison d’estivage, ils parcourent ainsi à cheval les pâturages du Jura bernois, veillant sur leur bétail, le chapeau bien vissé sur la tête. Avec eux, le Far-West semble à deux pas de là!

Pour Yves, la passion pour le monde du cheval et des westerns remonte à l’enfance, puisqu’à l’âge de 4 ans, il montait déjà à cheval et en tenue de cow-boys dans les prairies du Jura bernois. Toutes ses vacances étaient liées à l’équitation qu’il passait la plupart du temps à apprivoiser les chevaux dans un manège en Thurgovie. A la fin de l’adolescence, il est même parti travailler pendant plusieurs mois dans un ranch au Texas pour dresser ces animaux. Aujourd’hui, il exerce avec beaucoup de dextérité et de talent le métier de sellier.

Yves Hirschy en action dans son atelier (3). [Philippe Christin - RTS]Pour son père Rolf, qui lui est cuisinier, c’est une passion qui a débuté à l’âge adulte, mais son amour pour cet animal n’en est pas moins grand pour autant, tout comme le sens de l’hospitalité et du partage qui semble animer cette bien jolie famille. Au son de quelques airs de musique country, ils nous emmènent bien loin d’ici, car, même si le Jura bernois se trouve à des milliers de kilomètres des Grands espaces de l’ouest américain, chez les Hirschy, on a l’impression d’être au Far-West.

Un reportage de Jean-Marc Chevillard

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