La vraie vie, c’est dehors! - Un amour de péniche

L'émission du 26 octobre 2012

Gros plan sur Julien Perrot, créateur du magazine "La Salamandre". Cet infatigable défenseur de la nature ne cesse de s’émerveiller de ce qu’elle nous offre. Le deuxième reportage nous emmène au fil des canaux, sur une péniche qu’une Suissesse a fait sienne, par amour pour un marinier… Et du côté de la balade, nous nous rendrons du côté de Ferpècle, dans le Val d’Hérens, son décor magique de glaces et de roches.

La vraie vie, c’est dehors!

Julien Perrot. [RTS]Julien Perrot est tombé amoureux de la nature à l’âge où ses copains ne s’intéressaient qu’au foot. A 11 ans, alors qu’il arpente les champs et les bosquets en culottes courtes, son enthousiasme est tel qu’il décide de créer un journal qu’il nomme "La Salamandre". Aujourd’hui, Julien a 40 ans et son journal se vend à plus de 30 000 exemplaires. Rien pourtant n’a changé dans son regard. L’émerveillement est toujours là, à fleur de peau, et l’envie de sensibiliser les lecteurs à la beauté  de la nature « banale », toute proche, est plus que jamais son credo. 
 

Un reportage de Steven Artels

 

La Suissesse des canaux

La vie sur une péniche. [RTS]Mais comment une jeune enseignante zurichoise, éprise de voyages et de grands espaces, peut-elle se retrouver « prisonnière » d’une péniche ? Après avoir longtemps rêvé de bateaux, c’est par le plus incroyable des hasards que Brigitte rencontre Guy, marinier de son état. Depuis maintenant dix ans, ils naviguent au long des canaux et des rivières, au rythme des écluses, avec leurs deux enfants, des chiens et la nature pour écrin.
 

Un reportage d'Antoine Plantevin

La vraie vie, c’est dehors!

Enfant, Julien Perrot était un garçon sensible et d’une intelligence très précoce. Sa vue était si mauvaise et le verre de ses lunettes si épais, qu’il était immanquablement victime des moqueries de ses camarades. Marginalisé, Julien s’est alors passionné pour un monde qui lui a ouvert les bras avec bienveillance. Arpentant les champs et les bosquets, les rives de l’Aubonne qui coule près de chez lui, il découvre peu à peu un univers qui le bouleverse par sa magie. Pris par un désir impérieux de communiquer son émerveillement, il crée "La Salamandre", quelques feuillets tapés à la machine à écrire qu’il agrafe et distribue à sa famille et ses copains. Julien a 11 ans, il a trouvé sa vocation.

Aujourd’hui, près de 30 ans ont passé, "La Salamandre" se distribue à 30’000 exemplaires et son petit frère « La petite Salamandre » à plus 20’000. Julien est le père de deux jeunes enfants et il est désormais à la tête d’une petite PME de 20 personnes. Rien, pourtant, n’a changé dans son regard. L’émerveillement est toujours là, à fleur de peau, et l’envie de sensibiliser les lecteurs à la beauté de la nature « banale », toute proche, est plus que jamais son credo. « C’est à travers l’émotion que naît la prise de conscience" dit Julien Perrot.

Julien Perrot. [RTS]Une conviction qui s’est ancrée en lui avec le temps et qui l’anime à chaque fois qu’il entame la rédaction d’un article sur la nature de nos régions. "Il faut sauver le tout!" disait-il déjà alors qu’il n’avait que 10 ans devant la caméra de Pierre Lang, journaliste et animateur de l’émission Escapade de la RTS. "Tout s’interpénètre, tout est en lien" ajoute Julien aujourd’hui après des études de biologie. "Je ne suis pas militant mais je veux faire ma part pour sauver le monde, c’est ce qui me motive tous les matins lorsque je me lève."

"Passe-moi les jumelles" a passé une semaine en compagnie de ce défenseur de la nature au cœur pur. Pour mieux nous faire comprendre sa passion, il nous a emmenés dans différents lieux qu’il aime particulièrement, le bord de l’Aubonne, les monts de Baulmes, les gorges du Nozon près de La Sarraz, les rives du lac de Neuchâtel et les forêts de la Gruyère. L’occasion aussi, de nous faire rencontrer deux amis: le photographe Gilbert Hayoz, amateur passionné des prises de vues en macro et le peintre animalier Jacques Rime, observateur infatigable du lynx qu’il admire depuis son plus jeune âge. Deux compagnons de longue date qui parlent de Julien avec la plus grande tendresse.

En plus...

Bonus: une balade didactique dans la nature

Julien Perrot fait découvrir la nature à une classe enfantine.


Bonus: Julien Perrot et son père

Balade au bord de l’Aubonne avec son père Jacques Perrot.


Un amour de péniche

Mais comment une jeune enseignante zurichoise, éprise de voyages et de grands espaces, peut-elle se retrouver « prisonnière » d’une péniche? Après avoir longtemps rêvé de bateaux, c’est par le plus incroyable des hasards que Brigitte rencontre Guy, marinier de son état. Depuis maintenant dix ans, ils naviguent au long des canaux et des rivières, au rythme des écluses, avec leurs deux enfants, des chiens et la nature pour écrin.

C’est sur un Freycinet, ce gabarit de péniche de 38.50 mètres créé après la normalisation des écluses en 1879, que Guy et Brigitte Charriot parcourent les routes aquatiques de France. Une vie de nomade, une sorte de voyage immobile depuis chez soi. "Comme un escargot avec sa maison sur le dos" dit Brigitte. Et pour ne pas se séparer des enfants, l’école se fait à bord.

Au fil  de l'eau, la Marne. [RTS]Seule représentante de l’Helvétie sur les canaux, elle profite pleinement de cette immersion au plus profond de la nature, là ou souvent, aucune voiture n’accédera jamais. Car avoir chaque jour un nouveau décor devant ses fenêtres, c’est un luxe que seuls les mariniers connaissent, tout comme la nécessité de prendre son temps.

A six kilomètres/heure de moyenne, rien ne sert de se précipiter! Issu d’une famille de mariniers, Guy savoure depuis son enfance cet hymne à la lenteur. Et pourtant, il a d’abord parcouru le monde comme installateur en boulangerie pendant de longues années. Mais repris par le virus des canaux, Guy a finalement  retrouvé le métier et les bateaux. En farouche défenseur de ce mode de vie et du Freycinet, il met en avant les avantages de la péniche, qui permet de transporter l’équivalent de dix camions, mais avec un seul moteur…

Mais pour combien de temps? Car malgré tous les avantages des péniches de petit gabarit, l’évolution va vers les barges de grand tonnage. Une menace pour le milieu des mariniers, ces artisans des canaux dont le nombre diminue régulièrement…

 

Un reportage d'Antoine Plantevin.

Balade du côté de Ferpècle

Nous vous emmenons pour une randonnée facile, idéale à faire en famille, du côté de Ferpècle, une vallée sauvage et magique au fond du Val d’Hérens. Il s’agit d’une boucle d’un peu moins de 8 kilomètres au départ du hameau du Salay. Le but est d’aller toucher du bout des doigts le glacier du Mont-Miné. Pour une balade plus courte, il est possible également de continuer en voiture sur la route de Ferpècle et de se parquer au moment où celle-ci n’est accessible que pour les riverains.

La balade

Aujourd’hui, près de 30 ans ont passé, "La Salamandre" se distribue à 30’000 exemplaires et son petit frère « La petite Salamandre » à plus 20’000. Julien est le père de deux jeunes enfants et il est désormais à la tête d’une petite PME de 20 personnes. Rien, pourtant, n’a changé dans son regard. L’émerveillement est toujours là, à fleur de peau, et l’envie de sensibiliser les lecteurs à la beauté de la nature « banale », toute proche, est plus que jamais son credo. « C’est à travers l’émotion que naît la prise de conscience" dit Julien Perrot.

Julien Perrot. [RTS]Une conviction qui s’est ancrée en lui avec le temps et qui l’anime à chaque fois qu’il entame la rédaction d’un article sur la nature de nos régions. "Il faut sauver le tout!" disait-il déjà alors qu’il n’avait que 10 ans devant la caméra de Pierre Lang, journaliste et animateur de l’émission Escapade de la RTS. "Tout s’interpénètre, tout est en lien" ajoute Julien aujourd’hui après des études de biologie. "Je ne suis pas militant mais je veux faire ma part pour sauver le monde, c’est ce qui me motive tous les matins lorsque je me lève."

"Passe-moi les jumelles" a passé une semaine en compagnie de ce défenseur de la nature au cœur pur. Pour mieux nous faire comprendre sa passion, il nous a emmenés dans différents lieux qu’il aime particulièrement, le bord de l’Aubonne, les monts de Baulmes, les gorges du Nozon près de La Sarraz, les rives du lac de Neuchâtel et les forêts de la Gruyère. L’occasion aussi, de nous faire rencontrer deux amis: le photographe Gilbert Hayoz, amateur passionné des prises de vues en macro et le peintre animalier Jacques Rime, observateur infatigable du lynx qu’il admire depuis son plus jeune âge. Deux compagnons de longue date qui parlent de Julien avec la plus grande tendresse.

Bonus de l'émission

Bonus: une balade didactique dans la nature

Julien Perrot fait découvrir la nature à une classe enfantine.


Bonus: Julien Perrot et son père

Balade au bord de l’Aubonne avec son père Jacques Perrot.


La vraie vie, c’est dehors!

Enfant, Julien Perrot était un garçon sensible et d’une intelligence très précoce. Sa vue était si mauvaise et le verre de ses lunettes si épais, qu’il était immanquablement victime des moqueries de ses camarades. Marginalisé, Julien s’est alors passionné pour un monde qui lui a ouvert les bras avec bienveillance. Arpentant les champs et les bosquets, les rives de l’Aubonne qui coule près de chez lui, il découvre peu à peu un univers qui le bouleverse par sa magie. Pris par un désir impérieux de communiquer son émerveillement, il crée "La Salamandre", quelques feuillets tapés à la machine à écrire qu’il agrafe et distribue à sa famille et ses copains. Julien a 11 ans, il a trouvé sa vocation.

Aujourd’hui, près de 30 ans ont passé, "La Salamandre" se distribue à 30’000 exemplaires et son petit frère « La petite Salamandre » à plus 20’000. Julien est le père de deux jeunes enfants et il est désormais à la tête d’une petite PME de 20 personnes. Rien, pourtant, n’a changé dans son regard. L’émerveillement est toujours là, à fleur de peau, et l’envie de sensibiliser les lecteurs à la beauté de la nature « banale », toute proche, est plus que jamais son credo. « C’est à travers l’émotion que naît la prise de conscience" dit Julien Perrot.

Julien Perrot. [RTS]Une conviction qui s’est ancrée en lui avec le temps et qui l’anime à chaque fois qu’il entame la rédaction d’un article sur la nature de nos régions. "Il faut sauver le tout!" disait-il déjà alors qu’il n’avait que 10 ans devant la caméra de Pierre Lang, journaliste et animateur de l’émission Escapade de la RTS. "Tout s’interpénètre, tout est en lien" ajoute Julien aujourd’hui après des études de biologie. "Je ne suis pas militant mais je veux faire ma part pour sauver le monde, c’est ce qui me motive tous les matins lorsque je me lève."

"Passe-moi les jumelles" a passé une semaine en compagnie de ce défenseur de la nature au cœur pur. Pour mieux nous faire comprendre sa passion, il nous a emmenés dans différents lieux qu’il aime particulièrement, le bord de l’Aubonne, les monts de Baulmes, les gorges du Nozon près de La Sarraz, les rives du lac de Neuchâtel et les forêts de la Gruyère. L’occasion aussi, de nous faire rencontrer deux amis: le photographe Gilbert Hayoz, amateur passionné des prises de vues en macro et le peintre animalier Jacques Rime, observateur infatigable du lynx qu’il admire depuis son plus jeune âge. Deux compagnons de longue date qui parlent de Julien avec la plus grande tendresse.

En plus...

Bonus: une balade didactique dans la nature

Julien Perrot fait découvrir la nature à une classe enfantine.


Bonus: Julien Perrot et son père

Balade au bord de l’Aubonne avec son père Jacques Perrot.


Un amour de péniche

Mais comment une jeune enseignante zurichoise, éprise de voyages et de grands espaces, peut-elle se retrouver « prisonnière » d’une péniche? Après avoir longtemps rêvé de bateaux, c’est par le plus incroyable des hasards que Brigitte rencontre Guy, marinier de son état. Depuis maintenant dix ans, ils naviguent au long des canaux et des rivières, au rythme des écluses, avec leurs deux enfants, des chiens et la nature pour écrin.

C’est sur un Freycinet, ce gabarit de péniche de 38.50 mètres créé après la normalisation des écluses en 1879, que Guy et Brigitte Charriot parcourent les routes aquatiques de France. Une vie de nomade, une sorte de voyage immobile depuis chez soi. "Comme un escargot avec sa maison sur le dos" dit Brigitte. Et pour ne pas se séparer des enfants, l’école se fait à bord.

Au fil  de l'eau, la Marne. [RTS]Seule représentante de l’Helvétie sur les canaux, elle profite pleinement de cette immersion au plus profond de la nature, là ou souvent, aucune voiture n’accédera jamais. Car avoir chaque jour un nouveau décor devant ses fenêtres, c’est un luxe que seuls les mariniers connaissent, tout comme la nécessité de prendre son temps.

A six kilomètres/heure de moyenne, rien ne sert de se précipiter! Issu d’une famille de mariniers, Guy savoure depuis son enfance cet hymne à la lenteur. Et pourtant, il a d’abord parcouru le monde comme installateur en boulangerie pendant de longues années. Mais repris par le virus des canaux, Guy a finalement  retrouvé le métier et les bateaux. En farouche défenseur de ce mode de vie et du Freycinet, il met en avant les avantages de la péniche, qui permet de transporter l’équivalent de dix camions, mais avec un seul moteur…

Mais pour combien de temps? Car malgré tous les avantages des péniches de petit gabarit, l’évolution va vers les barges de grand tonnage. Une menace pour le milieu des mariniers, ces artisans des canaux dont le nombre diminue régulièrement…

 

Un reportage d'Antoine Plantevin.

Balade du côté de Ferpècle

Nous vous emmenons pour une randonnée facile, idéale à faire en famille, du côté de Ferpècle, une vallée sauvage et magique au fond du Val d’Hérens. Il s’agit d’une boucle d’un peu moins de 8 kilomètres au départ du hameau du Salay. Le but est d’aller toucher du bout des doigts le glacier du Mont-Miné. Pour une balade plus courte, il est possible également de continuer en voiture sur la route de Ferpècle et de se parquer au moment où celle-ci n’est accessible que pour les riverains.

La balade

C’est sur un Freycinet, ce gabarit de péniche de 38.50 mètres créé après la normalisation des écluses en 1879, que Guy et Brigitte Charriot parcourent les routes aquatiques de France. Une vie de nomade, une sorte de voyage immobile depuis chez soi. "Comme un escargot avec sa maison sur le dos" dit Brigitte. Et pour ne pas se séparer des enfants, l’école se fait à bord.

Au fil  de l'eau, la Marne. [RTS]Seule représentante de l’Helvétie sur les canaux, elle profite pleinement de cette immersion au plus profond de la nature, là ou souvent, aucune voiture n’accédera jamais. Car avoir chaque jour un nouveau décor devant ses fenêtres, c’est un luxe que seuls les mariniers connaissent, tout comme la nécessité de prendre son temps.

A six kilomètres/heure de moyenne, rien ne sert de se précipiter! Issu d’une famille de mariniers, Guy savoure depuis son enfance cet hymne à la lenteur. Et pourtant, il a d’abord parcouru le monde comme installateur en boulangerie pendant de longues années. Mais repris par le virus des canaux, Guy a finalement  retrouvé le métier et les bateaux. En farouche défenseur de ce mode de vie et du Freycinet, il met en avant les avantages de la péniche, qui permet de transporter l’équivalent de dix camions, mais avec un seul moteur…

Mais pour combien de temps? Car malgré tous les avantages des péniches de petit gabarit, l’évolution va vers les barges de grand tonnage. Une menace pour le milieu des mariniers, ces artisans des canaux dont le nombre diminue régulièrement…

 

Un reportage d'Antoine Plantevin.

La vraie vie, c’est dehors!

Enfant, Julien Perrot était un garçon sensible et d’une intelligence très précoce. Sa vue était si mauvaise et le verre de ses lunettes si épais, qu’il était immanquablement victime des moqueries de ses camarades. Marginalisé, Julien s’est alors passionné pour un monde qui lui a ouvert les bras avec bienveillance. Arpentant les champs et les bosquets, les rives de l’Aubonne qui coule près de chez lui, il découvre peu à peu un univers qui le bouleverse par sa magie. Pris par un désir impérieux de communiquer son émerveillement, il crée "La Salamandre", quelques feuillets tapés à la machine à écrire qu’il agrafe et distribue à sa famille et ses copains. Julien a 11 ans, il a trouvé sa vocation.

Aujourd’hui, près de 30 ans ont passé, "La Salamandre" se distribue à 30’000 exemplaires et son petit frère « La petite Salamandre » à plus 20’000. Julien est le père de deux jeunes enfants et il est désormais à la tête d’une petite PME de 20 personnes. Rien, pourtant, n’a changé dans son regard. L’émerveillement est toujours là, à fleur de peau, et l’envie de sensibiliser les lecteurs à la beauté de la nature « banale », toute proche, est plus que jamais son credo. « C’est à travers l’émotion que naît la prise de conscience" dit Julien Perrot.

Julien Perrot. [RTS]Une conviction qui s’est ancrée en lui avec le temps et qui l’anime à chaque fois qu’il entame la rédaction d’un article sur la nature de nos régions. "Il faut sauver le tout!" disait-il déjà alors qu’il n’avait que 10 ans devant la caméra de Pierre Lang, journaliste et animateur de l’émission Escapade de la RTS. "Tout s’interpénètre, tout est en lien" ajoute Julien aujourd’hui après des études de biologie. "Je ne suis pas militant mais je veux faire ma part pour sauver le monde, c’est ce qui me motive tous les matins lorsque je me lève."

"Passe-moi les jumelles" a passé une semaine en compagnie de ce défenseur de la nature au cœur pur. Pour mieux nous faire comprendre sa passion, il nous a emmenés dans différents lieux qu’il aime particulièrement, le bord de l’Aubonne, les monts de Baulmes, les gorges du Nozon près de La Sarraz, les rives du lac de Neuchâtel et les forêts de la Gruyère. L’occasion aussi, de nous faire rencontrer deux amis: le photographe Gilbert Hayoz, amateur passionné des prises de vues en macro et le peintre animalier Jacques Rime, observateur infatigable du lynx qu’il admire depuis son plus jeune âge. Deux compagnons de longue date qui parlent de Julien avec la plus grande tendresse.

En plus...

Bonus: une balade didactique dans la nature

Julien Perrot fait découvrir la nature à une classe enfantine.


Bonus: Julien Perrot et son père

Balade au bord de l’Aubonne avec son père Jacques Perrot.


Un amour de péniche

Mais comment une jeune enseignante zurichoise, éprise de voyages et de grands espaces, peut-elle se retrouver « prisonnière » d’une péniche? Après avoir longtemps rêvé de bateaux, c’est par le plus incroyable des hasards que Brigitte rencontre Guy, marinier de son état. Depuis maintenant dix ans, ils naviguent au long des canaux et des rivières, au rythme des écluses, avec leurs deux enfants, des chiens et la nature pour écrin.

C’est sur un Freycinet, ce gabarit de péniche de 38.50 mètres créé après la normalisation des écluses en 1879, que Guy et Brigitte Charriot parcourent les routes aquatiques de France. Une vie de nomade, une sorte de voyage immobile depuis chez soi. "Comme un escargot avec sa maison sur le dos" dit Brigitte. Et pour ne pas se séparer des enfants, l’école se fait à bord.

Au fil  de l'eau, la Marne. [RTS]Seule représentante de l’Helvétie sur les canaux, elle profite pleinement de cette immersion au plus profond de la nature, là ou souvent, aucune voiture n’accédera jamais. Car avoir chaque jour un nouveau décor devant ses fenêtres, c’est un luxe que seuls les mariniers connaissent, tout comme la nécessité de prendre son temps.

A six kilomètres/heure de moyenne, rien ne sert de se précipiter! Issu d’une famille de mariniers, Guy savoure depuis son enfance cet hymne à la lenteur. Et pourtant, il a d’abord parcouru le monde comme installateur en boulangerie pendant de longues années. Mais repris par le virus des canaux, Guy a finalement  retrouvé le métier et les bateaux. En farouche défenseur de ce mode de vie et du Freycinet, il met en avant les avantages de la péniche, qui permet de transporter l’équivalent de dix camions, mais avec un seul moteur…

Mais pour combien de temps? Car malgré tous les avantages des péniches de petit gabarit, l’évolution va vers les barges de grand tonnage. Une menace pour le milieu des mariniers, ces artisans des canaux dont le nombre diminue régulièrement…

 

Un reportage d'Antoine Plantevin.

Balade du côté de Ferpècle

Nous vous emmenons pour une randonnée facile, idéale à faire en famille, du côté de Ferpècle, une vallée sauvage et magique au fond du Val d’Hérens. Il s’agit d’une boucle d’un peu moins de 8 kilomètres au départ du hameau du Salay. Le but est d’aller toucher du bout des doigts le glacier du Mont-Miné. Pour une balade plus courte, il est possible également de continuer en voiture sur la route de Ferpècle et de se parquer au moment où celle-ci n’est accessible que pour les riverains.

La balade
Passe-moi les jumelles

La vraie vie, c’est dehors!

Enfant, Julien Perrot était un garçon sensible et d’une intelligence très précoce. Sa vue était si mauvaise et le verre de ses lunettes si épais, qu’il était immanquablement victime des moqueries de ses camarades. Marginalisé, Julien s’est alors passionné pour un monde qui lui a ouvert les bras avec bienveillance. Arpentant les champs et les bosquets, les rives de l’Aubonne qui coule près de chez lui, il découvre peu à peu un univers qui le bouleverse par sa magie. Pris par un désir impérieux de communiquer son émerveillement, il crée "La Salamandre", quelques feuillets tapés à la machine à écrire qu’il agrafe et distribue à sa famille et ses copains. Julien a 11 ans, il a trouvé sa vocation.

Aujourd’hui, près de 30 ans ont passé, "La Salamandre" se distribue à 30’000 exemplaires et son petit frère « La petite Salamandre » à plus 20’000. Julien est le père de deux jeunes enfants et il est désormais à la tête d’une petite PME de 20 personnes. Rien, pourtant, n’a changé dans son regard. L’émerveillement est toujours là, à fleur de peau, et l’envie de sensibiliser les lecteurs à la beauté de la nature « banale », toute proche, est plus que jamais son credo. « C’est à travers l’émotion que naît la prise de conscience" dit Julien Perrot.

Julien Perrot. [RTS]Une conviction qui s’est ancrée en lui avec le temps et qui l’anime à chaque fois qu’il entame la rédaction d’un article sur la nature de nos régions. "Il faut sauver le tout!" disait-il déjà alors qu’il n’avait que 10 ans devant la caméra de Pierre Lang, journaliste et animateur de l’émission Escapade de la RTS. "Tout s’interpénètre, tout est en lien" ajoute Julien aujourd’hui après des études de biologie. "Je ne suis pas militant mais je veux faire ma part pour sauver le monde, c’est ce qui me motive tous les matins lorsque je me lève."

"Passe-moi les jumelles" a passé une semaine en compagnie de ce défenseur de la nature au cœur pur. Pour mieux nous faire comprendre sa passion, il nous a emmenés dans différents lieux qu’il aime particulièrement, le bord de l’Aubonne, les monts de Baulmes, les gorges du Nozon près de La Sarraz, les rives du lac de Neuchâtel et les forêts de la Gruyère. L’occasion aussi, de nous faire rencontrer deux amis: le photographe Gilbert Hayoz, amateur passionné des prises de vues en macro et le peintre animalier Jacques Rime, observateur infatigable du lynx qu’il admire depuis son plus jeune âge. Deux compagnons de longue date qui parlent de Julien avec la plus grande tendresse.

En plus...

Bonus: une balade didactique dans la nature

Julien Perrot fait découvrir la nature à une classe enfantine.


Bonus: Julien Perrot et son père

Balade au bord de l’Aubonne avec son père Jacques Perrot.


Un amour de péniche

Mais comment une jeune enseignante zurichoise, éprise de voyages et de grands espaces, peut-elle se retrouver « prisonnière » d’une péniche? Après avoir longtemps rêvé de bateaux, c’est par le plus incroyable des hasards que Brigitte rencontre Guy, marinier de son état. Depuis maintenant dix ans, ils naviguent au long des canaux et des rivières, au rythme des écluses, avec leurs deux enfants, des chiens et la nature pour écrin.

C’est sur un Freycinet, ce gabarit de péniche de 38.50 mètres créé après la normalisation des écluses en 1879, que Guy et Brigitte Charriot parcourent les routes aquatiques de France. Une vie de nomade, une sorte de voyage immobile depuis chez soi. "Comme un escargot avec sa maison sur le dos" dit Brigitte. Et pour ne pas se séparer des enfants, l’école se fait à bord.

Au fil  de l'eau, la Marne. [RTS]Seule représentante de l’Helvétie sur les canaux, elle profite pleinement de cette immersion au plus profond de la nature, là ou souvent, aucune voiture n’accédera jamais. Car avoir chaque jour un nouveau décor devant ses fenêtres, c’est un luxe que seuls les mariniers connaissent, tout comme la nécessité de prendre son temps.

A six kilomètres/heure de moyenne, rien ne sert de se précipiter! Issu d’une famille de mariniers, Guy savoure depuis son enfance cet hymne à la lenteur. Et pourtant, il a d’abord parcouru le monde comme installateur en boulangerie pendant de longues années. Mais repris par le virus des canaux, Guy a finalement  retrouvé le métier et les bateaux. En farouche défenseur de ce mode de vie et du Freycinet, il met en avant les avantages de la péniche, qui permet de transporter l’équivalent de dix camions, mais avec un seul moteur…

Mais pour combien de temps? Car malgré tous les avantages des péniches de petit gabarit, l’évolution va vers les barges de grand tonnage. Une menace pour le milieu des mariniers, ces artisans des canaux dont le nombre diminue régulièrement…

 

Un reportage d'Antoine Plantevin.

Balade du côté de Ferpècle

Nous vous emmenons pour une randonnée facile, idéale à faire en famille, du côté de Ferpècle, une vallée sauvage et magique au fond du Val d’Hérens. Il s’agit d’une boucle d’un peu moins de 8 kilomètres au départ du hameau du Salay. Le but est d’aller toucher du bout des doigts le glacier du Mont-Miné. Pour une balade plus courte, il est possible également de continuer en voiture sur la route de Ferpècle et de se parquer au moment où celle-ci n’est accessible que pour les riverains.

La balade