La pose de tavillons, un savoir ancestral.

Secrets de tavillonneurs - Le savoir-fer

L'émission du 19 octobre 2012

Les gestes d’autrefois sont à l’honneur. Les uns sont des tavillonneurs, un métier qu’on se transmet par la pratique pour connaître les propriétés du bois et savoir comment le fendre pour fabriquer ces fameux tavillons qui font la fierté, notamment, du Pays-d’Enhaut. L’autre est un maréchal-ferrant qui a à coeur de partager son savoir-faire, jusqu’en Inde, là où cette profession n’est pas reconnue, là où les chevaux pourtant sont encore très sollicités dans l’agriculture et les transports. Quant à la balade, elle rendra hommage à d’autres gestes ancestraux, ceux de la vigne et du vin, puisque nous serons dans le Vully.

Secrets de tavillonneurs
 

Un toit en tavillons.Tavillons et bardeaux: cette technique ancestrale de couvertures en bois habille aujourd’hui encore nos plus beaux édifices de montagne. Un patrimoine architectural d’exception construit au fil des siècles par des artisans attentifs à maintenir cette tradition. Du choix de l’arbre à la pose du tavillon en passant par sa fabrication, portrait de trois Maîtres tavillonneurs engagés à perpétuer ce savoir-faire et à contribuer ainsi au caractère exceptionnel de nos paysages de montagne.
 

Un reportage de Pascal Magnin

 

Le savoir-fer
 

Bernard Duvernay, un maréchal-ferrant nomade.Bernard Duvernay est un artisan qui dit avoir le goût du travail bien fait et c’est surtout un maréchal-ferrant pas comme les autres. Depuis plus de trente ans, il parcourt le monde ses outils à la main. De sa forge de Troinex, dans le canton de Genève, aux chevaux Marwaris du Rajasthan, en Inde, il répète les mêmes gestes et partage son savoir-faire pour soigner les sabots de ces milliers d’équidés qui travaillent, encore aujourd’hui, dans l’agriculture et les transports, pour rendre leur pas tout simplement un peu plus léger.
 

Un reportage de Stéphanie Barbey et Luc Peter

Coproduction: RTS - Intermezzo Films SA

Secrets de tavillonneurs

Tavillons et bardeaux : une technique ancestrale de couvertures en bois qui habille encore aujourd’hui nos plus beaux édifices de montagne, un patrimoine architectural d’exception construit au fil des siècles. Du choix de l’arbre à la pose du tavillon, en passant par sa fabrication, nous vous invitons à rencontrer Olivier Veuve, Léon Doutaz et Vincent Gachet. Portrait de trois maîtres tavillonneurs engagés à perpétuer ce savoir-faire et à façonner le caractère de nos paysages de montagne.

Être tavillonneur, c’est avant tout une passion, un véritable mode de vie. Qu’ils soient à l’origine ébénistes, charpentiers, bûcherons, bergers ou paysans, ils partagent tous l’amour du bois. On les appelle parfois "les marins des montagnes", car les chantiers se trouvent souvent dans des alpages difficiles d’accès et nécessitent de loger sur place durant de longues périodes. Si, durant la belle saison, les tavillonneurs sont occupés sur les chantiers, à l’automne, il faut choisir son bois en forêts. En général, il s’agit d’épicéas, des plantes qui "filent droit", aux qualités proches du bois de lutherie. Durant l’hiver, le tavillonneur, souvent aidé par des proches, s’active à la fabrication de ces milliers de tavillons, tous fendus à la main, sans aucune machine, comme dans l’ancien temps.

Un toit en tavillons.Si l’on trouve du bardeau, ou de l’anseille, comme on l’appelle en Suisse, un peu partout dans le monde, les tavillons, eux, sont une spécificité tout helvétique, voire romande. Ils ont failli disparaître dans les années 70 au profit de couvertures en tôle ou en Eternit. Aujourd’hui, les tavillonneurs romands sont réunis en association sur le principe des compagnonnages et viennent d’ailleurs d’éditer une charte de bienfacture des couvertures en bois.

À noter enfin que la Confédération vient d’augmenter le montant des subventions accordées aux propriétaires désireux de faire restaurer ou de construire un bâtiment en tavillon par un des maîtres tavillonneurs, membre de l’association romande.

Un reportage de Pascal Magnin

Le savoir-fer

Bernard Duvernay est un artisan qui dit avoir le goût du travail bien fait et c’est surtout un maréchal-ferrant pas comme les autres. Depuis plus de trente ans, il parcourt le monde ses outils à la main. De sa forge de Troinex, dans le canton de Genève, aux chevaux Marwaris du Rajasthan, en Inde, il répète les mêmes gestes et partage son savoir-faire pour soigner les sabots de ces milliers d’équidés qui travaillent, encore aujourd’hui, dans l’agriculture et les transports, pour rendre leur pas tout simplement un peu plus léger.

Né dans une famille d’éleveurs et de transporteurs de chevaux près de Genève, Bernard Duvernay grandit parmi les équidés. Les chevaux sont sa passion et sa raison d’être. Cependant le métier d’éleveur embrasse un mode de vie trop local et il échoue aux études trop académiques de vétérinaire. Alors il se tourne vers la maréchalerie.

Son stage de maréchal-ferrant en poche, il postule dans les années 70 auprès de la coopération suisse qui l’envoie sur le champ au Honduras former des éleveurs-agriculteurs à la maréchalerie. Il trouve un nouveau sens à sa vie : l’enseignement et les grands voyages. Dans les fermes d’élevages de Mumbai, Nouakchott, Dubai, Khartoum, Téhéran, ou Hohhot: Bernard perdurent et modernise les gestes millénaires de la maréchalerie.

L'année dernière, Bernard Duvernay crée la Fondation "Flying Anvil" (enclume volante) dont le but est de soutenir les maréchaux-ferrants des pays pauvres en organisant des cycles de formation. Dans la même foulée, le maréchal-ferrant suisse devient le premier Européen francophone à entrer dans le très prestigieux "Hall of Fame" (tableau d'honneur) de la maréchalerie internationale.

Un reportage de Stéphanie Barbey et Luc Peter

Coproduction: RTS - Intermezzo Films SA

Balade au Mont-Vully

C’est une balade à la fois viticole et historique au menu de cette semaine, puisque le Vully est non seulement le plus grand vignoble du canton de Fribourg mais aussi un lieu chargé d’histoire. En deux heures et demie de marche tranquille, vous réaliserez cette boucle au départ de Sugiez.

La balade