Le siège des Nations Unies à New York. [Adam Rountree - Keystone]

État du monde: pourquoi un tel manque de gouvernance?

L'émission du 19 juin 2016

Sept décennies après la fin de la guerre mondiale, aucun acteur de poids sur la scène internationale ne semble actuellement capable de prendre en main la gouvernance mondiale. Pourtant les défis globaux auxquels nous devons faire face sont immenses. Changement climatique, pauvreté, conflits, inégalités… Ces menaces frappent toujours plus de personnes.

Or les États-Unis ne sont plus seuls maîtres du monde, les pays émergents n’ont pas les moyens, ni forcément l’ambition, de prendre à bras-le-corps des problèmes globaux et l’Organisation des Nations Unies n’a pas réussi, à ce jour, les réformes nécessaires au déblocage de son instance suprême, le Conseil de Sécurité.

 

Faut-il réformer la gouvernance mondiale? Si oui, comment? Quelles réponses peuvent amener les jeunes dans ce domaine? Geopolitis décrypte ces questions fondamentales pour notre avenir et celui des générations futures.

 

L’invitée: Alexandra Goosens, doctorante à l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID).

Le contexte

Le contexte [RTS]

Vu sur le web

Dans la séquence d’entretien de cette émission sur la gouvernance mondiale, notre invitée Alexandra Goossens évoque la multitude d’initiatives qui éclosent dans le monde entier. Chacune participe à sa façon d’une forme moderne de gouvernance. Nous lui avons demandé quelques exemples de ces initiatives, les voici.

 

Le mouvement de la ceinture verte

Le "Green Belt Movement" est à l’origine de la replantation de dizaines de milliers d’arbres au Kenya, pays d’origine de la fondatrice de cette ONG Wangari Maathai, prix Nobel de la paix en 2004.  Dans cette vidéo datée de 2014, la fille de Wangari Maathai revient sur les accomplissements du mouvements et notamment le rôle primordial qu’y jouent les femmes kenyanes. (en anglais – 10 min 29 sec)

 

 

 

Centre pour l’inclusion numérique

Le "Center for Digital Inclusion" est une organisation dédiée à l’autonomisation numérique. Elle vise à combler la fracture numérique par la sensibilisation et la formation aux outils numériques. Née en 1995 au Brésil, l’organisation est aujourd’hui présente dans 13 pays. On écoute son fondateur. (en anglais – 1 min 51 sec)

 

 

 

Protéger les femmes contre les crimes d’honneur

C’est l’objectif que s’est donné la fondatrice de la fondation Sughar Khalida Brohi. Cette pakistanaise a décidé de s’engager pour la protection des femmes contre les crimes d’honneur dans son pays. On la découvre ici lors d’une conférence TED donnée en 2014. (en anglais – 18 min 13 sec)

Alexandra Masako Goossens, doctorante à l'IHEID

 

Alexandra Masako Goossens est doctorante en droit international à l'Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève. Elle travaille en tant qu'assistante de recherche au Centre des migrations globales, basé à l'IHEID. Son sujet de thèse porte sur la protection internationale des personnes déplacées dans le cadre de catastrophes et dans le contexte du changement climatique.

 

Le site de l'Institut de hautes études internationales et du développement.

 

Vu du passé

Après la Première Guerre mondiale, la Société des Nations voit le jour en 1919 pour assurer la sécurité collective et bâtir une paix durable: dépourvue des moyens de faire respecter le Pacte signé par les États, la SDN sera un échec. Nouvel espoir en 1946 avec la fondation de l’ONU. Forte des leçons tirées des faiblesses de la SDN, l'ONU dispose, sur le papier, des atouts pour réussir sa mission de maintien de la paix dans le monde. L’Organisation des Nations Unies fera pourtant face à une succession de crises.

Faiblesses de la SDN, forces de l’ONU

L'Assemblée de l'Onu à Londres et la SDN à Genève. [INA] 1 janvier 1946, réunis à Londres les délégués des 51 pays membres de la SDN passent le témoin à l’ONU qui prend la succession de la Société des Nations. Aux faiblesses de la SDN répond la force d’une nouvelle Organisation  des Nations Unies dont la structure et les organes doivent lui permettre d’assurer la paix dans le monde.

 L’ONU succède à la SDN (INA 2 min 49 sec)

Dernière session de la SDN

Dernière session de la SDN. [INA] En ce printemps 1946, l’Assemblée Générale de la SDN est réunie au Palais des Nations à Genève pour procéder à la liquidation de l’institution. L’ONU s’apprête en effet à prendre la succession de l’organisation moribonde : elle aura pour tâche de relever les défis et de concrétiser les espoirs auxquelles la SDN n’a pu répondre. 

La fin de la SDN (INA 0 min 53 sec).

La SDN vue par Jean Monnet

Jean Monnet à propos de la SDN. [INA] Un but commun et une coordination des actions des gouvernements pour assurer un avenir pacifique après la Première Guerre Mondiale, c’est l’objectif de la Société des Nations fondée en 1919. En 1970, le Français Jean Monnet qui fût secrétaire général adjoint à la SDN revient sur les causes de l’échec de l’organisation.

Interview de Jean Monnet (INA 1 min 24 sec).  

L’ONU de Trygve Lie à U Thant

De Trygve Lie A U'Thant [RTS] 1966, le secrétaire général de l'ONU U Thant ne briguera pas un second mandat à la tête de l'institution. Le Birman avait assuré l'intérim après la mort de Dag Hammarskjöld avant de terminer le mandat en cours. L’ONU connaît une grave crise et la décision de U Thant de ne pas se représenter constitue un appel à l'autocritique et au redressement de l'Organisation des Nations Unies. A cette occasion, l'émission Continents sans visa propose un historique de l'ONU avec des documents d'archives illustrant les principales crises auxquelles ont dû faire face les trois premiers secrétaires Trygve Lie, Dag Hammarskjöld et U Thant.  

L’ONU à travers les crises (RTS 26 min 16 sec).