La carte de l'Union n'a cessé de s'élargir depuis sa création. Mais aujourd'hui son avenir est incertain. (Montage) [Fotolia]

Union européenne: la désunion programmée?

L'émission du 1 mai 2016

Fragilité économique, tensions politiques, crise de confiance… L’Union européenne passe d’une situation de crise à une autre depuis maintenant plusieurs années. Un état aggravé par la vague migratoire actuelle qui place parfois l’Union face à ses valeurs fondatrices. Sans oublier le spectre du "Brexit" qui porte le germe d’un retour en arrière de la construction européenne. Les Britanniques voteront par référendum le 23 juin prochain pour savoir si leur pays doit rester dans l’Union européenne.

L’Union européenne est-elle sur le point de se désintégrer? Que reste-t-il du rêve des pères fondateurs? Geopolitis décrypte l’état de désunion qui plane sur l’Europe et sur ses institutions.

 

L’invité : Prof. René Schwok, directeur du Global Studies Institute, UNIGE.

Bonus de l'émission

Infographie


 

Vu sur le web

 

Le 23 juin 2016, les Britanniques doivent se prononcer pour ou contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Une échéance de première importance pour le peuple de Grande-Bretagne mais également pour l’Union qui pourrait, pour la première fois de son histoire, compter un pays membre en moins. Au moment où les sondages annoncent un résultat serré, les campagnes pour et contre le "Brexit" se confrontent dans les médias et sur le web.

 

 

"Vote Leave": la campagne pour la sortie de l’Union

Voici l’un des clips de la campagne "Vote Leave" qui réunit des membres de différents partis, groupes ou associations qui souhaitent voir le Royaume-Uni quitter l’Union européenne. Ici c’est le financement européen par le Royaume-Uni qui est montré du doigt. (en anglais – 1 min 09 sec)

 

 

 

"Stronger In": six faits sur l’Europe

Cette vidéo émane de la campagne britannique "Stronger in Europe" pour rester dans l’Union européenne. Tout comme pour la campagne adverse, les arguments économiques sont mis en avant. (en anglais – 54 sec)

 

 

 

David Cameron : "Le choix est entre vos mains"

Le premier ministre britannique s’est engagé pour défendre la place du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne. Au lendemain de la signature de l’accord entre les 28 dirigeants européens pour offrir un "statut spécial" au Royaume-Uni le 19 février 2016 David Cameron a fait cette déclaration dans laquelle il invite les britanniques à se prononcer contre le Brexit. (en anglais – 4 min 32 sec)

 

 

 

Nigel Farage : "une Europe sous domination allemande"

Leader du parti eurosceptique UKIP et parlementaire européen, Nigel Farage se fait régulièrement remarquer pour ses diatribes contre l’Union européenne. Dans cette prise de parole datant d’octobre 2015, il avance l’argument de la situation dominante de l’Allemagne et notamment sa politique migratoire comme une des raisons de quitter l’Europe. (en anglais – 5 min 17 sec)

 

 

 

Prof. René Schwok, directeur du Global Studies Institute, Université de Genève


Spécialiste de l’intégration européenne, René Schwok est directeur du Global Studies Institute (GSI) de l’Université de Genève, ainsi que professeur associé au Département de science politique de l'Université de Genève.

 

Il est également Directeur du Master of Advanced Studies in International Security (GSI/GCSP). Il est titulaire de la Chaire Jean Monnet en science politique.

 

Derniers ouvrages:

 

- Die Schweizer Außenpolitik nach Ende des Kalten Kriegs , Zürich, NZZ Libro, 2014.

 

- Suisse et Union Européenne. L’adhésion impossible, Lausanne, PPUR, 2015 (3e édition).

 

Vu du passé

La construction européenne et l’élargissement de l’Union ne se sont pas faits sans heurts. Entre la Grande-Bretagne et l’Europe notamment car une certaine méfiance s’instaure très tôt dans les relations entre "l’île et le continent". L’Europe elle-même cumule les difficultés économiques de ses membres, accentuant ainsi les réticences que le projet peut susciter. En 1992 lors d’un "dimanche noir", la Suisse refuse de justesse son adhésion à l’Espace Economique Européen, la peur l’a emporté.

In or out

In or out ? [RTS] En janvier 1963, l’Europe est en crise après la déclaration du Général de Gaulle fermant la porte du Marché commun à une Angleterre « insulaire ». Il est vrai qu’une très forte proportion des sujets de Sa Majesté s’oppose à l’intégration de leur pays au marché européen. Ce reportage de Continents sans visa  tente de comprendre la difficile relation des Britanniques à l'Europe et au Marché commun.

L’Angleterre face au Marché Commun (RTS 12 min 38 sec)  

L’Angleterre et le Marché commun

L'Angleterre et le Marché commun [RTS] Être ou ne pas être Européen, telle est la question. Avant le référendum du 28 octobre 1971 sur l'adhésion du Royaume-Uni au Marché Commun, une équipe de Temps présent se rend à Londres pour prendre le pouls. Le parlement britannique dira-t-il oui à l'Europe? Et qu'en pense l'Anglais de la rue? Portrait socio-économique d'une grande puissance et état des lieux des forces en présence alors que dans les sondages les "contre" l'emportent.  

Etre ou ne pas être Européen (RTS 27 min 08 sec)

La peur de l’Europe

Regards croisés entre deux Suisses opposées. Regards croisés au-dessus de la Sarine. Pour cette émission de Temps Présent en 1992, une équipe de la Télévision Suisse Romande est partie dans le village appenzellois de Trogen, où les opposants à l'EEE sont majoritaires. De son côté, la Télévision Suisse Alémanique est allée à la rencontre des habitants de Moudon, plutôt favorables à l'adhésion. Ce jeu de miroir met en exergue les peurs et les espoirs d'une Suisse partagée entre deux manières d'aborder la notion de patrie et d'Europe.

Des mentalités opposées à l’égard de l’Europe (RTS 52 min 24 sec)

Un dimanche noir

Le fameux Dimanche noir de Jean-Pascal Delamuraz. Le "Dimanche noir" du 6 décembre 1992. Au soir du refus en votation populaire de l'adhésion de la Suisse à l'Espace Economique Européen, le conseiller fédéral Jean-Pascal Delamuraz s'exprime avec une franchise peu habituelle au sein du gouvernement. Les Suisses ont refusé par 50,3% l'entrée dans l'EEE. Tous les cantons alémaniques, à l'exception des deux Bâle, y étaient opposés, tous les cantons romands favorables...

Un non à l’EEE. (RTS 10 min 05 sec)