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Le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, des membres de son gouvernement et de l'armée assistent à un défilé militaire commémorant le 90e anniversaire de la défaite de l'armée grecque à la bataille de Dumlupinar le 30 août en 1922.  [AFP]

Turquie: un modèle de gouvernance?

L'émission du 7 octobre 2012

Passerelle entre l’Orient et l’Occident, la Turquie est, comme le dit son premier ministre Recep Tayyip Erdogan, "au milieu de tout". Géographiquement située aux portes de l’Europe et du monde arabe, économiquement prospère et politiquement stable tout en alliant islam et démocratie, la Turquie est géopolitiquement incontournable.

Mais si, au début des années 2000, le pays a axé sa diplomatie sur une doctrine "zéro problème", les soulèvements du monde arabe et le blocage européen sur fond de crise économique ont eu raison de l’ambition turque de s’affirmer comme un leader régional. Ses relations avec ses voisins se sont détériorées et elle se voit contrainte de s’aligner sur la politique de Washington.

La Turquie peut-elle assumer le rôle de modèle pour ce monde arabe en pleine mutation? Le pays peut-il poursuivre sa politique pour une adhésion à l’Union européenne? Geopolitis décrypte le rôle de la Turquie au sein de son espace régional et international.

L’invité: Jordi Tejel, professeur d'histoire internationale à l'Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID), à Genève.

La carte

La Turquie et ses voisins. [RTS] Passerelle entre l'Europe et l'Asie, la Turquie
a pratiqué une diplomatie dite "à 360 degrés". Mais la volonté du pays
d'entretenir de bonnes relations avec tout le monde a rencontré quelques
déconvenues. Aujourd'hui les relations entre la Turquie et ses voisins
sont tendues.  Voir la carte

 

En plus...

Vu sur le web

Le dossier de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne semble aujourd'hui au point mort. Cette sélection de vidéo tente de montrer sans exhaustivité plusieurs points de vues sur les relations entre la Turquie et l'Europe.

 

Jordi Tejel, professeur d'histoire internationale à l'Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID).

Le Dr Tejel a été chercheur invité à  School of Oriental and African Studies (London, 2006-2007) et à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, Paris (Paris, 2007-2008). Il a été chargé d'enseignement à l'Université de Fribourg (2005-2006), de Neuchâtel (2008-2009) et à nouveau à Fribourg (2009). Il est actuellement "professeur boursier" du Fonds National de Recherche Scientifique au département d'Histoire internationale de l'IHEID où il conduit un projet de recherche sur les minorités au Moyen-Orient, entre 1948 et 2003. Ses sujets de recherche comprennent également les relations Etat/société, les mobilisations sociales et l'enseignement supérieur au Moyen-Orient.


Parmi ses publications récentes figurent:


-Irak, chronique d’un chaos annoncé (Lavauzelle, 2006)


-Le mouvement kurde de Turquie en exilContinuités et discontinuités du nationalisme kurde sous le mandat français en Syrie et au Liban (1925-1946) (Peter Lang, 2007)


-Syria’s Kurds. History, Politics and Society (Routledge, 2009) Lien vers la publication


-Writing the History of Iraq: Historiographical and Political Challenges (sous la direction de Jordi Tejel, Peter Sluglett, Riccardo Bocco, and Hamit Bozarslan) (World Scientific Press, 2012). Writing History of Irak
 

Accédez aux cours de Jordi Tejel sur le site de l'IHEID.

 

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Vu du passé

C’est avec Mustafa Kemal, à partir de 1919, que la Turquie entre dans une nouvelle ère. En instaurant la république en 1923, Kemal entreprend une révolution nationale pour faire de la Turquie un Etat laïque, moderne et occidentalisé. Au prix d’un radicalisme et d’une vision qui finissent par s’imposer.

Le génocide qui ne dit pas son nom

Historique du génocide arménien. [INA] En mars
1982, un meeting commémoratif du génocide arménien de 1915 se déroule à Paris.
La cause arménienne est soutenue par la diaspora en Europe qui s’emploie à
obtenir une reconnaissance officielle des crimes commis par la Turquie. Cette
séquence se termine par le témoignage d'une femme arménienne se rappelant
l'exode du peuple arménien ; elle avait 14 ans au moment des faits.

Les Arméniens luttent pour la reconnaissance des crimes perpétrés en 1915. (INA 8 min 04 sec) 

De Constantinople à Istanbul

De Constantinople à Istanbul [INA] A la fin de la Première Guerre mondiale, l’empire
Ottoman, allié à l’Allemagne et qui n’avait gardé en Europe que la Thrace
orientale, est occupé par les Alliés. Il revient au général Mustafa Kemal, dit
Atatürk, d’organiser la résistance nationale en Anatolie. Sa lutte devient le
ferment du nouvel État qu'il veut créer. Retour sur ces années capitales pour
la Turquie.


La fin de la Première Guerre mondiale profitera à Mustafa Kemal. (INA 9 min 55 sec)

Une
capitale entre deux mondes

Istanbul. [RTS] Istanbul, la
ville millénaire est aussi une capitale économique qui, notamment en raison de
sa situation sur les deux rives du détroit, est confrontée à d'énormes
problèmes de circulation. Ferry, taxis collectifs, trams, voitures... C'est un
ballet incessant de véhicules et de mouvements dans la cité aux sept collines.

Visite d’Istanbul en 1960. Une ville qui ne cesse de s’accroître. (RTS 12 min 51 sec) 

La
situation en 1961

Rue d'Ankara (Turquie) en 1961. [RTS] Au lendemain des élections de
novembre 1961, l’émission Carrefour fait le point de la situation en Turquie.
Une année auparavant, le général Cemal Gürsel a pris le pouvoir. Il demeurera à
la présidence de la république jusqu'en 1966. C’est l’époque des gouvernements
de coalition formés par Inönü (1961-1965) puis de Demirel.

La Turquie a validé la prise de pouvoir du général Gürsel. (RTS 7 min 56 sec)